Rêver – Franck Thilliez (Fleuve Noir)

Comment Abigaël est-elle sortie indemne de l’accident qui lui a ravi son père et sa fille ? Par quel miracle a-t-on pu la retrouver à côté de la voiture, véritable confetti de tôle, le visage à peine touché par quelques bris de verre ? Quel secret cachait son père qui tenait tant, ce matin de décembre, à s’exiler pour deux jours en famille ? Elle qui suait sang et eau sur une affaire de disparitions depuis quelques mois va devoir mener l’enquête la plus cruciale de sa vie. Dans cette enquête, il y a une proie et un prédateur : elle-même.

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Franck Thilliez nous livre son dernier one-shot, Rêver et personnellement, je suis toujours impatiente de lire ce grand maitre du polar français. Mais comme à chacun, je suis frileuse, exigeante peut etre mais je veux voir s’il mérite toujours ce titre. A force de faire des excellents livres, il se doit de placer la barre toujours plus haute.

Et il y arrive…à chaque fois ! donc oui, il le mérite son titre de grand maitre du polar français.

Encore une fois, il s’attaque au mental de son héroine, Abigael, une psychologue qui souffre d’une maladie peu banale : la narcolepsie. Elle peut s’endormir n’importe où et n’importe comment. Elle utilise un médicament qui lui permet de mener une vie quasi normale mais qui impacte lourdement sur sa mémoire.

Lorsqu’elle va aider la gendarmerie sur une lourde et délicate affaire d’enlèvement d’enfants, elle va se plonger (et nous aussi) dans un cercle de souffrances mentales qui va se refermer petit à petit sur elle.

Tout au long des chapitres, l’auteur nous emmène dans le dédale de son psyché, nous perdant dans ses songes, dans sa réalité qu’elle même ne sait si elle vraie ou pas ou si le médicament la déforme. Sa paranoia grandissant, sa peur, sa tension psychique…Nous le vivons avec elle…

Si la première moitié nous semble un peu lourde à « comprendre » (cela m’avait fait un peu la même impression avec l’Anneau de Moebius du même auteur) mais rapidement, l’auteur arrive à nous ramener dans l’intrigue, nous faisant  tourner les pages de plus en plus vite.

Et là, Monsieur Franck Thilliez nous sort l’artillerie lourde. Pas de scènes gores, pas de sang mais une tension psychologique qui s’installe insidieusement dès les premières pages pour nous plonger dans l’horreur de ce qu’un être humain puisse faire de pire…

Encore une fois, il a réussi son pari. Encore une fois, il nous livre un chef d’oeuvre et encore une fois, on redevient impatients quand à son prochain opus, à peine celui là fini…

bonnie

 

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