« Les derniers jours de Rabbit Hayes » d’Anna McPartlin (le cherche midi) * sublime

Les derniers jours de Rabbit Hayes

Je vous l’ai noté sur Facebook : ce livre m’a fait pleurer. De tristesse bien sûr, puisque comme le titre l’indique il s’agit ici de parcourir les derniers jours de la vie de Mia Hayes, dite Rabbit. De bonheur aussi face à un roman si humain et si sensible, si juste aussi. Parce que comme Rabbit, sa fille Juliet et leur famille, nous sommes tous confrontés à la fin de vie et pourtant la plupart d’entre nous nous sentons tellement seuls et démunis.

Avec beaucoup de tact, Anna McPartlin nous donne donc à voir toute la détresse d’une jeune femme de 40 ans qui sent bien que sa vie prend fin mais refuse de laisser sa fille de 12 ans, Juliet. On ressent toute la détresse de cette adolescente qui a pris l’habitude de materner sa mère malade à l’idée de la perdre, et l’inexorable prise de conscience que la mort frappera prochainement. On entend la révolte d’une mère qui refuse de baisser les bras mais dont toutes les armes s’émoussent peu à peu, le désarroi d’un père qui ne sait appréhender la mort de sa plus jeune fille. On compatit avec son frère et sa sœur qui peinent à imaginer l’avenir sans elle et qui pourtant savent qu’il leur faut envisager ce que sera la vie de leur nière « après ». Enfin, on suit Rabbit dans ses rêveries comateuses dans lesquelles elle retrouve son amour de jeunesse, le beau Johnny, et revit son enfance et son adolescence largement baignées dans la musique. Le tout se mêle harmonieusement, donnant un roman authentique et juste, qui nous fait rire et nous arrache des larmes tour à tour. La proximité de la mort exacerbe chaque réaction, rend chaque étreinte plus intense, chaque rire plus beau.

Plus Rabbit accepte l’échéance, plus le refus de ses proches à envisager qu’elle puisse disparaitre s’intensifie et se fait désespéré ; cette narration en miroir rend la lecture à chaque page plus émouvante et est servie par un choix lexical intelligent et juste, le tout rehaussé d’un humour souvent noir. En résulte l’un des plus beaux romans de ce début d’année, d’un optimiste rare et salutaire.

PS : je ne peux que vous conseiller la lecture de ce livre, ne serait-ce que pour la beauté de l’ultime chapitre… j’en pleurerai presque encore

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