Des rêves infinis, Karen Thompson Walker, Editions JC Lattès

Santa Lora, Californie. Cette petite ville, qui n’est accessible que par une seule et unique route, voit ses habitants frappés un à un par une étrange épidémie ; ils sont plongés dans un sommeil profond, leurs paupières papillonnent comme s’ils rêvaient mais il est impossible de les réveiller.

Cette étrange maladie commence sur le campus, avec Kara, une jeune étudiante. Lorsque plusieurs autres étudiants sont atteints, le campus est mis en quarantaine, l’hôpital réquisitionné. Puis peu à peu, les habitants de la ville sont eux aussi touchés. Lorsqu’il n’y a plus de place à l’hôpital, c’est la bibliothèque qui les accueille, et l’unique route qui mène à la ville est coupée, à l’écart du monde. On ne peut plus plus ni sortir, ni rentrer à Santa Lora.

Et tandis que certains malades meurent, d’autres se réveillent. Tous ont l’impression de sortir d’un très long rêve, d’une succession de rêves prémonitoires, de souvenirs emmêlés, ajoutant une grosse confusion à leur état

Il règne dans ce roman une ambiance apocalyptique digne d’un excellent film à suspense. L’écriture est en effet très visuelle, nous permettant d’imaginer sans peine des images liées au récit.

Vous y rencontrerez Mei, la colocataire de la première victime, Libby et Sarah, deux fillettes seules à la maison lorsque leur père succombe, Ben et Annie, les parents d’un bébé cherchant à le protéger… Des personnages qui apparaîtront d’autant plus fort à la vue de ce qu’ils vont traverser, des personnages touchants que vous n’oublierez pas.

Avec cette drôle de maladie, l’auteure nous rappelle à quel point notre existence est fragile, la vitesse à laquelle peut se transmettre un virus prend tout son sens à la lecture, et les conséquences qui en découlent sont décrites à la perfection ; une ambiance de chaos, de désespoir, de terreur. Mais surtout, à travers les descriptions des rêves de ses personnages, elle ouvre une porte sur le surnaturel et l’existence de mondes parallèles, d’une manière à la fois tragique et poétique.

Poétique, c’est d’ailleurs l’effet que m’a fait ce livre. L’écriture, malgré cette ambiance sombre, sinistre et cette atmosphère apocalyptique, est fine, délicate et pleine de poésie, et contribue à faire de ce roman une histoire à la fois dramatique, brillante et touchante.

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