Sissi impératrice malgré elle, Allison Pataki, Editions de l’Archipel

Vienne, Autriche 1853. La jolie Elisabeth, surnommée Sissi, a 15 ans lorsqu’elle part pour Vienne avec sa mère et sa sœur Hélène, qui doit être présentée à leur cousin François-Joseph, l’empereur d’Autriche, en vue d’un mariage. Les deux sœurs sont le jour et la nuit ; Hélène est timide, réservée, lit beaucoup et n’expose que peu son avis. Sissi elle, est joyeuse, passionnée d’équitation et de nature, rebelle dans l’âme et ne peut s’empêcher d’avoir un avis sur tout.

Cette différence entre les deux sœurs, François-Joseph l’a remarqué lui aussi. Et c’est pourquoi il s’oppose à sa mère, la terrible archiduchesse Sophie lorsqu’elle souhaite lui faire épouser Hélène. François-Joseph est tombé sous le charme de Sissi, et c’est réciproque. Lire la suite

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« Le ciel n’existe pas » d’Ines Fernandez Moreno (Lattès) * une jolie lecture

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Cala a une vie un peu décousue, très chaotique, plutôt insatisfaisante mais finalement pas si nulle. D’accord, sa mère est despotique ; d’accord, son boulot de pigiste dans un magazine féminin ne répond pas tout à fait à ses attentes ; oui, son amour est parti il y a des mois de l’autre côté des Andes, lui donnant peu de nouvelles, et juste assez d’espoir pour attendre. Pourtant, le jour où elle se rend compte que Sabrina, l’auxiliaire de vie de sa mère, les vole, sa vie prend un virage inattendu : la jeune fille l’entraine à sa suite dans les méandres de la traite des Blanches qui polluent les bas-fonds de Buenos Aires et menace des milliers de jeunes filles. Si on ajoute à cela qu’elle se retrouve avec le bébé de Sabrina sur les bras – un bébé qu’elle adore rapidement et dont elle est finalement très fière de savoir s’occuper – et que sa voisine la poursuit pour qu’elle lui apprenne à devenir écrivain, il n’y a plus de doute : Cala va devoir ouvrir les yeux sur le monde réel, là où elle préférait son univers un peu bohême et si rassurant.

Avec ce roman quelque peu décalé, Ines Fernandez Moreno nous entraine à la découverte (en tout cas pour moi) de la société argentine contemporaine. Trafics divers, modernité déstabilisante, femmes victimes ou engagées mais toujours touchantes, histoires d’amour contrarié et d’amitié solide, réflexion sur la maternité – être/devenir/supporter la mère – et sur le couple, sur la liberté,… On sourit, on rit, on se désole et se révolte, on découvre et on se renseigne sur une société que nous connaissons peu – mais pas beaucoup plus que le strict nécessaire. L’écriture de l’auteure est emprunte de douceur, mais aussi de détermination, d’admiration – il en découle une lecture fluide (et rapide), qui donne le sourire. Une légèreté de façade cependant, et de nombreuses pistes de réflexions à creuser. Si ce roman ne fera probablement pas date (peut-être qu’il aurait plus facilement tiré son épingle du jeu hors rentrée littéraire…), il tient pourtant ses promesses et nous fait découvrir une auteur à suivre.

 

Orgueil & Préjugés, Jane Austen, Tibert Editions

Texte intégral illustré par Margaux Matin

Mr. et Mrs. Bennet sont les heureux parents de cinq filles en âge, ou presque, de convoler. L’installation d’un beau et riche jeune homme, parti potentiel, dans la région va entrainer irrémédiablement une chasse au mari…

Nul besoin de résumer l’un des romans les plus connus au monde qui s’offre ici un nouvel écrin. Quand j’ai vu sur Facebook, début juillet, que les éditions Tibert (une jeune maison d’édition, dynamique, installée à Clermont-Ferrand) allait publier un Orgueil & Préjugés illustré par Margaux Motin et qu’une pré-vente était ouverte, je n’ai pas hésité. Plusieurs lots étaient proposés avec différents goodies. J’ai opté pour celui avec le tote bag (j’en ai plein mais je n’y résiste jamais!!!). Finalement, la campagne Ulule a été un véritable succès et, quand j’ai reçu mon paquet fin août, il contenait également des cartes, des marques-pages et un calendrier. Le bonheur…

Comme pour beaucoup, le roman de Jane Austen est depuis très longtemps l’un de mes livres de chevet. Je ne compte plus le nombre de fois où je me suis laissée aspirer par ces lignes, toujours heureuse de retrouver ces personnages chers à mon coeur.

Cette nouvelle édition est une très belle réussite. L’objet-livre est beau. Le format (18×25) est bien choisi, on peut glisser le livre dans son sac (s’il est assez grand) ou le laisser sur une table basse en décoration. Le grain du papier est agréable au toucher et suffisamment épais pour que l’on ne voit pas à travers. Le bord des pages stylisé et en couleurs donne du relief à la tranche. L’impression et la reliure ont été réalisées en France (dans l’Ain), ce qui mérite d’être souligné.

Les dessins de Margaux Motin apporte la touche de modernité et d’humour. La traduction proposée est celle de Jules Castier de 1947. Une note de l’éditeur précise que celle-ci « est proche du texte original et respecte le rythme et la forme de Jane Austen ». J’avoue que je n’aurais pas forcément vu la différence si je ne l’avais pas su, tant j’ai lu de versions différentes, en français ou en vo, mais le plaisir de lecture reste là, intense.

A offrir ou à s’offrir (le prix, 28€ est très raisonnable au vu du travail) !

Maîtresse Jedi

La femme qui ment, Hervé Bel, Editions Les Escales

A 43 ans, Sophie mène une vie des plus routinières. Sans enfants, elle part chaque jour en RER pour la Défense, s’enferme dans un building pendant 10h pour faire ce qu’on attend d’elle, le tout avec rapidité et efficacité. Le soir, elle rejoint Alain, son mari, professeur et écrivain à ses heures. Ils n’ont pas d’enfants et cela pèse à Sophie, qui en a toujours rêvé.

Mais à 43 ans, peut-on attendre un miracle de la vie ? Sophie fatigue, s’use au travail, sature. Alors lorsque son supérieur lui reproche son manque d’implication des dernières semaines sur un dossier important, elle ment en avouant être enceinte. Un gros mensonge qui va rendre son quotidien professionnel bien plus supportable : on l’allège des grosses tâches, on lui apporte beaucoup d’attention. Prise dans un engrenage, Sophie décide de mentir également à Alain. Pour le tester sur son envie d’être père ? Pour qu’à force d’y croire, cela arrive vraiment ? Lire la suite

Rien d’autre que la vie, Claire Casti De Rocco, City Editions

Anna file le parfait amour avec Guillaume depuis presque quinze ans. Déjà maman de deux filles, elle est enceinte d’un petit garçon dont l’accouchement est pour bientôt. Un jour, un étrange appel va la ramener une quinzaine d’années en arrière, au souvenir de Laurent, son amour de jeunesse. Celui-ci vient de mourir d’un long combat contre la maladie, et ses derniers mots ont été pour Anna, bien qu’ils ne se soient pas revus depuis.

Malgré son état et l’inquiétude de son mari, Anna prends le train pour Orléans, pour assister aux funérailles de Laurent, et rencontrer la sœur de ce dernier qui doit lui remettre une lettre que son frère a écrit sur son lit de mort à l’attention d’Anna. Une lettre d’adieu. Une lettre d’amour. Une lettre mystérieuse qui va la plonger dans le passé, lui faire revivre cette époque tellement heureuse de sa vie, mais aussi la faire s’interroger sur la façon dont s’est terminée leur relation. Lire la suite