« Les orages de l’été » de Tamara McKinley (L’Archipel) * déceptif

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Année 1947. La guerre a fait rage en Europe, emportant la jeunesse de nombreux pays dans les affres de l’Enfer. Parmi aux, Olivia, une jeune femme de bonne famille devenue infirmière durant les années de conflits et qui peine à se séparer des souffrances qu’elle a accompagnées et soignées, et son meilleur ami Gilles, qui a perdu un bras et ses espoirs lorsque son avion a été abattu par les Allemands. Par amour pour Olivia, il a accepté de la suivre à l’autre bout du monde, en Australie, sans trop savoir pourquoi – il lui fallait seulement s’éloigner d’une Europe encore largement affaiblie et contrainte quelques années après la guerre, alors même que les survivants découvrent les pires horreurs du régime nazi. Mais pour Olivia, il ne s’agit pas de fuir : elle a découvert des documents à la mort de sa mère des éléments relatifs à son passé et à celui de ses parents, qui tous deux vécurent en Australie de nombreuses années avant qu’Eva, sa mère, ne décide de regagner l’Angleterre. C’est donc un voyage lourd de sens et de conséquences qu’entreprend Olivia, un voyage qui lui en apprendra bien plus sur elle-même et sa famille qu’elle ne le pensait et bousculera sa vie définitivement… Pour le meilleur peut-être ?

Après les horreurs auxquelles ils ont assisté, Olivia et Gilles (re)découvrent avec ravissement les immensités des plaines australiennes, le plaisir de pouvoir chaque jour profiter de bains de mer, mais également la violence des éléments et l’insupportable chaleur. Ils sont fascinés par cette société australienne et par la force de caractère des habitants qui au quotidien se battent pour faire reculer le désert. Pourtant, Olivia se bat contre ses propres démons : et si les informations laissées par sa mère remettaient en question les fondements de son existence ? Heureusement, elle est soutenue par Gilles qui, bien qu’il n’ait pas été informé de tout, la porte à bout de bras grâce à son amour, et par des amis inattendus mais très vite chers à son cœur, Maggie et Sam. Tous, à leur façon, ont subi le pire et tentent de se reconstruire et c’est ensemble qu’ils vont rassembler les pièces de leurs vies, dessinant trait après trait le paysage de leurs vies futures.

Les orages de l’été est un roman sauvage et somme toute enthousiasmant même s’il ne restera pas forcément dans la mémoire de sa lectrice une fois la dernière page lue. On admire les descriptions de l’Australie sauvage des années 1940, on se souvient qu’en effet le pays n’était à l’époque que peu urbanisé et très peu équipé en infrastructures de transports notamment. Pour autant, j’ai eu bien du mal à trouver les personnages sympathiques ou à compatir à leurs souffrances (mis à part Gilles, personnage qui à mon avis n’est pas assez développé) ou à apprécier la construction de ce roman. Si je n’ai pas passé un mauvais moment, je suis plutôt déçue par cette lecture et par cette « contre-performance » de Tamara McKinley.

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