Les abysses du mal, Marc Charuel, Editions Albin Michel

Le corps d’une jeune femme est retrouvé dans une poubelle, atrocement mutilé, ne laissant aucun doute quant aux actes qu’elle a pu subir sexuellement.

Le commissaire Derolle est face à une enquête des plus sombres qui ouvre des vieilles plaies de son passé. Il se détourne de sa famille pour travailler d’arrache-pied sur chaque maigre indice qu’il peut trouver.

Tuan, vétéran passionné par le tir à longue distance ne vit que pour ce club de tir qu’il a créé. Il est obsédé par la sécurité, à tel point qu’il a placé dans l’appartement de sa fille des caméras, qu’elle éteint de temps en temps pour conserver son intimité.

Emilie, Flora, Brigitte, Sandra. Victimes de leur beauté, de leur jeunesse, du hasard. Mais surtout victimes d’un tueur de la pire espèce.

Et puis il y a Internet, la face cachée du web, cette face la plus sombre que l’on appelle Dark Net. Celle où tout s’achète, s’échange, sans contrôle et souvent à prix d’or. Celle où on trouve des vidéos appelées snuff movies, mettant en lumière de vraies scènes de tortures, de meurtres. Et certains sont prêts à payer très, très cher pour les visionner…

Bienvenue dans l’horreur à l’état pur, âmes sensibles s’abstenir. Beaucoup de personnages entrent en scène, et ne vous fiez pas aux apparences, ils possèdent tous un lien, qui va petit à petit se faire et reconstruire le puzzle dans lequel nous entraine l’auteur.

Une intrigue parfaite, un suspense qui va crescendo, mais surtout une plongée dans les abysses du mal, dans les profondeurs de la perversion humaine. Trois semaines après avoir lu ce roman, je suis encore marquée par l’écriture franche et incisive, par les scènes très visuelles qui s’imposent à l’esprit, par la trame sans faux-pas, et je peine à trouver les mots pour le commenter. Et s’il parait aberrant que ce genre de vidéos circulent sur internet, plus aberrant encore que certains payent pour les regarder, on sait néanmoins que c’est malheureusement vrai, que ces personnes existent, et ce constat est encore pire à mes yeux. Triste constat de la cruauté de notre société, de la perversion de certains humains.

Je crois que c’est le roman le plus noir, le plus sombre, le plus immergé dans la cruauté humaine qu’il m’ait été donné de lire. Difficile de faire plus sombre, tant au niveau de l’histoire, bluffante, que sur le style, incisif et glaçant.

Ce thriller m’a secouée par son côté brutal et sombre, mais il est tellement efficace qu’on ne peut passer à côté.

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