« Octobre, un crime » de Norma Huidobro (L’Ecole des loisirs) * enquête argentine!

Inès n’a pas le choix, elle doit aller à la fête costumée que donne sa cousine ; et Dieu sait qu’elle n’en a pas envie ! Mais sa mère tient absolument à ce qu’elle se plie aux obligations familiales, qu’elle le veuille ou non (et avec le sourire !). Mais Inès ne veut pas se déguiser n’importe comment : puisqu’elle n’a pas le choix d’y aller ou pas, au moins aura-t-elle une jolie robe qu’elle ira acheter dans la belle boutique à côté de son lycée et devant laquelle elle passe tous les jours. Et c’est une robe en organdi jaune qui, irrésistiblement, l’attire : lumineuse, légère, mystérieuse, … tout ce qu’elle voulait !

Mais alors qu’elle veut la faire reprendre (elle est bien trop longue pour elle), elle découvre dans un ourlet une lettre datée de 1958 et dans laquelle une certaine Elena raconte avec angoisse une bien terrible situation ; son père serait en train d’être empoisonné, et sa propre vie serait en danger. Inès, que sa famille ne prend pas au sérieux, est aussitôt résolue à résoudre le mystère de cette correspondance. Qu’est devenue Elena ? Et qu’est-il arrivé à son père ? Pourquoi la jeune fille a-t-elle caché cette lettre dans une robe ? Autant de questions dont Inès va chercher coute que coute à trouver les réponses, replongeant pour cela dans l’histoire du quartier de Buenos Aires où Elena (et elle-même) vivait. Elle retrouve donc la trace d’anciens habitants qui ont plus ou moins connu la famille d’Elena, se plonge dans les archives locales, questionne et interroge à tout va. Une enquête rondement menée mais qui lui apprendra beaucoup…

Se déroulant sous le soleil brûlant de l’Argentine de la fin des années 1950, ce roman est tout simplement passionnant : Norma Huidobro s’est attachée à ce que tout soit vraisemblable, à donner des accents de réalisme et d’authenticité à ses dialogues, à multiplier détails et précisions pour que le lecteur comprenne bien l’univers dans lequel l’enquête est menée. Indice après indice, il suit le cheminement de la jeune Inès et tout comme elle élabore petit à petit le déroulement des tragiques événements qui ont frappé le quartier en 1958. L’écriture est fluide, haute en couleur, et captivante : Norma Huidobro sait trouver le ton et les mots justes, entretenant le suspense et amenant les uns après les autres les différentes pièces qui, mises les unes à côté des autres, permettront de résoudre une enquête menée plus de 50 ans après les faits eux-mêmes/

Tous les éléments s’emboitent peu à peu et la lumière est finalement faite sur cette affaire ; un dénouement que l’on attend avec impatience, tout en regrettant en fin de compte que le roman soit déjà fini !

signature sweetie

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