La mélodie de l’été, Debbie Macomber, Editions Charleston

La chambre d’hôtes La Villa Rose à Cellar Cove tient son nom de sa propriétaire Jo Marie Rose. Veuve depuis quelques années, elle s’est relevée grâce à ce projet et se consacre entièrement à ses hôtes. Ce weekend, elle attend plusieurs personnes et s’en réjouis d’avance.

La jeune Ellie, 23 ans, vient passer le weekend à Cellar Cove pour rencontrer pour la première fois Tom, un jeune homme qu’elle a connu sur un site internet. Cela fait des mois qu’ils échangent et elle pense être tombée amoureuse. Faire le pas de le rencontrer est une grosse étape pour elle, d’autant qu’elle le fait au grand dam de sa mère, protectrice qui l’a toujours trop couvée et mise en garde contre les hommes suite à son mariage dont l’issue fut un fiasco. Tom sera-t-il à la hauteur des espérances d’Ellie ?

Maggie et Roy ont laissé leurs deux enfants pour s’offrir un weekend en amoureux. Un moment qu’ils comptent bien mettre à profit pour discuter de leur couple et de leur avenir. Car celui-ci ne s’annonce pas tout rose depuis un évènement particulier, et Maggie a une révélation à faire qui risque de bouleverser leurs vies.

Jo Marie sera là pour les accueillir et les aider comme elle peut, tout en essayant de mettre de côté l’attirance qu’elle éprouve pour Mark, son meilleur ami et homme à tout faire. Lire la suite

« La Tresse » de Laetitia Colombani (Grasset) * édifiant

La tresse, c’est avant tout une histoire de femmes, une histoire de vie, de celle qu’on lit avec espoir, avec passion, avec le cœur. L’une de ces histoires qui nous font dire que tout n’est pas perdu, qu’il reste des individus qui croient en leur rêve et saisissent leur chance, des auteurs qui parviennent à enchanter nos vies l’espace de quelques heures de lecture. Et des lecteurs suffisamment passionnés pour se laisser entrainer à la suite de 3 femmes disséminées sur la Terre, mais qui, irrémédiablement, font partie de nos vies et de leur écriture.

Alors oui, la trame n’est pas tellement originale – 3 femmes qui, face à l’adversité, se révèlent et s’accrochent aux valeurs qui les façonnent depuis toujours ; non, ces femmes, aussi extraordinaires soient-elles, ne font pas face à des épreuves exceptionnelles (mais bien seulement à celles liées à leur contexte familial, social) aussi effrayantes qu’elles soient ; non ces femmes ne cherchent pas à révolutionner leur temps, à soulever leurs semblables. Mais Smita, l’Intouchable Indienne résolue à sauver sa fille, Giulia, la Sicilienne propulsée à la tête de l’entreprise familiale, et Sarah, la working girl mère de famille canadienne sont toutes à leur façon des héroïnes dont, imperceptiblement, les destins sont liés. La beauté de ce roman ne réside donc pas dans ces destins, mais dans la manière dont l’auteure, en véritable artiste, parvient à les tresser, à les lier. Ces trois femmes fortes, bien que malmenées et terrifiées, voient leurs histoires admirablement tissées par une auteure talentueuse et sublimées par une écriture maitrisée (même si parfois un peu diluée par des phrases attendues, convenues), poétique.

A une époque où la tendance est au repli sur ses propres préoccupations (manque de temps, de volonté ou faute de même y songer), Laetitia Colombani nous rappelle qu’il n’y a rien de plus beau que de participer à la vie de l’autre – consciemment ou non – et que c’est en étant soi-même qu’on contribue le mieux au bien-être de tous. A méditer.

 

Marie d’en haut, Agnès Ledig, Pocket

Olivier débarque en pleine campagne comme lieutenant de gendarmerie dans la brigade du coin. Sa première enquête de routine a lieu chez Marie, une jeune agricultrice qui s’occupe seule de son domaine. Celle-ci est loin de se faire impressionner par un flic débarqué de la ville qui ne connait rien aux animaux.

Olivier apprécie immédiatement cette résistance qu’elle lui oppose, et cette carapace qu’elle s’est créée, qui dissimule ses points faibles. Car Marie s’occupe seule du domaine, élève seule sa fille Suzie, et le seul sur qui elle puisse toujours compter est Antoine, son meilleur ami.

Olivier va s’intégrer naturellement à leur vie, mais non sans mal ; Antoine protège Marie depuis toujours et ne voit pas d’un bon œil l’arrivée de cet étranger et le rapprochement qui se joue entre lui et Marie… Lire la suite

« Bayard et le crime d’Amboise » d’Eric Fouassier (Le Masque) * amour et conspiration

1498. Amboise est en deuil : le roi Charles VIII est mort suite à un malheureux accident domestique. C’est tout au moins la version officielle répandue par ses proches. Une version rapidement contestée par un jeune seigneur récemment arrivé et à la Cour et qui s’était jusque-là uniquement distingué sur les champs de bataille – un certain Bayard. En lus de l’agilité à l’épée, le jeune homme est également doué d’un esprit vif qu’il compte bien mettre à profit pour faire toute la lumière sur cet étrange décès. Cependant, le Seigneur Bayard, aussi expérimenté soit-il au combat ou sur un terrain de jeu de paume, c’est en novice qu’il se pose en politique et … en amour. Et il va vite découvrir que ces deux inconnues compliquent considérablement une équation déjà bien compliquée. Bayard se devra donc de jouer finement et de voir clairement dans le jeu de ses adversaires, mais aussi de sa belle, s’il veut honorer la promesse faite à la Reine et démêler une affaire des plus obscures.

Il y a quelques semaines, j’ai eu le plaisir de participer à l’opération L’Eté des Readers, qui une nouvelle fois m’a permis d’être mise en relation avec un binôme et d’offrir et me faire offrir un livre surprise. Puisque je ne vous apprends rien en vous disant que choisir un livre pour un(e) inconnu(e), ma binôme et moi nous sommes suggéré une liste de romans parmi lesquels j’avais mis… 2 romans d’Eric Fouassier ! Et découvrir Bayard et le crime d’Amboise  ne peut que m’inciter à lire rapidement le grand format paru chez Lattès récemment et me réconcilier avec les romans historiques, que j’avais assez largement laissés de côté suite à des déceptions consécutives. Mais quel plaisir de retrouver mes « automatismes » de lectrice de roman d’époque, de croiser à nouveau des personnages historiques au détour d’une fiction, de déambuler dans des décors richement décrits, d’articuler les petites histoires à la grande Histoire. Autour de la « vraie » mort suspecte d’un souverain français, Eric Fouassier est parvenu à exploiter les zones d’ombres d’un fait authentique et les troubles politiques avérés d’une époque pour dérouler une intrigue passionnante, qui régulièrement se raccroche au réel. Le jeune chevalier Bayard devient un enquêteur hors pair mais aussi un ami – puis un bon ami – attachant dont on se plait à observer les agissements et suivre les déductions, et parfaitement mis en scène par un auteur à la plume inventive et captivante. Le tout fonctionne parfaitement, et Bayard et le crime d’Amboise est sans conteste un roman à conseiller à tous les amateurs d’Histoire, et d’histoires intelligentes.

Marche où la vie t’ensoleille, Juliette Allais, Editions Eyrolles

‘’Vous ne le savez peut-être pas mais tout ce qui vous arrive a du sens…’’

Elodie Garnier ne voit pas les choses de cette façon. Cette jeune avocate est plutôt terre à terre, et pas facilement impressionnée ou intéressée par les signes, le destin ou toute autre élucubration de l’esprit. Elle possède tout ce qu’il lui faut pour être heureuse ; un métier qui l’épanoui, un bel appartement et un petit ami parfait, Pierre-Laurent, qu’elle est sur le point d’épouser. Et ça lui suffit.

Sauf que tout bascule le jour où, fatiguée d’entendre Pierre-Laurent décider de tout avec ses parents, Elodie fait quelque chose d’insensé.  Dès lors, tout part à vau-l’eau, et ce, dans tous les domaines de la vie d’Elodie. Son patron se comporte bizarrement, elle-même commence à se laisser aller, à laisser libre cours à sa folie, au grand dam de sa belle-famille, de Pierre-Laurent et… d’elle-même.

Car depuis qu’elle est entrée dans cette petite librairie, qu’elle a lu cette phrase qui a fait écho en elle, qu’elle a rencontré la famille Wolf, Elodie n’est plus la même. Le livre offert par cette famille peu commune va bouleverser sa vie, le temps pour elle d’accepter que ce lâcher-prise est nécessaire à sa vie bien trop rangée. Le temps pour elle de comprendre que les signes envoyés par la vie sont autant de messages qui nous indiquent qu’il est temps de mettre un trait sur certaines choses… Aussi difficile cela soit-il. Lire la suite