« Il n’y a pas de passé simple » de François-Henri Soulié (Le masque) * Prix du premier roman du Festival de Beaune

"Il n'y a pas de passé simple" de François-Henri Soulié - Editions du Masque

Récompensé par le prix du premier roman du Festival de Beaune, Il n’y a pas de passé simple s’ancre parfaitement et immédiatement dans une lignée de très bons romans policiers avec son héros apprenti journaliste et motard confirmé, solitaire et rêveur. François-Henri Soulié et Skander entrent donc par la grande porte dans le monde très convoité du polar, et nous entrainent à leur suite dans leurs délires et à la rencontre de gentils fantômes, d’un poisson jaune que l’on soupçonne philosophe, d’un groupuscule nazi adepte de la violence et de l’intimidation et d’un pan de l’histoire de ce paisible coin du Sud-Ouest ô combien glauque. Une lecture hilarante et originale donc, largement marquée par une certaine noirceur humaine finalement trop ordinaire, qui mérite largement d’être partagée et recommandée.

Skander est journaliste, enfin non, stagiaire journaliste au Courrier du Sud-Ouest. Il y a un petit cagibi dans lequel il a la fierté d’écrire son premier article publié : une présentation de l’abbaye cistercienne de la ville dont les habitants sont très fiers et qui est auréolée d’une légende à propos d’un trésor caché. Rien de très original me direz-vous ? Sauf que dès le lendemain, Skander est bien obligé de constater qu’il a soulevé quelque chose : l’un des hommes qu’il a interrogé pour obtenir des informations sur l’histoire du lieu est retrouvé mort, son appartement est mis à sac, on lui conseille de taire ce qu’il a appris, … Une dynamique infernale agrémentée qui plus est des visions récurrentes d’une fantôme bien roulée dont il tombe amoureux. Dingue. Et ce n’est que le début d’une succession d’événements dangereux, incroyables et fascinants pour le journaliste qu’est Skander qui le méneront à se rendre compte que l’Histoire avec un grand H a dans cette petite commune tranquille laissée de nombreuses traces sanglantes et inavouables.

François-Henri Soulié tisse page après page un polar riche et dense, dans lequel plusieurs intrigues se croisent, se complètent, se font écho. On est tour à tour secoué de rire et d’horreur, fasciné par l’Histoire et horrifié par ses acteurs, impressionné par l’intelligence et la bonté humaines et la noirceur des actions de m’Homme. Aucun temps mort, on parcourt ce texte à toute vitesse, entrainé par les personnages et des intrigues de très grande qualité. Entre passé et présent, entre vengeance et justice, entre réalité et rêve, nous suivons Skander sur sa bécane à la poursuite de la vérité, dont finalement il se serait bien passé. Etre ainsi confronté à la nature humaine le pousse à considérer Blb son poisson jaune comme l’un des garants de sa santé mentale, et on n’est pas loin de faire de même !

Et comme on nous annonce en 4è que ce titre est un premier tome, on vous le dit : on suivra les aventures de notre ami Skander et de notre mascotte Blb avec un immense plaisir!

 

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