Bronx la petite morgue, Laurent Guillaume, Editions French Pulp

New-York. Mike Dolan vient de sortir de prison après huit années d’incarcération pour un fait qu’il n’a pas commis. Trop de preuves à son encontre, on ne peut pas lutter contre la justice. Il retrouve à sa sortie les quartiers malfamés où mafieux et dealers règnent en maitres. Rien n’a changé. Tout est pire.

Mike n’a qu’une seule envie ; retrouver qui a tué son frère. Son frère Ritchie, le policier, bien vu et apprécié de tous. L’opposé de lui-même. Son frère qui a toujours été là pour lui. Le corps n’a jamais été retrouvé mais Mike sait qu’il fera tout pour. Pas d’hésitation. Pas d’indulgence. Pas de peur. Plus tard il pensera à l’avenir, à l’idée de refaire sa vie ailleurs. Mais d’abord sa mission. Et que personne ne se mette en travers de sa route sous peine de finir en cadavre, et contribuer ainsi à perpétuer le surnom de ce quartier ; Bronx, la petite morgue.

Polar sombre et éprouvant, ce roman reste fidèle à la plume de Laurent Guillaume. Le personnage de Mike Dolan possède d’ailleurs de nombreux points communs avec son fascinant Mako, héros de ses livres précédents.  Personnage sombre et tourmenté, il suscite malgré ses actes notre sympathie. Les bad boys ont souvent la côte, mais quand en plus ils sont honnêtes et justes… En tant que femmes, on ne peut qu’apprécier !  Empathie donc pour ce personnage écorché par la vie, malmené mais déterminé, que rien ni personne ne pourra détourner de son objectif.

Ce qui m’a beaucoup étonnée, c’est l’époque à laquelle se situe l’intrigue ; années 1940-1950. Sans les quelques signes qui le prouvent et quelques dates parsemées, l’action aurait très bien pu se dérouler dans les années 2000. Ce qui prouve que Laurent Guillaume maitrise parfaitement sa trame et ses personnages, capable de nous bluffer.

Roman noir percutant, c’est toujours un plaisir de redécouvrir la plume de l’auteur  et sa caractéristique de nous laisser croire jusqu’au bout à une fin heureuse… en vain. Mais j’aime ce genre de fin où l’on se sent partagé, et la claque qu’elle inflige.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s