« Power » par Michael Mention (Stéphane Marsan) / Charlie « peut mourir tranquille » après une telle expérience de lecture

(source image : http://leslivresdelie.org/michael-mention-entretien/ )

La coupe du monde de foot arrive, et vous souvenez-vous de cette célèbre phrase de Thierry Roland adressé à Jean Mimi, quand la France a battu le Brésil en 1998? Je cite « Je crois qu’après avoir vu ça, on peut mourir tranquille! »

Hé bien, voilà, j’en suis là, alors que je viens de terminer Power de Michael Mention, allongé sur mon canap’! Je pose le livre qui m’a pris aux tripes, comme rarement, ou du moins, depuis tellement longtemps que je ne m’en souviens plus! Le temps d’une semaine, j’ai vécu comme un black panther, enfin presque, le courage en moins, comme un bébé panthère, oui, bon, ok, un chat…Oui, parce que ce roman noir, il raconte l’histoire du Black Panther Party, de sa création à sa mort, et donc une partie de l’histoire des Etats-unis : le vietnam, les présidents, Sam le sérial killeur, la musique, les moeurs ,la totale!

L’écriture est juste parfaite (la qualité des dialogues est exceptionnelle!), l’intrigue, la partie historique, le FBI, les personnages, c’est juste grandiose! Une fresque qui vous laissera pantois, sonné comme si vous étiez monter sur le ring contre Ali!

Au bout de 100 pages, en apnée, j’ai tout posé, et j’ai commencé à noter les titres de zik qu’il fallait écouter pour etre dans l’ambiance, puis, 100 pages après, les films qu’il me faudrait revoir ou acheter, Ali, Malcom x, J.Edgarsummer of sam, zodiac…, puis j’ai regardé sur youtube, les vidéos sur le BPP, les documentaires, le capitole,le vietnam, et je me suis commandé une bio de Martin Luther King, un livre sur les kennedy, ressorti Racines d’Alex Haley. Pour finir, j’ai filé acheter un pack de Bud pour me plonger totalement dans l’ambiance…et le temps de finir le livre, j’ai perdu le goût du pain, les volets fermés, portable et wi-fi déconnectés, la vie s’est arreté…

Pour tous ces sentiments, ces ressentis, merci Michael, merci mille fois! Vivement que l’on se rencontre que l’on puisse en parler, Bud en mains! et à la manière d’une panthère, avec mes armes qui sont les miennes, le livre à la main et la fleur au fusil, je vais crier au monde entier de lire ce roman, le dévorer, le partager!!!!

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Une bonne intention, Solène Bakowski, Bragelonne

D’entrée, je vous fais un aveu, je joue la carte de la sincérité. Si l’on ne m’avait pas conseillé « Une bonne intention » (merci Yvan!), je ne me serais sûrement pas laissé tenter (d’où l’utilité de vous balader dans les salons du livre, de trainer avec des mordus de littérature, de rencontrer les auteurs, j’en passe et des meilleurs!). 

Par curiosité, dès le lendemain j’ai mis mon nez dedans, et je ne l’ai ressorti que quelques jours suivants! Happé par l’écriture, puis par l’histoire! L’histoire d’ailleurs, la voici, en quelques mots : Mati a neuf ans. Elle a perdu sa maman. Son père s’enlise dans le deuil et sa grand-mère s’efforce, à sa manière, de recoller les morceaux. Un soir, la petite ne rentre pas de l’école.

Peu habitué à ce style de littérature noire, où l’intrigue n’est pas au centre de l’histoire, où l’on ne va pas de surprise en surprise, j’ai été tout de même bluffé par l’envie déconcertante de tourner les pages, de savoir, de connaitre l’issue de ce drame familial.

Le soin apporté à la psychologie et aux caractères des personnages est impressionnant : Rémy, l’autiste, Mathilde, la petite fille (même si je me dis, qu’à son âge, je n’étais pas si éveillé, mais en même temps, je n’ai pas vécu ce qu’elle a vécu, et en plus, je suis un mec, c’est toujours un peu en retard les mecs,  hum hum…), la grand mère  à qui l’on donnerait au début du texte le bon Dieu sans confession… Enfin, tous ces personnages ont un point commun, tout ce qu’ils ont fait, partait d’une bonne intention… et c’est l’enfer, petit à petit, insidieusement, qu’ils ont pavé!

Je n’en dis pas plus, lisez ce livre, c’est en poche et l’été arrive, ça tombe bien, c’est très maitrisé et superbement écrit (on sent l’amour de l’auteur pour les mots et la littérature). 

Charly!