« Le portrait de l’oubli » de Laura Madeleine (City Roman) * un roman sympathique, faute d’être original

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Petra est passionnée d’Histoire et tente tant bien que mal de mériter une prestigieuse place dans une prestigieuse université dans laquelle elle a été acceptée grâce à un coup de pouce de son grand-père. Mais depuis le décès de ce dernier, elle a bien du mal à trouver la motivation nécessaire aux recherches de son mémoire ; et ce n’est pas la résolution d’un écrivain à démasquer un mystérieux secret de son grand-père adoré qui va la remettre dans le droit chemin ! Après avoir nié que le vieil homme puisse avoir eu pour elle des secrets, elle se replonge dans ses archives et ses papiers et découvre une photo et quelques mots, « Pardonne-moi ». Ni une ni deux, la jeune femme, décide que ses recherches iront dans cette direction plutôt que celle de ses études, et pour cela se plonge dans le Paris des années 1900 avec fascination et obstination.

Laura Madeleine écrit ce roman en alternant les chapitres mettant en scène Petra dans son enquête, en 1988, et ceux revenant sur le passé de son grand-père et de différents personnages qu’il côtoya durant son séjour à Paris. On rencontre ainsi Guillaume, ouvrier au chemin de fer devenu un peu par hasard apprenti pâtissier dans l’un des plus prestigieux établissement de la capitale, et irrémédiablement amoureux de la fille de son patron. Vous le voyez également venir : ce sera un amour impossible, contrarié par des considérations de classe : fille d’un riche bourgeois, Jeanne ne peut épouser qui elle veut, et encore moins un homme d’une condition inférieure et travaillant dans les ateliers de son père. Malgré les traditionnelles escapades et promesses des amoureux clandestins, Jeanne et Guillaume ne parviendront pas à faire vaincre leur amour… à cause du grand-père de Petra ?

Les deux histoires se croisent et se contrarient, avec en toile de fond la capitale française florissante, plus que jamais vivante et riche de sa jeunesse fêtarde et libérée. On parcourt les rues bruyantes, on longe les terrasses bondées et odorantes, on écoute la musique populaire dans les bals très fréquentés des bords de Seine, on s’émerveille devant les artistes de Montmartre, … Laura Madeleine s’est attachée à rendre tout à la fois le foisonnement de la vie parisienne et l’ambiance si particulière de l’atelier de pâtisserie dans lequel Guillaume apprend cet art avec passion et amour. Ce sont d’ailleurs ces deux éléments qui sauvent un peu ce roman, à la trame par ailleurs classique et peu surprenante. On passe cependant un bon moment et on referme ce roman avec un sourire, ravi que finalement une surprise vienne illuminer la fin de cette lecture !

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