« L’Atelier des poisons » de Sylvie Gibert (Plon) * rattrapage!

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L’été, c’est le moment de « rattraper » des romans que l’année littéraire ne nous a pas donné le temps de lire. L’atelier des poisons est pour moi l’un de ces textes que je m’étais mis de côté en me jurant d’y revenir – j’ai donc pris plaisir à le découvrir en ces journées estivales, même si l’atmosphère ne s’y prêtait pas particulièrement.

L’atelier des poisons, c’est avant tout l’histoire de Zélie, jeune artiste peintre à Paris en 1880 qui, avec quelques femmes avant-gardistes, fréquente l’un des premiers ateliers ouverts aux femmes. Elle est en effet décidée à faire de son art son métier, et à ne pas laisser les préjugés misogynes de l’époque lui mettre des bâtons dans les roues. Elle aspire donc à une vie paisible, mais c’était sans compter avec une rencontre fortuite avec le commissaire d’Arbourg qui, au détour d’une enquête de routine, remarque son incroyable sens de l’observation et fait appel à son intelligence pour résoudre l’affaire. Sous couvert de faire faire le portrait de sa filleule, il va alors lui demander de débusquer celui ou celle qui a tenté d’empoisonner un membre de sa famille. De fil en aiguille, il va aussi l’impliquer dans une affaire de très grande envergure : il semblerait que de plus en plus de Parisiens soient atteints d’accès de folie meurtrière, une folie qui les conduit à commettre le pire. Zélie devient donc l’alliée du commissaire et mettra ses talents de peintre à son service pour l’aider à voir derrière les apparences et sauver la ville d’un terrible danger.

Sylvie Gibert signe là un troisième roman historique abouti et très bien documenté. On suit Zélie et le commissaire Alexandre d’Arbourg tout à la fois dans l’univers impitoyable des artistes de l’époque (déchiré entre la modernité et la tradition d’un art en plein bouleversement) et dans la capitale française elle aussi en pleine transformation. Des bas quartiers aux belles demeures, des salles d’expositions aux ateliers d’artistes et aux auberges les plus mal fréquentées, les deux compères vont côtoyer ceux que la société de l’époque façonnait de bonté et de méchanceté. On les suit avec plaisir même si on regrette que le roman soit peu rythmé, ce qui entraine quelques longueurs préjudiciables à l’impression générale.

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