« Comment j’ai perdu ma femme à cause du tai chi » par Hugues Serraf (éditions de l’Aube) * un premier roman loufoque!

couv-Serraf-Tai Chi

Sa femme a disparu ; du sang a été retrouvé sur un sabre qui lui appartient ; leur couple battait sérieusement de l’aile ; … . Ni une ni deux, voilà notre héros complètement dépassé par la situation envoyé en prison, à clamer (lui aussi) son innocence. Mais qui le croira ? Même son avocat et ses enfants ne semblent pas convaincus… c’est dire !

Pourtant, il l’aimait lui, et a accepté tellement de sa part pour ne pas la perdre qu’il ne peut comprendre d’être accusé de ce meurtre… si tant est qu’il y en ait eu un puisque aucun corps n’a jamais été retrouvé ! Une drôle de situation hein ? Ou pas.

Enfermé dans une cellule microscopique qu’il partage avec Coloc, un cannibale amateur de viande d’expert-comptable qui purge sa peine avec philosophie, notre héros journaliste revient sur les différentes étapes de sa vie et de son couple, faisant de cet étrange compagnon son confident. Sur fond de promenades chronométrées, de plateaux repas très peu ragoutants, de bastonnades et de désœuvrement, le récit de ce mari malmené par sa femme puis par la justice puis par ses codétenus est loufoque et passionnant. Malgré la situation peu engageante dans laquelle il se trouve, on ne peut s’empêcher de rire et de se demander quel sera le dénouement de cette histoire abracadabrante (qui a le mérite de fournir à notre héros l’occasion de prendre du recul sur les innombrables concessions qu’il a acceptées et l’amène à constater à quel point il a été faible et lâche). On a même un peu pitié de lui qui, tellement amoureux, n’a pas su voir venir une séparation pourtant tellement évidente… comme son psy de comptoir – j’ai nommé Coloc – s’acharne à le lui rabâcher ! Voici ce qui arrive lorsque l’on se confie à un cannibale toxico-alcoolo! Chaque situation est plus incroyable que la précédente, avec pourtant cette authenticité qui caractérise ce roman! Hugues Serraf s’est amusé en écrivant et il nous amuse également, même si nous rions jaune par moment. Rien n’est épargné à ce journaliste incarcéré et qui n’a pas du manier les mots suffisamment bien pour convaincre son entourage et la justice de son innocence… Innocence dont il n’a pas l’air d’être certain d’ailleurs!

Voici un roman léger et drôle, bien écrit et qui offre une jolie parenthèse loufoque ! On sourit, on compatit, on s’indigne de temps de naïveté et on sursaute en fin d’ouvrage devant une fin tout aussi improbable que l’histoire de notre héros-journaliste.

En librairie demain

Sweetie

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