La fille du roi des marais, Karen Dionne, Editions JC Lattès

Au cœur de l’Amérique sauvage, Helena a eu une vie bien différente des autres enfants. Elle vivait seule avec ses parents dans une cabane cachée au fond des marais. Son père a kidnappé sa mère alors qu’elle était adolescente ; Helena est l’enfant d’un viol et a vécu 12 ans dans cette cabane, sans croiser le moindre humain, sans eau ni électricité, chassant pour survivre.

A 12 ans, elle réintègre la « vie normale », peine à s’adapter mais s’accroche. Aujourd’hui, Helena a changé de nom, elle est mariée et mère de deux enfants. Et elle a surtout occulté cette partie de son passé et la brutalité de son père qu’elle aimait malgré tout, et qui purge désormais sa peine en prison.

Mais un jour, son père s’évade. Lorsque la police débarque chez elle, Helena doit expliquer à son mari qu’elle est la fille de celui que les médias ont appelé le roi des marais. Et elle doit surtout retrouver son père, avant que ça ne soit lui qui la retrouve…

Si le synopsis m’a immédiatement attirée, j’avoue avoir été légèrement déçue par cette lecture qui n’a pas été à la hauteur de mes espérances.

L’auteure a vécu plusieurs années dans une cabane isolée et s’inspire de cette expérience dans son roman, ce qui est flagrant et ressort énormément à la lecture. La différence de vie avec notre monde actuel est considérable et le récit qui en découle est passionnant. On sent que l’auteure sait de quoi elle parle, et il est très intéressant de découvrir ce mode de vie qui semble si loin du nôtre.

Sur le fond j’ai apprécié cette lecture. Sur la forme un peu moins. L’auteure alterne les chapitres, entre l’enfance d’Helena dans les marais et sa vie d’adulte à la recherche de son père. Ces derniers sont les plus courts, Helena racontant beaucoup son enfance – ce qui n’est pas inintéressant, au contraire, ce sont les parties que j’ai préféré – mais malheureusement le rythme se retrouve ainsi haché, le suspense cassé.

Une brisure de rythme qui se retrouve aussi dans le personnage d’Helena et de notre ressenti, de notre empathie envers elle ; j’ai beaucoup aimé la petite Helena, l’enfant naïve et intelligente qui idolâtre son père et possède une enfance incroyable. Mais j’ai eu du mal à apprécier cette femme adulte qu’elle est devenue ; froide, sans vraiment d’états d’âme.

Ce n’est que mon impression, et j’espère que certains d’entre vous me contrediront ! Un peu déçue mais j’ai vraiment adoré découvrir l’enfance exceptionnelle de cette petite fille. Dépaysement total au fin fond des marais du Michigan !

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