Le pays du soleil rouge (Elizabeth Haran, L’Archipel)

Lara Penrose est parvenue, à force d’éducation et d’obstination, à décrocher une bonne place en tant qu’institutrice ; elle donne ainsi des cours particuliers à un petit garçon qu’elle adore et qu’elle a entrepris de protéger d’un père tyrannique qui ne recule devant rien pour modeler le garçonnet à son image. Lara prend sur elle de ne pas trop intervenir – même si elle n’en pense pas moins – jusqu’au jour où elle assiste à une correction musclée. Ni une ni deux, elle intervient pour protéger son élève. Malheureusement, dans l’altercation, le père est blessé ; si Lara n’y est pour rien, c’est sa parole contre la sienne et la justice favorise souvent les puissants…. Elle est alors forcée, pour échapper à la prison, d’accepter une mission d’enseignement en Australie d’où elle est encouragée à se faire oublier. Malgré son peu d’empressement à traverser le monde pour laisser son père derrière elle et la découverte d’un village – Shady Camp – désolé et perdu au milieu des marécages infestés d’insectes et de crocodiles, Lara va pourtant encore une fois mettre tout en œuvre pour retrouver le contrôle de sa vie et se créer un environnement le plus favorable possible. Il est même possible qu’elle finisse par trouver l’amour et échappe à la Deuxième Guerre mondiale qui menace puis éclate, menaçant rapidement de toucher aussi l’Australie.

L’Australie… encore ! Je ne sais pas si vous vous en êtes aussi rendus compte mais les derniers temps, ce pays est à l’honneur dans les parutions de l’Archipel ! Alors que je n’avais jamais vraiment eu l’occasion de lire sur la découverte puis la « colonisation » de ce « nouveau » continent au début du 20ème siècle, voici que j’ai eu l’occasion de lire de très nombreux ouvrages sur cette période récemment. Alors autant l’avouer tout de suite : j’ai entamé ce roman en me disant « Encore !!! »… Et l’ai terminé en regrettant qu’il n’apporte rien de plus que les autres ! S’il n’est pas mal écrit – même si nettement rocambolesque dans son déroulement ! – Le pays du soleil rouge m’a donné une impression de déjà vu, voire de caricature par moment : si le personnage de Lara est au début plutôt sympathique, sa peur des crocodiles est vite lassante, ses dialogues finissent par sonner faux. Pour autant, certains des personnages secondaires (dont les habitants de Shady Camp) sont bien plus authentiques et sympathiques, et l’ancrage historique est convaincant et « sauvent » une lecture par ailleurs rapidement ennuyeuse.

Vous l’aurez compris, je ne suis malheureusement pas séduite par ce roman – n’hésitez pas si vous l’avez aimé à m’envoyer vos arguments !

(Merci cependant aux éditions de L’Archipel de nous faire confiance depuis de longs mois… cette déception reste une exception !)

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