Piège nuptial, Douglas Kennedy, Pocket

A 38 ans, Nicholas n’a jamais vraiment eu de l’action et de l’aventure dans sa vie. Pigiste pour des journaux régionaux, il n’a jamais quitté les Etats-Unis. Lorsqu’un jour, dans une librairie d’occasion, il tombe sur une carte routière de l’Australie. Sur un coup de tête, il décide de réunir ses économies, vendre tout ce qu’il possède, et il part pour l’Australie, direction le désert.

Là-bas, il loue un combi Volkswagen et se lance dans la traversée du désert, au milieu de nulle part, seul et pas vraiment préparé. Ainsi, tout ne va pas vraiment se passer comme il le pensait. Après avoir renversé un kangourou, il prend en stop une jeune et jolie australienne, Angie. Celle-ci s’avère de plutôt bonne compagnie, jusqu’à ce que Nicholas se réveille, après trois jours d’absence total. Angie l’a drogué, et ramené chez elle, dans une petite communauté gérée par les chefs des quatre familles qui y vivent. Wollanup, cet endroit improbable au milieu du désert, n’existe même pas sur la carte.

Angie est allée jusqu’à épouser Nicholas, et se retrouve enceinte. Aucun échappatoire pour lui, il doit vivre ici, avec Angie, dans cette communauté où les règles ne sont pas les mêmes que dans le « vrai » monde… Les chefs de famille font la loi, et Nicholas a plutôt intérêt à obéir…

Si j’avais lu ce livre avant mon voyage en Australie, je ne serais sans doute pas partie… ! Il s’agit du premier roman de Douglas Kennedy, qui date de quelques dizaines d’années, mais qui n’a pas mal vieilli.

Le début de l’histoire n’est pas très rythmé, le personnage de Nicholas peu intéressant ; son côté flegmatique et défaitiste le rendent peu sympathique. Et puis d’un coup, le rythme s’accélère, dès la rencontre avec Angie. Le côté déjanté de la jeune fille donne un coup de fouet au roman, et à partir de cet instant, le suspense s’installe jusqu’à la fin et le personnage de Nicholas nous apparaît un peu plus sympathique. Car piégé dans cet incroyable communauté, on voit mal comment il pourrait s’en sortir !

Le roman est à la fois hilarant et déstabilisant. Cette communauté imaginée par l’auteur, bien organisée se veut malgré tout plutôt effrayante, l’ambiance y est d’ailleurs plutôt étrange, et cette atmosphère apporte énormément de tension au lecteur. Nous avons autant peur qu’envie de rire aux éclats !

Un roman original et plein de suspense qui pourrait vous dissuader de partir en Australie sans aucune organisation… ou au contraire, vous donner envie de voir si de telles communautés existent !

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s