Le visage du Mal – Sarah Hilary (éditions Lattès)

Il n’y a pas deux victimes pareilles. L’inspectrice Marnie Rome connaît cet adage par cœur. Cinq ans auparavant, ses parents ont été sauvagement assassinés dans la maison de famille et son frère adoptif, emprisonné. Marnie ne parle jamais de son passé même à son partenaire le sergent Noah Jake, en qui elle a pourtant toute confiance.
Marine et Noah sont sur une affaire de violence domestique. Ils se rendent dans un foyer pour femmes battues pour essayer de convaincre une résidente, Ayana Mirza, défigurée à l’eau de javel et rendue partiellement aveugle par ses frères pour avoir déshonoré leur famille, de témoigner contre eux. Arrivés au foyer, ils tombent sur le cadavre d’un homme poignardé par sa femme dans un acte désespéré de légitime défense. Tout un groupe de résidentes a été témoin du drame mais aucune ne donne la même version.

Comment la victime a-t-elle pu pénétrer dans ce centre sécurisé ? À mesure que la violence prend de l’ampleur et s’immisce dans ce foyer de femmes brisées qui essaient de sortir de la spirale de la peur, Marnie se retrouve dans un territoire familier, où le passé étend encore ses ombres inquiétantes et où elle va devoir agir avec précaution si elle veut survivre.

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Un livre efficace.

Nous avons tous les ingrédients réunis pour offrir au lecteur un bon moment de lecture. Des personnages intrigants, aux secrets bien enfouis qui les a marqués à jamais.

On sent d’emblée le potentiel dans ce livre. Et on est pas déçus par la fin. Le rythme est là, pas envie de fermer les pages sans savoir où cela va mener.

Sarah Hilary sait mener son lecteur là où il ne veut pas aller, là où il se dit que « non, ce n’est pas possible, ça ne peut pas être ça ! »

Et pourtant si ! Là où nous emmène l’auteur est tout simplement insoutenable, impensable, tabou même. Mais on y va, et on veut savoir jusqu’où l’horreur et le mal peuvent aller. Et encore ! Sarah Hilary est soft, elle aurait pu tomber dans le piège du trash et malsain mais non, elle a su rester hors de tout ça.

Que ce soit au niveau des policiers ou au niveau de la communauté de femmes qui est touchée de près par cette enquête, les personnages sont bien présents, avec son lot d’intrigues.

J’ai beaucoup aimé le personnage principal de Marnie Rome, policière hantée par un drame survenue quelques années plus tôt. Elle lutte en permanence entre une rigidité professionnelle qui la protège de ses émotions et un besoin d’exorciser ce mal qui l’a frappé auparavant. Un personnage complexe que j’espère revoir plus tard. Son évolution sera intéressante à suivre.

Je déploie par contre que certains personnages n’aient pas plus été exploités, certaines histoires de vie auraient méritées de s’y pencher un peu plus.

La psychologie des victimes est parfaitement maitrisée, autant au niveau de son parcours que des traumas subis. On sent que l’auteur a maitrisé son sujet.

Un livre assez déroutant, assez perturbant car nous n’avons pas l’habitude de ce genre de final.

J’ai vraiment pris plaisir à le lire et le recommande pour tous les amateurs de thrillers psychologiques.

 

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