Souvenirs effacés, Arno Strobel, Editions de l’Archipel

Sibylle se réveille à l’hôpital, après un coma. Disparue depuis deux semaines, elle se souvient de tout ; de son fils qui a été enlevé peu de temps auparavant, de son mari avec qui elle habite non loin d’ici, et du soir de son propre enlèvement. Mais lorsque le médecin lui assure qu’elle n’a pas d’enfant, Sibylle décide de s’enfuir de l’hôpital, ou plutôt de la cave de l’hôpital où elle était enfermée. Elle fait du stop jusque chez elle pour retrouver sa famille. Mais son mari nie lui aussi l’existence d’un enfant, et ne la reconnait pas malgré la foule de détails qu’elle livre sur sa vie et ses réponses aux questions pointues qu’il lui pose sur leur vie. 

Recherchée par la police, Sibylle se retrouve en cavale, sans savoir sur qui elle peut compter, en qui elle peut avoir confiance. Cette femme qui l’a prise en stop, qui la croit sans demander de preuves mais l’espionne en cachette ? Ce policier qui lui assure la croire et veut tout faire pour l’aider ? Cet homme rencontré par hasard lui racontant qu’il est arrivé la même chose à sa soeur ? 

Sibylle ne sait plus à qui se fier mais elle va devoir pourtant trouver le courage de comprendre ce qui lui arrive.

Imaginez, vous vous réveillez à l’hôpital, avec tous vos souvenirs. Vous savez qui sont vos proches, mais eux ne se souviennent pas de vous et assurent ne vous avoir jamais vu. Il y a de quoi angoisser, non ?

C’est exactement le sentiment que nous ressentons face à l’histoire de cette femme racontée avec tant d’authenticité ; l’angoisse. Car au fil des pages, nous suivons le récit de Sibylle, confrontée à une terrible situation et la paranoïa s’installe. Car si Sibylle ne sait plus à qui se confier, le lecteur lui aussi, se surprend à douter de tout et de chaque personnage côtoyant la jeune femme. Et si on finit par se faire une idée du dénouement à mesure de la lecture, celui-ci est encore plus surprenant que ce à quoi nous nous étions attendus. 

Une écriture visuelle particulièrement efficace, un scénario incroyablement angoissant, un suspense qui ne flanche pas ; les ingrédients sont là, la maitrise aussi. Après Enterrées vivantes, je suis à nouveau convaincue par Arno Strobel !

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