« Justiciers » de Bruno Fuligni (Sonatine/Perrin) * Déception

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Antoine intègre l’Ecole de Police, et comme seulement 4 autres de ses camarades de promo, il a choisi de délaisser les disciplines sportives pour la Science criminalistique. Et il semblerait qu’il ait bien fait : si leur enseignant est un drôle d’énergumène, il n’en reste pas moins qu’il est un conteur hors pair qui a choisi, pour enseigner sa matière, de reprendre l’histoire des plus grands justiciers depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours. Et il y a de quoi passionner des étudiants fascinés par l’ampleur de Mal qu’ont eu à affronter leurs prédécesseurs et par les trésors d’ingéniosité qu’ils ont déployés pour protéger leurs concitoyens. Pour couronner le tout, ils vont pouvoir plonger à pieds joints dans une vraie affaire puisque sont découverts, peu après la rentrée, des cadavres affreusement mutilés. Une enquête en direct que leurs cours si atypiques les aideront peut-être à résoudre ?

Si l’intention est bonne et si on se passionne pour les récits historiques que Bruno Fuligni nous fait découvrir par le biais des cours suivis par Antoine et ses camarades, l’intrigue tirée par les cheveux dans laquelle l’auteur les ancre est inutile et peu convaincante, prévisible en somme. Les coïncidences sont énormes, les circonstances improbables, … Impossible de ne serait-ce qu’envisager que cette intrigue puisse être autre chose qu’un sombre canular.

Pour autant, j’ai choisi de me focaliser sur la qualité des récits choisis pour nous faire parcourir l’histoire des plus prestigieux et futés (mais souvent inconnus) justiciers : des meurtres les plus sanglants aux disparitions les plus mystérieuses, des manipulateurs les plus redoutables aux criminels les plus fous, tous, à chaque fois, ont trouvé face à eux des membres des forces de l’ordre à la hauteur, passionnés par leur métier, investis de leurs missions jusqu’aux bouts des ongles, résolus coute que coute à sauver leurs concitoyens et à venger ceux tombés sous les coups des Méchants.

Après Criminels, le premier tome de cette collection faisant collaborer les très prestigieuses maisons Perrin et Sonatine – et qui fut une collaboration superbe et haut de gamme – ces Justiciers malheureusement ne font pas le poids et me laissent déçue. Pas d’humour, pas d’originalité de la part de l’auteur dans sa propre trame, alors même que les récits sélectionnés sont passionnants et très bien écrits. Le décalage est préjudiciable, dommage et décevant. Bref, je finis ce weekend sur une mauvaise impression, et je n’aime pas !

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