Un mariage arrangé dans les rocheuses, Elizabeth Lowell, Editions Diva Romance

Londres, années 1860.

Jessica Charteris, jeune aristocrate anglaise est promise à Lord Gore, un homme beaucoup plus vieux qu’elle, alcoolique et repoussant. Désespérée, elle demande à Wolfe Lonetree, son ami de toujours, de l’épouser. Bien que de 12 ans son aîné, elle a toujours vu en ce métis chasseur de mustangs un futur époux idéal. Bien décidée à ne pas épouser Lord Gore, Jessica va tout tenter pour convaincre Wolfe de l’arracher aux mains de cet ivrogne. Wolfe, que la condition de célibataire satisfait, mais qui est irrésistiblement attiré par Jessica, va finir par accepter.

Mais il n’y aura pas de nuit de noces. Ni le soir même, pas plus que les jours suivants. En effet, Jessica nourrit une aversion totale pour le sexe, pour la grossesse, l’accouchement et tout ce qui s’en rapproche. Frustré, Wolfe l’emmène dans sa maison en Amérique, en plein milieu des Rocheuses, en territoire hostile où il l’a traite comme une esclave dans l’espoir qu’elle demande une annulation de mariage. Mais c’est mal connaitre Jessica, qui loin de se comporter en petite aristocrate, s’adapte totalement à son environnement.

Wolfe aimerait qu’elle comprenne que le sexe n’a rien d’horrible, mais Jessica peine à oublier des évènements terribles de son enfance. Parviendront-ils à trouver un terrain d’entente ?

Je suis plutôt mitigée sur cette lecture. J’ai beaucoup aimé l’intrigue, cette affaire de mariage arrangé que l’on est certain de voir finir en histoire d’amour heureuse tant la complicité entre les deux personnages est palpable. J’ai apprécié ces descriptions des paysages de l’Amérique sauvage, de la tension qui croisse ses territoires hostiles. J’ai admiré le sang-froid du personnage de Jessica face au danger, sa détermination et son courage.

En revanche, j’ai été vraiment perplexe face au personnage de Wolfe. Si au débt, il nous apparait sympathique, ce n’est pas le cas pour la suite. Il se transforme en l’image du parfait macho, réduisant la femme à un « outil » ménager et sexuel. Son insistance face au sexe, et son comportement qui en découle –capricieux, colérique parce qu’il n’a pas ce qu’il veut- sont inadmissibles et révoltants pour la féministe que je suis.

Et forcément, j’ai eu envie de secouer Jessica. Premièrement pour cesser de se laisser faire de la sorte, mais aussi car son propre comportement est agaçant : celui d’une petite vierge effarouchée qui certes, a vécu des choses désagréables, mais qui exagère ce dégoût total qu’elle ressent face au sexe. Bref, un couple étrange que j’ai parfois aimé, parfois détesté.

Heureusement la fin se veut plus légère et réjouissante, et permet de terminer le roman sur une note positive.

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