Les jumelles, Claire Douglas, Editions Harper-Collins

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Depuis l’accident qui a causé la mort de sa jumelle Lucy, Abi peine à reprendre sa vie en main après une longue dépression. Désirant fuir le souvenir de sa sœur, elle quitte Londres pour s’installer à Bath où elle fait la connaissance de Béatrice, qui ressemble cruellement à Lucy –et par défaut à elle-même. Non seulement elle physiquement, mais elle possède les mêmes gentillesse et joie de vivre que sa défunte sœur.

Béatrice lui ouvre les portes de son hôtel particulier qu’elle partage avec deux autres filles et son frère… jumeau, Ben. Fascinée par le lien qui les unit, et cherchant elle-même à recréer le lien qu’elle a perdu, Abi s’installe chez eux. Commence alors une atmosphère glauque et tendue. Attirée à la fois par Ben, à la fois par Béatrice, Abi cherche des réponses à ces liens étranges qui se forment et le quotidien devient vite une horreur pour le trio. Abi est accusée de vol, de paranoïaque, de fille instable et de folle. Et il y a de quoi devenir perturbé par les comportements plus qu’étranges des habitants de cette maison. Mais des trois, qui est réellement le plus perturbé ?

Telle est la question que le lecteur se pose tout au long du roman. Un roman qu’il est absolument impossible de lâcher tant il accroche le lecteur, l’entrainant dans une atmosphère glauque, presque malsaine. Dans cette ambiance sombre, l’écriture parfaite de l’auteure et les trois personnages qu’elle a créé vont nous faire douter de leur santé mentale, douter de la vérité.  Ils sont chacun attachants à leur manière mais possèdent tous ce petit détail qui fait qu’on n’arrive pas à les cerner, à leur accorder toute notre confiance.

Tout en finesse et en psychologie, l’auteure nous  offre un thriller absolument fabuleux sur l’incroyable lien qui unit les jumeaux, ce lien indéfinissable et sur la difficulté de faire le deuil, notamment lorsque l’on perd une moitié de soi. La culpabilité est également très présente à travers le personnage de Abi, la détruisant de l’intérieur.

Dérangeant, oppressant, ce roman prend la forme d’un huis-clos psychologique étouffant mais remarquable, qui en fait l’un de mes gros coups de cœur de cette rentrée !

kitty

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