Code 93, Olivier Norek, Pocket

Depuis le temps que j’entends parler de cet auteur, je me lance enfin avec pour commencer Code 93 où l’on fait la connaissance du capitaine de police Victor Coste.

Et celui-ci va avoir fort à faire. Alors qu’il observe le médecin légiste à l’œuvre sur un cadavre émasculé découvert peu de temps auparavant, ce dernier, contre toute attente, se réveille sur la table d’autopsie. Puis la découverte du corps d’un toxico complètement carbonisé, avec reposant à l’intérieur de son abdomen, un téléphone portable sonnant toutes les 3h, vient semer la pagaille dans la première enquête. Et enfin des lettres anonymes parviennent  à Coste, rappelant dans chacune d’elles de vieilles affaires, avec la mystérieuse mention « code 93 », un dossier inconnu du capitaine.

Alors qu’il doit former une nouvelle équipière tout juste sortie de l’école de police et l’intégrer à son équipe délestée de son meilleur collègue et ami Mathias, Victor Coste n’est pas au bout de ses peines pour découvrir la vérité.

93, la Seine St Denis, le très célèbre 9-3 qui ne l’est pas uniquement pour son stade de foot… Le département gagne plutôt ses records dans la délinquance et la drogue. Et c’est dans ce climat que débute un polar parfaitement maitrisé, au suspense léger mais intense qui va crescendo au fil de la lecture. La raison ; les nombreuses questions que vont soulever les rebondissements qui ne cessent d’affluer sur ces mystérieuses enquêtes, qui au final s’imbriquent pour n’en former qu’une. Victor Coste l’a bien compris et s’acharne à relier les fils entre eux autant que le lecteur.

J’ai adore découvrir le personnage de Victor Coste, un flic solitaire et, sans grande surprise, détruit par un évènement personnel douloureux. Sans grande surprise car généralement, chaque polar possède son flic torturé, mais après tout c’est ainsi qu’on les aime, qu’on s’y attache, et surtout qu’on espère les voir à nouveau ouvrir leur cœur !

Un zeste d’humour se mêle à la lecture grâce à l’équipe de Coste, chaque membre étant particulier et donne une cohésion à l’ensemble. Humour bienvenu lorsqu’on découvre le pire de l’espèce humaine, et ce, des quartiers défavorisés aux demeures bourgeoises. Car le mal sévit partout et peut se cacher dans le moindre recoin.

Des junkies prêts à tout pour leurs doses, des politiques véreux soucieux de leur image, une municipalité ayant à cœur de baisser les chiffres de la criminalité… Le mal est partout.

Un roman brillant !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s