Le sourire d’Angelica – Andréa Camilleri (Fleuve Noir)

A cause d’une phrase scabreuse prononcee par Livia dans son sommeil, Montalbano doute de sa fidélité. Peu après, a la suite d’une étrange série de cambriolages qui frappe un groupe d’amis de la bourgeoisie de Vigata, il fait la rencontre bouleversante d’Angelica, vivante incarnation de ses rêves d’enfant.

Les fantasmagories et les contradictions du commissaire sicilien ne l’aident guere a affronter une machination que nourrit un vieux desir de vengeance. Et dans ce qui semblait d’abord une somnolente enquete, ponctuee de rougets grilles et de promenades sur le mole, Montalbano, malgré le soutien de sa fine équipe du commissariat, ne verra pas venir la violence et la mort.

 

camilleri

 

Camilleri et son franc parler sicilien ne prend pas une ride. C’est toujours un bonheur de suivre ses nouvelles.

Nous sommes loin des romans noirs, violents, sanglants et glauques… Ici, on sent le soleil, les oliviers, les poissons frais et le chant des siciliens.

Nous avons ici une histoire de cambriolages. Mais des cambriolages qui interpellent notre Dottore préféré, il a toujours le nez pour sentir les affaires louches…

Il met donc son équipe de fins limiers désespérants à contribution afin de chercher parmi les victimes des vols quel est le lien, le fil conducteur entre tous ces cambriolages. Dur labeur pour ceux qui sont occupés à vaquer à d’autres occupations plus procrastinatrices les unes que les autres !

Et là, nous avons droit au festival habituel d’expressions siciliennes, de dialecte et autres verves italiennes. Un régal !

Une histoire somme toute simple si au milieu ne se trouvait pas une belle blonde nommée Angelica.

Une beauté à couper le souffle, juvénile, ingénue, angélique…Il n’en fallait pas plus pour Montalbano pour succomber.

L’idylle va naitre au milieu de l’enquête, quitte à la compromettre…Quitte à compromettre aussi son histoire avec Livia, déjà compliquée…

Ah Montalbano ! C’est tout aussi un enquêteur hors pair qu’un coeur sensible !

Le Sourire d’Angelica est un très bon cru sicilien. Rien de nouveau, toujours que du bon.

Nous nous envolons à travers la prose de Camilleri loin de notre quotidien pluvieux et prenons un belle bouffée d’air frais… Je suis toujours aussi fan de cet auteur. Il fait du bien, de la légèreté , de l’authenticité, des vrais gens…la vraie vie quoi !!

Montalbano nous réconcilie avec les enquêtes à l’ancienne et on en redemande encore !bonnie

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s