The Knick

En tant qu’infirmière, je suis toujours sceptique sur les séries médicales (à bas les clichés sur les infirmières super sexy qui couchent avec tous les médecins super sexys). On m’avait déjà parlé de The Knick, j’ai fais une moue puis suis allée voir le synopsis.

Le staff de l’hôpital Knickerbocker de New York, des chirurgiens aux infirmières, doit repousser les limites de la médecine au début du 20ème siècle, à une époque où le taux de mortalité a soudainement augmenté et où les antibiotiques n’existent pas encore…

Quand on voit l’affiche principale, le ton est donné…Dieu est présent et se prend pour un chirurgien (ou l’inverse ? !). on y voit un Clive Owen métamorphosé mais remplit d’un charisme incroyable et d’une aura débordante.

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Sur cette photo, on peut tout voir sur ce qui va se dégager de cette série : il y a le chirurgien chef (qui se prend pour Dieu donc), la pauvre infirmière dont on soupçonne sa considération de l’époque (mais méfiez vous), les assistants du chef et on peut voir aussi le deuxième thème de la série : la lutte contre les préjugés raciaux.

On peut voir au cours des 2 saisons diffusés un choix des acteurs impressionnants, tous ont un jeu parfaits, on est tout de suite plongés dans l’atmosphère lourde, pesante du début du 20ème siècle. Là où tout le monde se bat pour atteindre une certaine classe sociale, on peut vraiment apprécié l’aspect historique de la série que ce soit sur l’ambiance de New York (et ses bas fonds) que sur les débuts de la chirurgie, ses expériences, ses innovations.

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2 saisons ont été diffusées et on croise les doigts pour qu’une troisième voit le jour car on a hâte de voir évoluer ces personnages étonnants.

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« Et le ciel sera bleu » de Tamara McKinley (L’Archipel) * déceptif

 

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Ernie Turner est un petit garçon de 5 ans lorsqu’il est sommé de quitter Londres. Nous sommes en 1939 et le gouvernement britannique envoie ses enfants à l’abri, Ernie comme tant d’autres. Mais le cas d’Ernie est pour diverses raisons différentes ; tout d’abord, le petit garçon souffre d’un pied handicapé, résultat d’une polio foudroyante dont il garde ce triste souvenir. C’est pour cela qu’il est accompagné de sa grande sœur, Sally, qui ne devrait pas faire partie des premiers convois étant donné son âge ; mais comment séparer  le petit garçon de celle qui s’occupe de lui au quotidien depuis si longtemps ? D’autant que Sally et Ernie vivent depuis bien longtemps sans leur père, absent pour son travail et retenu depuis l’annonce de la guerre sur un bateau, et sans leur mère, jeune femme instable et irresponsable qui joue les filles de l’air et a même oublié de les accompagner à la gare le jour de leur départ. Une fratrie soudée donc, qui va pouvoir compter sur la formidable famille Reilly, leur famille d’adoption et rapidement bien plus encore, pour affronter les traumatismes d’un conflit qui devient très vite omniprésent dans leur quotidien, mais qui va aussi les aider à se façonner de superbes souvenirs, de ceux que l’on se crée lorsque l’on est jeunes mais déjà conscients que tout peut basculer d’un moment à l’autre.

Dans Et le ciel sera bleu, Tamara McKinley (allias Ellie Dean) réussit parfaitement à nous dépeindre dès les premières pages les premières conséquences de l’entrée de la Grande Bretagne dans la Seconde Guerre mondiale. Traumatisée par le précédent conflit, la population se prépare dès les premiers jours au pire, construisant des abris anti-aériens, cultivant des fruits et des légumes au sein même des villes, constituant des réserves, effaçant le nom des rues (pour déboussoler l’ennemi s’il venait à entrer dans les villes), barricadant les plages pour empêcher tout débarquement ennemi, ou encore envoyant ses jeunes à l’abri, loin des principales villes du pays. On perçoit la ténacité de tout un peuple, résolu à résister et à apporter sa contribution dans la lutte de l’Europe contre les nazis, quitte pour cela à quitter la relative sécurité que lui octroie son statut d’insulaire.  Tout comme Sally et Ernie, dont nous suivons avec plaisir les existences, les britanniques s’adaptent et sont plus solidaires que jamais, donnant toute leur importance à chaque petit moment de bonheur.

Pourtant, je n’irai pas jusqu’à dire que ce roman est une réussite. Je considère en effet comme un énorme bémol la fin de ce roman, qui … ne conclut rien, n’apporte rien. Elle donne presque l’impression que les derniers chapitres ont été arrachés du livre. La façon dont nous quittons les personnages est abrupte et contreproductive, et m’a très clairement laissée sur ma fin…. Presque mise en colère même. La guerre n’est pas finie, les péripéties personnelles des personnages ne sont pas résolues ni en passe de le devenir, il n’y a pas de rebondissement laissant penser qu’un drame pourrait relancer l’intrigue. Le mot fin est donc artificiellement apposé. C’est extrêmement dommage, puisque ce nous lisons nous donne beaucoup d’espoirs sur ce que « la suite » pourrait être. L’auteure nous avait habituées à mieux, j’en ai peur.

Demain n’attend pas, Céline Rouillé, City Editions

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Il y a cinq ans, Sarah quittait toute sa vie parisienne pour ouvrir une maison d’hôtes en Normandie. Tout a très bien marché et elle vit désormais heureuse de ce changement, avec ses deux filles et toujours du monde à la maison. Mais Sarah voit sa vie basculer lorsque l’annonce d’un projet risque de compromettre sa maison d’hôtes.

Pierre travaille dans une résidence médicale de luxe. Employé modèle, son nom est pourtant trainé dans la boue par des collègues et il se retrouve accusé de crimes qu’il n’a pourtant jamais commis.

Ils vont être amenés à se rencontrer, avec une foule de personnages dont la vie est sur un fil, suspendus tels des funambules. Lucille et sa mère alcoolique, Virginie et sa colère, Natalia et ses erreurs… Tous ont en commun cette sensation d’avoir fait quelque chose de mal. Mais tous demandent pardon… Lire la suite

Menace sur Rio, James Patterson et Mark Sullivan, L’Archipel

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Jack Morgan est agent de sécurité chez la célèbre agence Private, celle-là même qui s’est occupée de la sécurité lors de la coupe du monde de football 2014 au Brésil, qui s’est déroulée sans incident majeur, excepté un cas de malade contaminé par un virus inconnu. L’affaire avait été étouffée, n’ayant eu aucun autre cas de virus similaire. Deux ans plus tard, Rio accueille les Jeux Olympiques, sollicitant de nouveau Private. Jack espère que tout se passera pour le mieux.

Malheureusement, les filles d’un milliardaire célèbre dont Jack avait la sécurité sont enlevées, les ravisseurs demandent une rançon importante. Mais leurs raisons sont beaucoup plus obscures…

Et dans l’ombre, le célèbre docteur Castro a mis au point un virus sur lequel il a travaillé plusieurs années, qui une fois lâché, pourrait détruire et contaminer très rapidement la planète. Son plan est presque au point, les J.O. approchent. L’heure de sa vengeance a sonné…

Sorti le 6 juillet, ce livre tombait à pic pour l’euro, et en anticipation des J.O. On retrouve toujours le maitre du suspense, même si j’ai pour ma part, pour la première fois avec cet auteur, que je suis pourtant depuis un moment, ressenti une pointe de lassitude. Il reste une valeur sûre certes, mais j’ai moins accroché que les précédents.

Les actions s’enchainent parfois trop vite, et l’association des deux écrivains en est peut-être la cause. Par moments plein de détails, par moment peu. Deux rythmes différents qui se succèdent et qui pour la première fois, me rendent réticente.

Sur l’histoire en elle-même en revanche, l’écriture et le récit mettent en avant les différences entre riches et pauvres, dans un pays où elles sont d’autant plus fortes, accentuées par le contraste des évènements ; J.O. et coupe du monde de football. Une forme de dénonciation, à la fois des inégalités, à la fois des évènements sportifs de grandes envergures qui brassent des millions pendant que des gens meurent de faim dans les favelas.

James Patterson s’essouffle-t-il ou je n’ai pas su apprécier ce livre ? D’autant que c’est le second livre de l’auteur (qui mêle attentats, virus, horreurs), que je lis au moment où se produit une catastrophe malheureusement bien réelle. Pas besoin de ce genre de lectures en ce moment, je n’ai qu’à allumer la télé pour y voir l’étendue de la connerie humaine…

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Mortel Sabbat – Preston & Child – Editions l’Archipel

Ah ! le mois de mai est pour moi toujours une attente inestimable car arrive le nouveau Preston & Child, et surtout le nouveau Pendergast…

Je dois être comme des milliers de personnes, une grande fan de ce personnage hors du commun qui a dépassé dans mon coeur l’illustre Sherlock Holmes (et c’était pourtant pas gagné !).

Bref, ce 11 mai sort le nouveau opus du duo américaon, Mortel Sabbat avec une couverture qui en dit long sur ce qui nous attend…Du mystère, de la magie, des sorcières ?

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Le synopsis : Pendergast est contacté par Percival Lake, un sculpteur à qui on a volé une collection de vins rares. En compagnie de Constance Greene, Pendergast se rend à Exmouth, petit village de pêcheurs situé au nord de Salem, dans le Massachusetts. En examinant la cave pillée, Pendergast découvre, derrière les rayonnages, une niche secrète ayant abrité un corps. Le vol des précieux flacons ne serait donc qu’un leurre destiné à masquer la disparition du squelette…
Des marécages hantés par une bête humaine, les souterrains d’une église en ruine abritant les sabbats d’adorateurs de Lucifer et du démon Morax… Voilà qui pourrait se transformer en piège mortel pour Pendergast…

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