« Les quatre filles du révérend Latimer » de Colleen McCullough (Archipoche) * de formidables destins de femmes

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Australie, 1925. Dans un petit village rural, les deux paires de jumelles du révérend Latimer sont appréciées de tous, mais subissent le caractère intransigeant de leur mère et belle-mère. Les quatre jeunes filles sont en effet demi-sœurs, même si seulement quelques mois les séparent, et elles sont solidaires comme seules de sœurs peuvent l’être. Soudées face à celle qui leur mène une vie si compliquée et motivées par la vocation de leur ainée, Edda, Grace, Heather et Kitty, elles décident un jour de quitter le foyer familial pour entamer une formation d’infirmières. Si Edda souhaitait faire des études pour devenir médecin, elle doit se résoudre à cette formation qui lui permet tout au moins d’approcher son rêve ; Kitty et Heather, les plus jeunes, embrassent avec bonheur cette carrière qu’elles n’envisageaient pas, trouvant chacune dans l’exercice de cette profession les éléments nécessaires à leur bonheur. Seule Grace ne parvient pas à s’adapter à cette nouvelle vie, mais qu’importe : son caractère passionné est comblé par la rencontre d’un homme qui fera battre son cœur. Toutes très différentes, elles sont pourtant chacune les parties d’un tout que tous admirent secrètement, et font la fierté de leur père. Ambitieuses, appliquées, rationnelles et éduquées, les jumelles sont des pionnières qui vont, à l’image de l’Australie et de sa société de l’entre deux guerres, dépasser leurs limites, affronter la crise de 1929 et ses drames, combattre les épidémies qui déciment la population. Mais surtout, elles vont ouvrir la voie à une nouvelle génération de femmes indépendantes, libres, qui se veulent les égales des hommes et entreprennent de le devenir.

A l’image des sublimes sagas qu’elle a écrites avant celle-ci, Colleen McCullough signe une nouvelle fois un chef d œuvre magistral, mené avec talent. On y reconnait sa maitrise de la langue, son aisance avec les mots, pour un roman d’une très grande qualité littéraire. Rebondissement après rebondissement, on s’attache à ces quatre femmes qui oscillent entre force et fragilité, se dressant face aux obstacles et offrant à leurs semblables l’image même de la beauté et de l’intelligence.

Les quatre filles du révérend Latimer se hisse donc tout naturellement au rang de chef d’œuvre – et trouve une belle place dans ma bibliothèque !

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