« Confessions d’un automate mangeur d’opium » de Fabrice Colin&Mathieu Gaborit (Bragelonne) * steampunk, quand tu nous tiens!

Etonnés de nous voir présenter un titre steampunk ? Probablement pas autant que nous de vous en parler ! Il arrive parfois, comme ça, qu’un livre attire en rayon notre attention alors même qu’il n’est a priori pas « notre genre ». La magie des librairies ! C’est exactement ce qu’il s’est passé avec Confessions d’un automate mangeur d’Opium : je flânais en librairie quand, soudain, ce livre à la couverture magnifique et à la fabrication originale (je fais une fixation sur les coins de pages arrondis !) à attirer mon attention… tout comme le nom de Fabrice Colin, que j’avais déjà lu il y a … de nombreuses années. Bref, je me suis laissée tenter et l’ai adopté. Puis rapidement lu. Et autant vous le dire tout de suite, je l’ai dévoré.

Curieuse de nature, je me suis rapidement laissée absorbée par cet univers si particulier du steampunk : les codes du 19ème siècle et son ambiance vintage délicieusement surannée intelligemment mêlés à un modernisme désuet incarné par des automates et autres machines échappées des esprits imbibés d’opium de savants fous. Cela donne une atmosphère familière et surprenante à la fois, largement addictive. Ajoutons à cela une intrigue riche en rebondissements, servies par des personnages principaux et secondaires hauts en couleurs et aux réparties savoureuses, et vous obtenez un parfait moment de lecture !

Mais Fabrice Colin et Mathieu Gaborit ne se sont pas arrêtés là : par le biais d’une enquête visant à retrouver le responsable de la mort de la comédienne Margaret Saunders (et qui finit par les mener à côtoyer les élites politiques de leur époque, rien de moins), et que celle-ci mène de concert avec son frère Théo, aliéniste, c’est bien sur l’intelligence artificielle, sur « la science sans conscience » (non, ce n’est pas de moi 😊 ), sur toutes ces dérives engendrées par les meilleures intentions du monde. Sans moralisme, ils explorent les frontières entre le Bien et le Mal, le raisonnable et le déraisonné. On s’interroge, tout comme Margo et Théo, et on se surprend à regarder par-dessus son épaule, à considérer certaines « avancées » comme des risques (ou des incertitudes pour le moins) … Pour résumer, ce formidable duo d’auteurs nous fait réfléchir en nous divertissant, toujours en nous prenant très au sérieux mais sans jamais l’être trop. L’alchimie est parfaite. La lecture passionnante… et je me prends à envisager de relire du steampunk plus régulièrement !

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Je suis une femme, Nicolas Sorez

 

Après le cri du crapaud, Nicolas Sorez revient avec ce recueil de nouvelles intitulé « Je suis une femme ». 12 nouvelles. Dans chacune d’elle, l’histoire d’une femme. Des années 1800 à notre époque, la période importe peu car même si les histoires sont différentes, la finalité elle, reste la même ; une sorte d’apologie de la femme. Lire la suite

Tu ne perds rien pour attendre – Janis Otsiemi – Sang neuf

Nouvelle collection polar chez Plon, intitulée « Sang neuf », et bonne nouvelle pour les amoureux des mots, l’auteur choisi pour inaugurer le petit bébé est Janis Otsiemi, écrivain gabonais venu tout droit de chez Jigal, et auteur, entres autres,  de l’excellent « le chasseur de lucioles »!

Dans le climat chaud et sature de Libreville, Jean-Marc, flic assoifé de vengeance suite à la mort de sa soeur et de sa mère renversées par un chauffard qui s’avère etre le fils d’un ex-ministre (et donc, vous l’aurez compris, non poursuivi!), rentre dans la police afin de venger les siens! Un soir où il erre d’un pub à l’autre, il raccompagne une jeune femme qui est censé être morte assassinée! De là, l’enquête commence… Lire la suite

Les enfants perdus, François Hauter, Editions du Rocher

Stanislas est un homme d’affaires français respecté. Il vit seul avec son fils Alexandre depuis le décès de sa femme et la cohabitation entre eux deux n’a pas toujours été facile, c’est pourquoi Alexandre est parti sillonner le monde avec son sac à dos.

Rose habite Hong Kong et gère une grosse entreprise. Sa vie n’est concentrée que sur la finance, son travail. Pas d’homme dans sa vie mais une fille, Jade, pour qui elle n’a jamais été présente, car bien trop accaparée par son travail.

Bienaimé vit à Haïti dans une grande misère. Il désespère chaque jour de ne pouvoir offrir mieux à sa fille. Mais il est prêt à tout pour elle et pour qu’elle puisse faire les études dont elle rêve.

Trois personnes à différents points du monde, dont leurs vies vont changer à jamais. Alexandre est recherché par la police australienne et est introuvable. Jade est arrêtée en Thaïlande pour transport de drogue et risque la peine de mort.  Bienaimé accepte d’aller travailler au Qatar pour gagner plus d’argent pour sa fille sans imaginer que c’est en tant qu’esclave qu’il a été engagé. Lire la suite

La loge noire, Jean-Pierre Croquet, L’Archipel

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A l’aube de la première guerre mondiale en Angleterre, une série de meurtres terrorise Londres. Jack l’Eventreur serait-il de retour ? Les médias lui ont en tout cas déjà trouvé un surnom ; l’Egorgeur, un macabre surnom dévoilant ce qu’il fait subir à ses victimes. C’est l’inspecteur Adey qui est en charge de l’enquête.

Parallèlement, un ouvrage occulte est activement recherché ;  la Kabbala Denudata, dans son édition originale. Mark Bowen, courtier engagé par une société secrète de mages noirs militants, retrouve sa trace dans la librairie de Geoffrey Bloom. Mais lorsqu’il s’y rend pour acquérir l’ouvrage, il trouve le libraire égorgé, et le livre volé. Paniqué, il s’enfuit, ce qui n’échappe pas à plusieurs témoins. Il devient alors le suspect le plus probable dans l’affaire de l’Egorgeur.

Traqué par la police, Mark Bowen va devoir, pour prouver son innocence, s’associer pour retrouver le véritable meurtrier. Sans compter qu’il n’est pas le seul à vouloir connaitre ce que contient cette mystérieuse édition de la Kabbala DenudataLire la suite