Jusqu’à l’os – Bruce DeSilva (Actes Noirs)

En marge d’une soirée mondaine à Newport, on retrouve un macchabée en smoking en bas d’une falaise. Il s’agirait de Sal Maniella, un ponte du porno à la tête d’un véritable empire : clubs de striptease, sites Internet et studios de tournage.
Au même moment, Mulligan doit couvrir pour le Dispatch, le canard régional où il émarge, une affaire de membres humains retrouvés dans la nourriture des cochons sur l’exploitation de Cosmo Scalici, un éleveur qui s’approvisionne en déchets comestibles dans tout l’État de Rhode Island – des membres d’enfants qui plus est. Industrie du sexe d’un côté, business du traitement des déchets de l’autre : au jeu des associations d’idées, Mulligan a vite fait de soupçonner la mafia. jusqua_los
Un roman noir aux allures de polars.
Un héros qui n’est pas un flic mais un journaliste qui, au fil de ses investigations, en connait bien plus sur les procédures pour mener à bien une enquête.
Les enquêtes de Mulligan ont commencé il y a quelques tomes et je ne découvre le héros de Bruce DeSilva que maintenant. Comme quoi, il n’est jamais trop tard !

Un contre héros attachant, qui n’a pas sa langue sans sa poche. Il fouine partout, pose les bonnes questions mais pas aux bonnes personnes.
On plonge dès les premières pages dans un univers noir, sombre, glauque. Les bas fonds de l’univers porno…
Mulligan va flirter avec l’illégalité tout au long du roman, s’approcher de plus en plus des limites de la morale, de sa morale à lui. Et c’est un flirt qu’il aime.
Il va voir les pires images de sa carrière, des images qui le hanteront à jamais, des images qui reflètent l’horreur humaine à l’état pure.
On vomit avec lui, on cherche les salauds de tous ces crimes avec lui. On se la joue inspecteur avec lui sauf qu’il n’est que journaliste et sait bien se faire remettre à sa place par la dite-police. Une enquête hors du commun, pas dans la vue des enquêteurs mais de ceux qu’on cherche à éloigner des scènes de crime.
Un roman noir, un roman dur mais teinté d’humour, d’humour noir bien sur. Un héros désabusé, qui n’a pas perdu de sa foi en l’être humain, même si elle vacille de plus en plus…. Dans ce roman, il ne sait pas s’il tiendra longtemps dans ce milieu…
Je me plongerais peut etre dans ses premières enquêtes à Mulligan…je l’aime bien ce journaliste !
bonnie
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