Une mère juive ne meurt jamais, Patrice Abbou, Editions Plon

Louise Molina vient de mourir. Comme le veut la tradition juive, sa famille doit entamer une procédure de deuil de sept jours. Sept jours durant lesquels ils n’ont pas le droit de se laver, de se parfumer, de travailler, de regarder la télé ou écouter la musique, pas même de sortir, excepté pour se rendre chaque matin à la synagogue pour se recueillir. Les Molina ; David, le mari de Louise et leurs quatre enfants doivent donc se retrouver dans l’appartement familial.

Adam, 40 ans, le plus jeune des enfants, a manqué l’enterrement car il s’est trompé de cimetière, et comptait repartir très vite. Comédien, il doit poursuivre sa tournée. Mais c’est sans compter la pression que lui met son père, qu’il a toujours craint, pour le faire rester. D’autant que son frère aîné Henri vient de lui avouer la dernière volonté de leur mère ; ils ont sept jours pour trouver un mari à leur sœur Lucie.

Leur deuxième sœur Susanne quant à elle, est en Inde et injoignable. Ces sept jours enfermés en famille ne s’annonce pas de tout repos, d’autant que les secrets de famille choisissent ce moment pour se révéler…

Ambiance tendue dans ce huis-clos familial, qui dépeint avec beaucoup d’humour et d’émotions la procédure de deuil dans une famille juive. L’occasion d’en apprendre plus sur cette religion, ses traditions parfois curieuses et le vocabulaire spécifique, que certains membres de la famille ne comprennent d’ailleurs pas toujours.

Une famille curieuse, un peu loufoque, chez qui les sentiments et émotions semblent tabous. Le père de famille est un personnage haut en couleurs, un peu effrayant et aux réactions plutôt inattendues et parfois légèrement démesurées. Les frères et sœurs ont chacun leur personnalité, et sont, malgré le comportement de leur père, plein d’amour et de bienveillance envers celui-ci. Tous sont attachants.

Mais celle qui attise la curiosité, c’est Louise, la mère. Car ce huis-clos va aussi être l’occasion pour la famille de se remémorer les meilleurs souvenirs avec la défunte. Nous apprenons à la connaître à travers les anecdotes évoquées, à travers le regard de sa famille. Et c’est de loin la personne la plus intéressante de l’histoire, une femme incroyable, celle autour de qui tout tourne.

C’est un roman émouvant, plein de tendresse, d’humour. L’histoire d’une famille, ses hauts et ses bas, ses rancœurs, ses secrets, sa culpabilité, mais avant tout son amour. Celui que seule la famille peut comprendre.

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