Un stagiaire presque parfait, Shane Kuhn, 10-18

J’ai tellement vu de publicité par rapport à ce livre que j’ai craqué, curieuse de découvrir ce qui se cachait derrière ce titre qui attire l’oeil.

Qui n’a pas été stagiaire dans une entreprise ? Apporter les cafés, faire les photocopies… Les tâches les plus ingrates ! J’ai été stagiaire, et j’en vois désormais défiler dans mon travail. Il y a le stagiaire qui pratique l’excès de zèle, et celui qui n’en branle pas une. Et il y a le stagiaire insignifiant. Qui n’en fait ni trop, ni pas assez, ni plus ni moins que ce qu’on lui demande. Celui-ci en général, s’oublie vite. Il passe inaperçu, et sa présence peut se comparer au pot de fleurs sur son bureau.

John Lago fait partie de ce type de stagiaire, de ceux qui se fondent dans la masse. Et pour cause, engagé par RH Inc comme tueur à gages, il enchaîne les stages en entreprises pour éliminer les cibles demandées.

Pour son dernier contrat, la mission s’avère plus délicate que prévue. D’autant plus dangereuse qu’il croise la route de la mystérieuse Alice, sa collègue, une femme aussi ravissante qu’entreprenante. Mais pour mener à bien sa mission, il ne doit pas se laisser distraire…

Ce livre ne laissera personne indifférent ; le style m’a totalement surprise. Le personnage de John Lago s’exprime à la première personne, tout en tutoyant le lecteur, ce qui l’inclue dès les premières pages à l’histoire, s’adressant à lui de façon familière et totalement détendue. Humour noir de circonstance, le personnage de John Lago garde sa fierté et son excentricité à chaque situation.

Sous forme de journal intime, le personnage raconte sa dernière mission, tout en évoquant les anciennes, donnant des conseils au lecteur pour bien exécuter son métier de tueur à gages. Certains passages sont un peu longs, et m’ont semblé quelques peu inintéressants par rapport à l’histoire, et dans un style parfois un peu lourd. Paradoxalement, d’autres sont parfaits ; un peu de sentiments et d’empathie, nous les filles on aime ça ! Et ce livre en manque cruellement… jusqu’aux derniers chapitres qui font exception. On croyait John Lago dénué de tout sentiment, de toute empathie, mais les derniers chapitres sont selon moi, les plus agréables à lire.

Avis mitigé donc, pour ce roman qui s’avère aussi original que décevant, aussi drôle que lourdingue.

kitty

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s