Tueuses mais pas trop, Stéphanie Mesnier, Fayard

Audrey est mariée au célèbre journaliste Georges Hellis, un homme narcissique qui la trompe à tout va.
Camille, jeune maman dont le mari n’est que peu présent car accaparé par son travail, subit au quotidien sa belle-mère envahissante et ses remarques odieuses.
Toutes deux souffrent de cette situation.

Heureusement, il y a LA solution à leurs problèmes : le club très fermé des Bloody Ladies. Un club de femmes qui œuvrent pour libérer d’autres femmes de leur souffrance. Parce qu’elles-mêmes sont passées par là, parce qu’elles connaissent ce qu’endurent ces femmes, parce qu’elles ont décidé de ne plus se laisser faire.

Le principe est simple : la jeune femme qui vient les trouver devra aider une autre femme du groupe en éliminant « l’encombrant » qui nuit à sa vie. (Eliminer, oui oui vous avez bien lu !) Une fois l’épreuve passée, elle sera elle aussi débarrassée de son propre encombrant.
Rachel, proche amie de Camille et membre des Bloody Ladies, va proposer cette solution à la timide et soumise Camille, dont la cible ne sera autre que le célèbre George Hellis…

Original, ce roman est totalement déjanté, drôle et féministe au possible. Pas de femmes soumises, dépressives et malheureuses. Que des tigresses, des femmes pleines de vie qui ne lâchent rien, n’ayant pour unique but le bien-être de leurs semblables. L’histoire en elle-même est un peu glauque mais l’écriture de l’auteure, pleine d’humour nous fait vite oublier le côté amoral du club des Bloody Ladies. On s’attache vite aux filles du groupe, immorales mais pas trop, tueuses mais pas trop, qui sont aussi gentilles et généreuses que cyniques et machiavéliques.

La couverture girly illustre parfaitement l’histoire, mettant en scène ces incroyables femmes qui n’éprouvent pas le moindre sentiment de culpabilité face à leurs victimes.

« Il ne s’agit pas de bien et de mal. Mais de survie. Nous cultivons une conception immoraliste de la morale ».

Telles sont les paroles de Rachel à Camille. Camille, le personnage faible de ce groupe, soumise, dominée, manquant cruellement de confiance en elle, en qui va s’opérer un incroyable changement. Vouloir supprimer sa belle-mère, immoral ? Mais grâce au groupe, elle va retrouver sa féminité, la confiance, la bonne humeur, et la pression va s’envoler.

Des actions immorales à des fins bénéfiques… Messieurs, vous ne verrez plus jamais les femmes comme le sexe faible !

kitty

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