Reflex – Maud Mayeras (Anne Carrière)

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Cher Maud,
Même si votre roman est sorti il y a maintenant déjà deux ans (ou en poche l’année passée), c’est  avec le cœur plein d’envie que je tente aujourd’hui de le chroniquer! En effet, étant libraire, je me suis rendu compte que je le conseillais toujours autant, malgré le poids des années et la pléthore de livres sur les tables…Un peu comme par refleX!
Et même si -car il faut toujours un petite conjonction pour mettre un grain de sable- même si :

* vous écrivez à la première personne, et je suis un peu allergique à ça! Ne me demandez pas pourquoi, c’est fréquent chez les lecteurs parait-il, soit on apprécie ou pas, mais chez moi, ca me donne  l’impression que c’est vous et pas la romancière qui écrit, alors que finalement et forcément,  l’un ne va pas sans l’autre…et comme un chapitre sur deux est à la troisième personne, je n’ai pas non plus été découragé, me surprenant même à attendre frénétiquement le « je n’aime pas… » d’Iris!
*  c’est sombre, d’une sombritude à faire flipper, une telle noirceur est si rare! C’est étrange,  quand on voit ce qu’il se passe autour de nous à la télé ou sur le net, on se rend bien compte que c’est assez moche tout de même, on y est presque habitué à cette violence quotidienne,  mais là, waouh, c’est les abimes, les abysses, j’ai hésité à retourner chez mon quincailler préféré acheter une ampoule avec quelques watts supplémentaire histoire de ne pas me noyer dans cette nuit profonde et glaciale…vous n’auriez pas trainé un peu avec Mo Hayder fût un temps?
*je n’ai pas retrouvé de Wasp dans la bande son, j’aurais bien senti un titre assez mélancolique du grand Blackie Lawless dans votre playlist, un morceau comme « heaven’s hung in black » vous aurait peut-être envouté…
* j’ai relu une seconde fois votre roman, pour trouver une faille dans l’histoire, et vu la multitude de livres à lire, Dieu sait que d’ici ma fin de carrière, mon timing est minuté, et vous êtes la seule, avec le grand Steinbeck est ses raisins de la colère à être parvenu à me faire plier! Que je ne vous y reprenne plus! (Steinbeck a décidé quant à lui de ne plus écrire pour ne pas me tenter!)
Donc, malgré tous ses griefs et ses reproches, je crois que j’ai  trouvé en vous une plume à la hauteur d’Antonin Varennes, qui est pour moi la plus belle plume du polar français, j’avoue que  si je vous surprends à remettre votre petit gilet jaune (celui que vous aviez à Lunel)  alors oui, oui, oui, je veux bien venir vous rencontrer sur un futur salon du livre et vous demander en mariage!!!
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