Rivalité, Beautiful Idols tome 1, Alyson Noël, Mosaic Editions

rivalité

La célébrité, qui n’a jamais rêvé d’y parvenir ? Jusqu’à  quel point sommes-nous prêt à aller pour voir nos rêves se réaliser ?

Aster Amirpour court les castings dans l’espoir d’être un jour repérée pour son talent.  Iranienne issue d’une famille aisée, Aster ne manque de rien si ce n’est d’être reconnue à sa juste valeur. Mais sa famille a d’autres projets pour elle : lui faire épouser un iranien et devenir une parfaite mère au foyer.

Layla Harrison tient un blog sur les potins de stars, en attendant de voir son rêve de journaliste-reporter se réaliser. Elle vit pauvrement avec son père, un peintre dont les revenus oscillent selon les ventes de ses tableaux.

Tommy Phillips, jeune homme venant de la campagne, s’installe à Los Angeles dans l’espoir de devenir un jour une rock star adulée. Passionné de guitare, il ne vit que pour la musique.

Ces trois jeunes se voient invités par Ira Redman, célébrité du monde de la nuit à L.A., à participer à un concours : promouvoir les clubs d’Ira, ramener le plus de célébrités, faire le plus de chiffres, dont le gagnant se verra remettre un gros chèque. Sur la liste des célébrités figurent la très célèbre Madison Brooks et son petit ami Ryan Hawthorne.

Aster se voit attribuer le « Night for Night », Layla le « Jewel » et Tommy le « Vesper ». Trois clubs différents qui correspondent plutôt bien à leurs personnalités.
Aster y voit l’opportunité de se faire des contacts intéressants pour sa carrière.
Layla veut l’argent pour permettre à son père et elle de vivre décemment, et si les potins peuvent booster son blog, c’est tout bénef.
Tommy après avoir été viré de son travail, veut rebondir et s’acheter la guitare de ses rêves.

La compétition est rude, la rivalité s’installe. Tous sont prêts à tout pour faire venir les deux stars dans leur club. Et quand Madison disparait subitement, ils deviennent tous des suspects potentiels…

Si le synopsis ne m’inspirait guère au départ, j’ai totalement changé d’avis à la lecture de ce roman ! Je m’attendais à une énième plongée dans un monde superficiel de starlettes, de champagne et de Louboutin, et c’est un roman original aux personnages très différents que je découvre. Starlettes capricieuses il y a, évidemment nous sommes à L.A. ! Mais les trois héros sont attachants, chacun à leur façon, et se distinguent dans cette jungle par leur authenticité ; métalleux, rockeurs, gothiques… Dans la Cité des Anges, les genres se mélangent !

D’ailleurs en parlant de genres, les genres musicaux – la musique en générale – aussi sont bien présents, et notamment par une façon des plus originales : chaque titre de chapitre correspond à un titre de musique, de la pop de Like A Virgin, aux notes métalleuses  de Nothing Else Matters. De plus le titre correspond évidemment à la perfection aux évènements du roman…

C’est un coup de cœur auquel je ne m’attendais pas, qui va au-delà des paillettes avec un suspense croissant et des rebondissements qui ne cessent d’affluer, notamment le rebondissement final totalement inattendu qui nous laisse bouillant d’impatience dans l’attente du 2e tome !

Capture

Dans le cadre d’un concours avec les éditions Mosaïc, je dois expliquer pour quel club je choisi de prendre parti.

Il était clair d’avance pour moi que je ne choisirais pas le Night for Night d’Aster. Comme je l’ai dit, les clubs sont le reflet de leurs promoteurs. Aster est clairement le genre de fille que je ne supporte pas et que je trouve superficielle. Egocentrique, centrée sur elle-même, sûre de sa beauté, aguicheuse. Son club semble aussi superficiel qu’elle avec sa musique de clubber et le champagne qui y coule à flots.

Mon choix oscillait entre le Jewel et le Vesper. Je me suis sentie plus proche de Layla, de son côté rebelle, rock et de sa passion pour l’écriture d’un blog, mais également de Tommy, de son côté timide, de sa guitare, sa solitude et de son indépendance.

Un détail a fait toute la différence, cette phrase que prononce Tommy : «Je viens de Tulsa, ou plutôt d’un village près de Tulsa dont personne n’a jamais entendu parler, donc je dis Tulsa parce que c’est plus commode. Mais contrairement à ce que tu as l’air de penser, je n’ai pas été élevé au lait pasteurisé, les toilettes n’étaient pas dans une cabane au fond du jardin, et je n’ai pas couché avec mes cousines. J’ai eu une vie tout à fait normale, différente de la tienne, sûrement, mais plus pour des raisons géographiques que culturelles ».

Je me suis tout de suite retrouvée dans cette confession. Je suis moi aussi issue d’un petit village de campagne que personne ne connait, et la ville la plus proche est si petite que je donnais le nom d’une grande ville à 40km pour que les gens situent. Et malgré cela, j’ai moi aussi eu une enfance normale et heureuse.

Côté personnage, c’est donc de Tommy et de son indépendance que je me suis sentie la plus proche. Et c’est donc tout naturellement le Vesper pour lequel je choisis de prendre parti. Un petit club plus intime, moins bling-bling, dans lequel on ne sert pas de champagne ni autre alcool fort, mais uniquement de la bière. Et il n’y a rien que je n’apprécie plus que le goût du houblon dans ma bouche en soirée, accompagné de bon son et d’amis qui ne sont pas là pour boire à s’en rendre malade.

Le Vesper a cet avantage de proposer des groupes de musique qui viennent jouer sur place. Je préfère de loin l’ambiance des petits concerts aux clubs branchés. Les musiciens sont en face de nous, on les admire, on les applaudit, on les écoute. Il y a cette connexion entre le public et l’artiste, cette intimité, ce lien, qui n’existe pas dans un club comme le Night for Night.

Le Vesper, au cours de la lecture, m’a fait l’effet d’un club dans lequel on se sent bien : l’engouement de Tommy, son plaisir à écouter et regarder les groupes est communicatif. Madison Brooks elle-même à deux reprises lors de sa venue, apparait totalement différente : presque humaine, elle écoute, se dévoile, apparait moins superficielle, moins enfermée dans son rôle de starlette qu’elle semble jouer. C’est comme si le simple fait d’être dans cet endroit agissait bénéfiquement sur les gens, les laissant être eux-mêmes, leur véritable personnalité se dévoilant.

Un concert, des musiciens, quelques amis, une bière. Vous l’aurez compris, je ne me sentirais à l’aise que dans le Vesper ! Parce que je préfère la simplicité à la superficialité. Et vous ?

kitty

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