« Si tu me le demandais » d’Emily Blaine (HarperCollins) * découverte

Voilà, j’avoue. Je n’avais jamais lu Emily Blaine (hormis une nouvelle dans un recueil)… Et parce que la plupart d’entre vous m’en parle souvent, et que je suis une incorrigible curieuse, je me suis dit qu’il fallait vraiment que je remédie à ça ! D’autant que j’ai aussi eu l’occasion de la croiser dans des salons, de la voir interagir avec ses fans avec gentillesse et attention, et d’échanger moi-même avec elle. Aussi, lorsqu’on m’a proposé Si tu me le demandais, j’y ai vu un signe et je me suis lancée.

J’ai donc découvert cette auteure (autrice ?) via les destins croisés et malmenés de Cooper et Julianne, qui l’un et/pour l’autre, tentent de reprendre pieds et de croire en une vie qui a jusque là semblé prendre plaisir à leur jouer de vilains tours. Lorsqu’ils se croisent pour la première fois par hasard et chacun pour fuir une réalité qui les ennuie, Cooper le sent : cette jolie femme à l’humour intelligent et au regard pétillant (de tristesse parfois) est celle qui lui permettra de se remettre de la mort de son épouse quelques années auparavant. Mais une fois qu’on a eu le cœur ainsi brisé, est-il vraiment possible de continuer à aimer ? De recommencer une histoire d’amour sans avoir clôt la page précédente, aussi douloureuse que soit la démarche? Dépasser un deuil revient-il seulement à l’occulter ? Et comment bâtir une relation sur des bases déjà posées avec une autre ?

Là encore (et je crois que mes lectures du moment ont toutes ce point commun…), Si tu me le demandais est une lecture qui sous couvert de feel good et de fin heureuse déstabilise largement. Emily Blaine parle avec sensibilité et prévenance du deuil, de ses conséquences, de la solitude à laquelle il peut condamner si nous nous obstinons à ne pas le partager. Car quand la mort frappe, il est rare qu’on soit seul(e) à devoir l’affronter – et si elle peut faire voler en éclat une vie, une famille ou un couple, elle peut aussi dessiner de nouvelles perspectives et recalculer le cheminement d’une vie vers une destination nouvelle et un bonheur inespéré.

Emily Blaine a une écriture très fluide, agréable à lire, et ce roman se lit d’une traite, nous faisant tour à tour sourire et monter les larmes aux yeux. Sans être léger (et pour cause), Si tu me le demandais n’est pas non plus un roman anxiogène, à l’ambiance lourde. On se prend page après page à se demander ce que nous ferions, nous, à encourager Cooper et Julianne, à les plaindre mais surtout à leur souhaiter le meilleur dans une vie qui ne sera pour eux plus jamais la même. Et on se surprend à espérer être aussi fort(e) si un jour la vie nous plaçait dans de telles situations.

Bref, la prochaine fois que je croiserai Emily Blaine en salon, il est bien possible que je me glisse dans une file d’attente pour acheter et échanger à propos d’un autre de ses romans !

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