Entretien avec Lucinda Riley

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Bonjour Lucinda, merci infiniment de nous faire l’honneur de répondre à ces questions.

*La belle italienne est un roman que vous aviez déjà écrit et publié. Pourquoi avoir choisi de le rééditer ?

A l’origine, j’ai écrit l’histoire de Rosanna et Roberto il y a vingt ans, et il était publié sous le titre ‘Aria’ en 1996, et signé de mon ancien nom de plume, ‘Lucinda Edmonds’. Il y a quelques années, mes éditeurs m’ont posé des questions sur ma liste des anciens ouvrages. Je leur ai dit que tous les livres étaient actuellement  épuisés, mais ils m’ont demandé de faire apparaître des exemplaires. Je me suis aventurée dans ma cave, et je suis sortie les huit livres que j’ai écrit il y a de nombreuses années. Ils étaient couverts dans les crottes de souris et les toiles d’araignée et ils sentaient de l’humidité, mais je les ai envoyés, en expliquant que j’étais très jeune à cette époque, et que je comprenais entièrement s’ils voulaient les jeter à la poubelle immédiatement. A ma grande surprise, la réaction était extrêmement positive, et ils m’ont demandé si je voudrais les rééditer. ‘Aria’ était le premier livre dans ma liste des anciens ouvrages que j’ai réédité. Depuis, j’ai réécrit ‘Not Quite an Angel’ (publié sous le titre ‘The Angel Tree’ au Royaume-Uni en 2015), et ‘Seeing Double’ (à publier en 2017).

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*Quelles modifications avez-vous apportées par rapport à la première version ?

D’une certaine manière, la réécriture de ‘Aria’ était plus dure que le commencement d’un entièrement nouveau livre parce que, au cours des 15 dernières années, j’ai vit plus de ma vie, et j’ai voulu s’assurer que j’aie mis cette expérience dans l’histoire. J’ai le sentiment que j’étais une conteuse avant, mais aujourd’hui je suis aussi une écrivaine – j’ai mis beaucoup d’années du travail dur à perfectionner mon art. Je ne veux pas révéler trop de l’intrigue, mais au cœur du roman est Rosanna Menici, jeune fille qui habite à Naples, qui est propulsée au rang de star quand sa voix belle est découverte. Pendant que sa carrière comme chanteuse d’opéra  développe, Rosanna commence une relation passionnée avec un autre chanteur d’opéra, Roberto. Le plus grand changement du roman, c’est la profondeur et la complexité ajoutée aux personnages et leurs relations.

 

*De quoi, de qui, vous êtes-­vous inspirée pour écrire ce superbe roman ?

Mon oncle a travaillé comme chef concepteur lumière au Royal Opera House à Covent Garden à Londres, et j’ai eu de la chance de voir beaucoup des répétitions en costume. En fait, j’ai vu le début de Kiri Te Kanawa dans La Boheme. L’élan dramatique de la musique était un arrière-plan parfait pour l’émotion de la relation de Roberto et Rosanna.

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Entretien avec Sophie Henrionnet

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Bonjour Sophie.
Tout d’abord merci de nous accorder quelques minutes pour répondre à ces quelques questions !

*Votre roman jeunesse, il était deux ou trois fois, nous replonge, nous, adultes, dans l’enfance.Quelle enfant étiez-vous ?
Plutôt sage, mais espiègle tout à la fois : la rigolote de la famille.

*Avez-vous, vous-même des enfants, qui vous auraient inspiré cette histoire ? Sinon, comment vous est venue cette idée ?
Oui, et je sais à quel point il est facile de céder aux tentations, l’idée d’une montre permettant de revivre plusieurs une même situation s’est imposée assez rapidement ! Lire la suite

Entretien avec Clarisse Sabard

thumbnail_Clarisse Sabard (c) Wendy Ptaszek

(c) Wendy Ptaszek

Bonjour Clarisse, merci beaucoup pour le temps que vous accordez à nos questions. Félicitations pour ce roman qui m’a beaucoup touché et que j’ai dévoré !
*Comment franchis-t-on le pas entre blogueuse et écrivain ? Bonjour et merci à vous pour ce chaleureux accueil réservé à mon roman! 
En fait, j’écrivais déjà avant d’être blogueuse, même si je n’avais jamais franchi le cap de mener un roman du début à la fin. L’écriture a toujours été un besoin pour moi, presque vital, comme le fait de respirer ou boire. Mais je pense que le fait de tenir un blog, de dévorer et chroniquer des romans, de découvrir de belles histoires,  m’a forcément donné le petit plus qu’il me manquait peut-être pour oser me lancer.

*Comment vous est venue cette idée originale pour ce roman, Les Lettres de Rose ? Quelles ont été vos sources d’inspirations ? Cette idée m’est tombée dessus d’un coup, suite à un rêve qui a donné naissance à mon prologue. J’avais évoqué, la veille, avec mon cousin, des secrets de famille, et je pense que l’idée a fait son chemin dans mon imagination. Je suis également fascinée par tout ce qui est un peu vintage, et en tombant sur une photo ancienne, sur Internet, j’ai eu l’image du personnage de Rose, cette femme un peu fantasque et brisée. Tout s’est imbriqué très rapidement, finalement.

* Combien de temps avez-vous passé à l’écriture de ce roman, dans quelles conditions ? J’ai mis 5 mois et demi à écrire ce roman, mais en m’imposant une discipline de fer. Chaque soir, pratiquement sans exception, une fois mon fils couché, je m’installais devant l’ordinateur, le casque sur les oreilles pour m’enfermer dans ma bulle (les titres cités dans le roman faisaient partie de ma playlist) et des litres de thé glacé à portée de main. Je ne voyais pas le temps passer, il  m’est arrivé d’aller me coucher à 4 heures du matin, moi qui tiens rarement jusqu’à minuit, d’ordinaire!

* Vous abordez dans votre roman, un sujet intéressant que je ne connaissais pas ; la psychogénéalogie. Avez-vous fait des recherches sur le sujet, rencontré des personnes qui ressentent la même chose que Lola ? Qu’en pensez-vous ? J’ai lu plusieurs articles concernant le sujet et j’ai été à chaque fois captivée. J’aime beaucoup les histoires familiales en général et leurs lourds bagages, ces articles m’ont convaincue de l’importance de l’héritage génétique. Je n’ai pas rencontré de personnes qui aient vécu cela, mais moi-même, en regardant parfois quelques anciennes photos de famille ou de mon village d’origine, il m’est arrivé de ressentir une sensation de déjà-vu.

*J’ai mené ma petite enquête, et cherché où se situait ce fameux village d’Aubéry, et c’est un véritable mystère, mis à part un château en Martinique qui aurait été la propriété d’un certain Eugène Aubéry. Pourquoi ce nom de village, il y a-t-il un rapport avec ce château en Martinique ? Et de quel endroit vous inspirez-vous pour Aubéry ? En effet, le village d’Aubéry n’existe pas et j’ignorais totalement qu’il y avait un château du même nom en Martinique. Pour ce village, je me suis inspirée de ma région, le Berry, et notamment de la commune de Tournon-St-Martin, où j’ai grandi. Mais comme j’aime imaginer les choses à ma façon, j’ai souvent ré-arrangé la typographie comme cela me chantait. Le nom Aubéry m’est venu alors que je lisais une biographie sur Daphné du Maurier; elle a nommé ainsi l’un de ses personnages et je trouvais que ça sonnait bien. Et finalement, la sonorité rappelle ma région.

* Que ressent-on lorsqu’on tient son premier livre entre ses mains ? On a le coeur qui fait des loopings, les mains moites et des paillettes dans les yeux! Et en même temps, on ne réalise pas forcément sur l’instant; c’est assez indescriptible!

* Quels sont vos loisirs autres que la lecture ? J’aime cuisiner (la pâtisserie, surtout), chiner et arpenter les villages et villes, appareil photo à la main. Et quand je décide de me poser, c’est en général pour refaire le monde avec des amis autour d’un café, de préférence en terrasse.

* Un auteur, un livre à nous conseiller ? Un seul? C’est dur, ça! Je conseille à tout le monde de découvrir Laurence Peyrin, qui a écrit le merveilleux roman “La drôle de vie de Zelda Zonk” et la suite, “Hanna”.

* Quel conseil donneriez-vous aux blogueurs, qui comme vous, souhaitent tenter leur chance dans l’écriture ? Croyez en vous, acceptez l’idée de vivre H24 avec vos personnages, d’en parler à tous vos proches comme s’ils existaient vraiment et surtout ne vous forcez pas. Quand c’est le bon moment d’écrire, on le sait.

Merci beaucoup pour le temps que vous nous avez accordé, et à bientôt pour votre prochain roman !

Merci  à vous!

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kitty