Les belles vies, Benoit Minville, Editions Sarbacane

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3e roman de la collection X’Prim de Benoit Minville, et c’est à nouveau une réussite !

Djib et Vasco sont deux jeunes de la banlieue parisienne qui font tourner leurs parents en bourrique, à tel point que ceux-ci décident de les envoyer en pension à la campagne pour l’été. Fin fond de la Nièvre, en Bourgogne. Djib et Vasco sont installés chez un couple qui accueille de nombreux jeunes en difficulté familiale, et vont vire tout l’été aux côtés de Jessica, Dylan, Kamel, Sirine, Farah, Gwen, Chloé… des enfants abandonnés par leurs parents qui préfèrent boire et faire la fête au lieu de les élever, des enfants frappés, mais qui reprennent foi en l’avenir grâce au couple accueillant.

En les côtoyant,  Djib et Vasco vont se rendre compte de leur propre chance et grandir beaucoup plus en deux mois qu’en un an. Ils vont apprendre le travail, le respect, mais surtout découvrir la campagne, la pêche, les promenades, les filles, les bagarres… Ils vont vivre un magnifique été, riche en expériences et rebondissements, vivre la belle vie le temps d’un été…

On retrouve des sujet chers au cœur de l’auteur, présents dans tous ses romans ; l’amitié, la famille, les liens entre êtres humains. A nouveau un récit de vie, qui m’a complètement transportée.

Peut-être parce que je me suis retrouvée dans cette enfance / adolescence à la campagne. La Nièvre, non loin de ma propre enfance. Les posters de l’AJAuxerre sur les murs, les matchs de foot sur le terrain du coin, les promenades à vélo. Monter des spectacles avec les enfants du village, boire des bières au bord de l’étang, la fête foraine du village, se cacher derrière les bottes de foin pour embrasser un garçon. C’est mon enfance, mon adolescence,  jusqu’au livre évoqué par Benoit Minville ; la sorcière de la Rue Mouffetard, que j’ai dévoré étant enfant.

J’ai ri, j’ai ressenti de la joie, et un peu de nostalgie aussi. Les souvenirs remontent et c’est une palette d’émotions diverses que nous offre l’auteur. La larme à l’œil à la fin, l’impression de quitter ma région à nouveau. Mais au fond, un seul sentiment domine ; la satisfaction d’une enfance et d’une adolescence heureuse à la campagne.

Merci Benoit de retranscrire si bien le bonheur de souvenirs heureux en Bourgogne, les vies qui s’y croisent et les liens qui se tissent. Merci de m’avoir rappelé des souvenirs enfouis, de raconter avec autant de réalisme des enfances douloureuses, poignantes, où subsiste malgré tout l’envie de vivre.

kitty

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