« Alera » de Cayla Kluver (MsK) * un titre vintage!

 

Le roman présenté aujourd’hui est un peu ancien, certes, mais depuis que cette rubrique jeunesse existe, je reçois des suggestions… Et cette série en faisait partie. Me voilà donc plongée dans ce premier tome des aventures  de cette jeune héroïne, princesse héritière à l’étroit dans son rôle. Alors qu’elle approche de l’âge auquel elle devra se marier et faire ainsi accéder au trône son mari – alors même qu’elle n’y exercera qu’une fonction honorifique -, Alera prend conscience de la lourdeur de la tâche qui lui incombe. Une trame somme toute peu originale, mais il est indéniable que la plume de Cayla Kluver rattrape (et de loin) ce point. Son univers fantasy riche et richement  décrit est un ravissement que je conseille effectivement aux jeunes lectrices !

Alera est la princesse héritière d’un royaume qui a la chance, depuis environ seize ans, de connaitre la paix ; une paix chèrement acquise, même si les causes de l’arrêt du conflit l’opposant aux Cokyriens, qui semble bien fragile à partir du jour où le beau et mystérieux Narian apparait à la cour. ALera n’avait jusque là jamais vraiment réfléchi à son statut de future reine, dont les tâches se borneraient à organiser fêtes, événements et réceptions et à élever les enfants royaux. Mais avec l’approche de son mariage avec un jeune homme que son père a choisi pour elle et qu’elle ne peut souffrir, puis l’arrivée de ce jeune étranger qui fait rapidement battre son cœur, toutes ses certitudes volent en éclat. Les responsabilités inhérentes à son rôle la frappent, faisant naître angoisse et incertitude pour le futur. En quelques jours, la vie d’Alera bascule, faisant d’elle une jeune femme bien trop consciente de l’étroitesse de son champ d’action. L’intrigue avance lentement – et finalement assez peu – mais happe la lectrice (car cette série est avant tout adressée aux jeunes filles), lui parlant page après page de sens des responsabilités, de maturité, de devoir, de respect de soi et des autres ainsi que d’abnégation et d’altruisme. Autant de valeurs qu’il n’est jamais inutile de remettre en lumière, ô combien chevaleresque mais tellement nécessaire au mieux-vivre et au mieux-être.

Là encore, rien de révolutionnaire, si ce n’est que l’on referme ce livre avec l’envie irrépressible de visiter ce royaume d’Hytanica, de connaitre tous ces personnages qui peuplent la vie de la princesse, de l’aider à relever ses défis et à affronter toutes ces épreuves qui, du jour au lendemain, semblent se lever sur sa route. On compatit à ses états d’âme et on se raisonne avec elle lorsque le devoir fait entendre sa voix. Cayla Kluver est une auteure de talent (qui a depuis ce premier tome dû encore enrichir son univers et exercer sa plume) à l’univers passionnant que je suis ravie d’avoir tous deux découverts. Je vais donc rapidement lire le deuxième tome, et faire le nécessaire pour me procurer le troisième : ils feront bonne figure dans ma bibliothèque, et je me ferai un plaisir de les partager et de les faire connaitre.

signature sweetie

 

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