Les épées de Glace, Olivier Gay, Bragelonne éditions

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Je connaissais Olivier Gay, l’écrivain de polar. Olivier Gay, l’écrivain de jeunesse. Aujourd’hui je découvre une autre casquette de l’auteur ; l’héroic-fantasy. Bien que ce ne soit pas un style de lecture que j’affectionne beaucoup, j’avoue avoir été étonnée par la qualité de ce roman.

Deria, la jeune fille d’un baron des Royaumes du Nord, est retrouvée morte dans les rues de la capitale, où son père l’avait envoyée vivre. Violée, assassinée. Les témoins sont durs à trouver et l’Empire fait tout pour étouffer l’affaire.

Shani était sa servante. Et sa meilleure amie. Mahlin était garde du palais. Et son meilleur ami.  Alors que l’Empire tente par tous les moyens de les faire taire, ils vont prendre la fuite ensemble avec la ferme intention de prévenir le père de Déria. Le père de la jeune fille n’est autre que le célèbre « Rekk le Boucher ». Celui dont le nom seul suffit à faire trembler toute une ville. Celui qui sait se battre comme personne. Celui qui ne craint rien, ni personne. Celui que chacun redoute de croiser sur sa route.

Pour Shani et Mahlin, débute alors une longue période de peur, de fuite et de guerre, loin de leur petite vie jadis tranquille au palais.

Deux personnages dont nous allons avidement suivre la progression, et dont le changement va se ressentir pages après pages. Deux jeunes parachutés dans des combats sanglants, des décisions difficiles, tentant de sauver leur vie à chaque instant, prêts à tout pour trouver l’assassin de leur amie.

La maitrise de l’histoire est parfaite, et c’est dans un tout autre style que l’on redécouvre Olivier Gay.  Même si on retrouve, parfois, au détour d’une page, une petite touche d’humour qui caractérise l’auteur, c’est ici un roman sombre et sanglant. Mais paradoxalement beaucoup d’humanité s’en dégage, à travers ces deux héros que deviennent Shani et Mahlin, et qui sont, avec la vengeance, le fil conducteur de l’histoire. La vengeance d’un père, la vengeance d’amis. La vengeance d’un peuple, d’un empire. Au-delà de ces vengeances, on trouve aussi l’amour, sous toutes ces formes.

Une histoire fantastique (dans les deux sens !), qui malgré le pavé de 600 pages, ne nous semble à aucun moment long. Pas le temps de s’ennuyer car l’action et le suspense sont présents à chaque moment et contribuent à une lecture attentive et passionnée du récit. Olivier Gay nous dévoile un autre aspect de sa plume, tout aussi brillant et humain que les autres styles.

kitty

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