Six fourmis blanches, Sandrine Collette, Le livre de poche

Lou et  Elias sont adeptes de randonnées. Et cette année, ils partent dans les montagnes de l’Afghanistan avec d’autres jeunes ; Arielle et Lucas, Marc et Etienne, pour un court séjour dans ces montagnes, dites maudites. Car là-bas, les villageois craignent le mauvais sort et font régulièrement appel à Mathias, le « sacrificateur » du coin, pour des rituels où il sacrifie une chèvre à la montagne pour les villageois.

De tout ça, les six parisiens n’en savent rien. Ils retrouvent leur guide, Vigan, avec qui ils vont parcourir ces montagnes. Mais le temps n’est pas avec eux ; la tempête se lève pour ne plus repartir, les voilà coincés et forcés de restreindre la nourriture, obligés de dormir frigorifiés et plus longtemps que prévu. La peur, le froid, et le manque de nourriture ne font qu’accroître leur agressivité.

Jusqu’à la mort de l’un d’entre eux. Et la situation est loin de s’arranger, d’autres perdront la vie, quelqu’un semble les épier, le temps ne cesse de s’aggraver. Qui survivra à ce périple ? Et à quel prix ?

Si j’ai toujours été bluffée par les romans de Sandrine Collette, en voici un que je ne suis pas prête d’oublier !

Le premier chapitre donne le ton avec le sacrifice de la chèvre et le récit de Mathias à la première personne. Et si la suite se veut plus légère avec le début de cette randonnée, l’atmosphère se fait immédiatement plus sombre et va s’intensifier à un rythme croissant, au même titre que le suspense.

Il est plutôt rare pour ma part, que je sois vraiment effrayée pendant la lecture d’un roman, que je ressente la peur des personnages. Mais ici, l’écriture puissante de Sandrine Collette m’a fait ressentir cet effroi que je n’avais connu qu’une seule fois auparavant avec « Juste une ombre » de Karine Giebel. Son talent est d’autant plus flagrant pour moi. Sans compter que malgré le paysage de nature et le lieu où se déroule le roman, il reste cette impression constante d’huis-clos.

La nature et ses aléas est toujours un thème primordial pour l’auteure, sans doute car c’est l’une des choses que l’on ne peut contrôler, et qui nous rappelle à quel point nous sommes minuscules face à elle. La construction de l’histoire, sans aucun faux pas, se concentre autour de cette nature et s’articule tel un roman d’Agata Christie.

Surprenant mais extrêmement efficace, ce thriller ne vous laissera pas indemne.

 

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