« L’Ogre à poil(s) » de Marion Brunet et Joëlle Dreidemy (Pépix) * Ogre mon ami!

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Envie en cette rentrée d’une lecture déjantée ? Aucun doute, c’est L’ogre à poil(s) qu’il vous faut. Que vous ayez ou non lus les deux premiers tomes des aventures d’Abdou et Yoan et de leurs étranges amis, ce roman est incontournable (et vous donnera le cas échéant envie de dévorer les précédents aussi sûrement que l’Ogre dévore les méchants) !

Et dès les premières pages, on sourit : alors qu’Abdou et Yoan se prépare à partir en camp avec les autres enfants du foyer où ils vivent, une crevette (oui oui, une crevette rose !) les contacte pour les informer que leurs amis de la forêt ont besoin de leur aide. Cette drôle de rencontre est le premier acte d’une aventure qui va les mener à découvrir un danger bien plus redoutable que les ogres, les loups et les sorcières : la pollution. Face à ce risque, les habitants de la forêt sont démunis ; cette fois, ce sont les hommes les ennemis. Mais Abdou et Yoann sont résolus à trouver une solution… même si elle implique de solliciter l’aide de celui qui trône tout en haut de la chaine alimentaire des monstres … Je ne vous en dis pas plus !

Marion Brunet profite donc de cette rentrée et du succès de ses personnages pour faire passer dans ce roman quelques messages importants, dont le respect de la nature et la responsabilité que nous portons tous face à la menace que représente la pollution. En mettant en scène des personnages habituellement impressionnants et indestructibles devenus malades, elle ne peut manquer d’interroger ses lecteurs. Pour autant, pas de ton moralisateur ou de leçons toutes faites : à chacun, après tout, de prendre ses responsabilités et de choisir ses combats ! Mais celui que livrent ici Abdou, Yoan, l’Ogre Romain, Linda le Koala, Janine et de leurs amis étranges (des canards avec des dents, des crevettes qui parlent, des poissons qui marchent, …) nous passionne d’un bout à l’autre, nous fait sourire, nous révolter, … Bref, nous fait passer un moment de lecture incroyablement sympathique. Décidément, les Ogres me font de moins en moins peur… il se pourrait même que l’un d’entre eux soit entré dans le panthéon de mes amis imaginaires !

NB : encore une fois, le texte de Marion Brunet est superbement illustré et enrichi par les dessins de Joëlle Dreidemy, jeune illustratrice de talent qui contribue à donner une âme et une atmosphère si originale à cette série. Chapeau bas, l’artiste

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