Carnival ou la Caravane de l’Etrange

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Carnival est une des séries qui m’a le plus marqué….à tous points de vue, que ce soit au niveau de l’histoire qu’au niveau esthétique…Et je crois que ce dernier point l’emporte !

Commençons par le scénario :

Cette série suit la route d’une fête foraine ambulante  pendant le Dust Bowl des années trente aux États-Unis. Après la mort de sa mère qui le rejetait par peur, Ben Hawkins, un jeune homme doté du pouvoir de guérison et de résurrection  trouve refuge au sein de la troupe. Il est tourmenté par des rêves étranges et prophétiques qu’il partage avec un prêcheur méthodiste, Justin Crowe, vivant en Californie.

Nous allons donc suivre ces deux protagonistes, chacun dans leurs univers.

Ben Hawkins évoluera au sein de cette troupe de Freaks, tous avec leurs secrets, une véritable famille dont certains sont frileux à l’arrivée de ce nouveau. On ne rentre pas comme ça chez les forains….

Justin Crowe, le révérend, va lui perdre la raison dans ses serments et ses tourments vont l’amener à rencontrer Ben….et sa soeur…..relation tellement malsaine entre les deux….parfois, on se demande qui est le plus fascinant…

 

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ici, pas de personnages édulcorés à la sauce américaine, nous sommes au coeur du Dust Bowl, au sein de la pauvreté américaine de l’avant guerre et nous ne pouvons être que fascinés par tous ces héros car ils ont tous leurs places aussi importantes les uns que les autres.

ca va du nain qui dirige cette troupe d’une main de fer à la femme à barbe en passant par la danseuse burlesque…

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J’ai toujours eu un faible pour les soeurs siamoises qui nous offre lors d’un épisode une scène de danse absolument incroyable et envoutante (désolé, impossible de vous trouver la séquence en vidéo ^^)

Malheureusement, la série n’a pas duré aussi longtemps que prévue….Diffusée en 2003, elle s’arrête en 2005, faute  de budget…Et ca se comprend, les créateurs ont tout misés sur l’esthétique et les moyens pour rendre cette série la plus crédible et réaliste possible. Et forcément, cela coute cher !

Du coup, HBO nous laisse un peu sur notre faim, les derniers épisodes devant etre fini à tout prix.

Cette série m’aura subjuguée tant par (encore une fois) l’esthétique que par ce côté malsain qui pouvait régner autant chez les freaks que chez les prêcheurs américains qui utilisaient la foi des pauvres gens pour leur vendre du rêve et les dépouiller du peu qu’ils avaient …

Nous apprenons beaucoup sur une période des Etats-Unis assez méconnue pour nous,petits occidentaux…Une chouette leçon d’histoire par la même occasion !!

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The Killing (US)

The Killing….. je vous parlerais ici de la version américaine…En effet, il existe deux versions : la danoise nommée Forbrydelsen (allez y, entrainez vous à le dire !!!) et l’américaine The Killing.

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Créée en 2011 et diffusée jusqu’en 2013 sur la chaine AMC puis en 2014 sur Netflix. La série est arrêtée depuis….

Ces 4 saisons ne se suivent pas sauf les deux premières saisons dont voici le résumé :

À Seattle, sur fond de campagne électorale, les inspecteurs Sarah Linden et Stephen Holder enquêtent sur le meurtre d’une adolescente, Rosie Larsen. Son corps a été découvert mutilé dans le coffre d’une voiture de campagne de Darren Richmond, conseiller municipal et candidat face au maire sortant. Peu à peu, le duo atypique cerne la personnalité de Rosie, tandis que les masques tombent parmi ses proches.

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Deux saisons pour résoudre un crime. Crime sur fond politique.

Mais l’intérêt de ces saisons et de la série toute entière réside dans ses deux acteurs principaux : Sarah Linden alias Mireille Enos et Stephen Holder alias Joel Kinnaman (Joel, si tu me lis, saches que je suis libre !!)

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Si l’enquête sur le viol et le meurtre de Rosie Larsen est assez basique, la réalisation de cette saison est intéressante. Nous suivons en parallèle une campagne municipale et les arcanes de la politique locale. Forcément, les ficelles se rejoignent et les deux affaires finissent par s’assembler pour ne faire qu’une.

La force de cette série est dans le jeu des acteurs, principaux ou secondaires.

Le duo Linden / Holder fonctionne à merveille, pas besoin de se parler, ils se comprennent, sont sur la même longueur d’ondes, un peu comme un vieux couple. Et pourtant, ils sont bourrés de névroses difficiles à gérer.Holder, ancien toxicomane devenue végétarien avec des principes et Linden, mère célibataire ou incapable de vivre une relation sociale adapté, elle est suivie par son assistante sociale depuis son adolescence….

Les enquêtes qu’ils vont mener auront des répercussions aussi bien professionnelles que personnelles et nos héros ne s’en relèveront pas facilement. Chacun, à sa manière, avec ses valeurs, saura ou pas gérer les situations mais leurs visions de l’humain, de la justice sauront nous captiver et à vouloir les suivre encore et encore.

 

Verdict ?

une série addictive au niveau du jeu des acteurs, les scénarios n’ayant rien de bien transcendants. On a envie de casser la carapace de Sarah (et de lui faire enlever ses affreux pulls jacquar ^^), on a envie de réconforter Holder quand il craque tout seul et est prêt à replonger dans ses vieux démons.

Même si c’est une version américaine ici, on retrouve un rythme lent et lourd digne des polars nordiques. L’ambiance pluvieuse et grise de Seattle alourdit un peu plus l’ambiance.

The Killing est une série qu’on a pas envie qu’elle s’arrête….Holder et Liden nous manquent dès que les épisodes s’arrêtent. Imaginez donc un peu mon état quand la série s’est arretée