« La bonne fortune d’Elisabeth Wellington » de Robin Lee Hatcher (Archipoche) * Nouveau départ, nouvelles passions

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Elisabeth a tout quitté : fille d’une noble famille anglaise, elle a fui un mariage arrangé, ses repères et un avenir tout tracé pour s’installer en Amérique, où elle espère pouvoir se façonner une nouvelle vie. Pourtant, à bord du paquebot qui l’emmène à l’autre bout du monde, elle se rend compte qu’elle n’a en mains que très peu d’éléments : un peu d’argent, la lettre d’une petite fille du Montana avec laquelle elle entretient une correspondance régulière où est inscrit que son village attend l’arrivée d’une institutrice avec impatience, et la conviction qu’elle est celle-ci. En somme, rien qui ne puisse la préparer à l’aridité de ce Nouveau Monde, à ses coutumes si différentes, à ses habitants au parler atypique et qui ne voient pas tous arriver cette jolie jeune femme seule d’un bon œil. Elisabeth va alors se rendre compte que dans le Montana comme en Angleterre, ce sera à elle de prendre les rênes de sa vie si elle ne désire pas qu’un autre ne s’en charge.

Lorsqu’Elisabeth choisit, à la mort de son père, de fuir, elle se lance un défi : elle se mariera par amour et deviendra actrice de sa vie. Et comme si le destin l’avait prise au mot, elle doit dès son arrivée chez la petite Janie s’affirmer : le père de l’enfant, Garrett, n’est en effet pas ravi de voir arriver cette jeune Lady dont il craint qu’elle ne détourne de lui sa fille ; les femmes du village se sentent menacée par cette étrangère aux manières raffinées et au sourire charmant ; devenir institutrice va exiger d’elle qu’elle passe des examens mais aussi qu’elle parvienne à accaparer l’attention de ses élèves et se fasse respecter par certains ; remettre sa maison en état va l’obliger pour la première fois à laver, récurer, jardiner, et lessiver. Mais surtout, il va rapidement lui falloir contrôler les élans de son cœur, qui risque de s’avérer son plus grand ennemi : comment maitriser la passion qu’elle a ressenti dès sa première rencontre avec Garrett ? Cédera-t-elle à la raison en acceptant les avances courtoises d’un autre homme ? Guérira-t-elle des terribles blessures qu’elle a rapporté d’Angleterre ?

La bonne fortune d’Elisabeth Wellington – dont on regrette, il faut le dire, un titre bien peu attrayant ! – est un très bon roman féminin, qui se lit avec facilité et plaisir. Le personnage d’Elisabeth est très sympathique, et on perçoit rapidement sous ses manières de dame une nature impulsive et passionnée. Garrett, authentique cowboy, est un père célibataire attachant et entièrement dévoué à sa petite fille, l’adorable Janie ; s’il refuse d’être plaint, on lui découvre un passé compliqué et largement responsable des blessures qu’il porte secrètement et qui, d’emblée, se dressent comme une barrière face à Elisabeth. Laisseront-ils la passion les emporter, ou la raison triomphera-t-elle ?

L’auteure parvient à peindre la nature impitoyable du Montana, superbe mais impitoyable ; on découvre avec plaisir la vie d’un village d’éleveurs de bétail de la fin du 19ème siècle, les inimitiés mais aussi la solidarité des habitants d’une communauté restreinte et isolée. Tous les ingrédients sont là pour un roman envoûtant qui, s’il ne fera probablement pas date, offre un beau moment de lecture.

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