La marquise des poisons, Olivier Seigneur, Editions Plon

  1. Louis XIV réside au château de Saint-Germain, célèbre pour ses jardins en terrasse et ses fabuleux jeux d’eau. Sa toute-puissante favorite, la flamboyante marquise de Montespan, attire tous les regards et se sent maîtresse du Royaume.
    Si, à Saint-Germain, on danse et on s’amuse, à Paris, on invoque le diable, on profane des églises, on dit des messes noires. C’est ce que découvre, sidéré, le lieutenant général de police, Gabriel Nicolas de La Reynie. Quel complot se trame derrière ces actes effrayants ?
    Retranché dans son bureau du Grand Châtelet, La Reynie a d’autant plus à faire que, dans l’ombre, un ennemi implacable travaille à sa perte et qu’un mystérieux assassin trucide ce que Paris compte de solides gaillards.
    Pour cette première enquête, le policier du Roi-Soleil saura-t- il éviter les pièges qu’on lui tend ?

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Les silences de Lucie, Alice Pasina, Incartade(s) éditions

Que savons-nous vraiment de la famille qui nous semble parfaite de l’extérieur ? Dans sa belle maison, avec son mari et ses 4 enfants, Lucie semble avoir une vie rêvé et fait des envieux. Professeure, elle partage son temps entre l’école et ses enfants, tout en rédigeant des biographies et en s’impliquant auprès d’une maman d’élève qui subit des violences conjugales. Elle lui donne des conseils, lui suggère de fuir et lui promet de l’aider. Une façon d’oublier sa propre vie familiale ? Lire la suite

« Power » par Michael Mention (Stéphane Marsan) / Charlie « peut mourir tranquille » après une telle expérience de lecture

(source image : http://leslivresdelie.org/michael-mention-entretien/ )

La coupe du monde de foot arrive, et vous souvenez-vous de cette célèbre phrase de Thierry Roland adressé à Jean Mimi, quand la France a battu le Brésil en 1998? Je cite « Je crois qu’après avoir vu ça, on peut mourir tranquille! »

Hé bien, voilà, j’en suis là, alors que je viens de terminer Power de Michael Mention, allongé sur mon canap’! Je pose le livre qui m’a pris aux tripes, comme rarement, ou du moins, depuis tellement longtemps que je ne m’en souviens plus! Le temps d’une semaine, j’ai vécu comme un black panther, enfin presque, le courage en moins, comme un bébé panthère, oui, bon, ok, un chat…Oui, parce que ce roman noir, il raconte l’histoire du Black Panther Party, de sa création à sa mort, et donc une partie de l’histoire des Etats-unis : le vietnam, les présidents, Sam le sérial killeur, la musique, les moeurs ,la totale!

L’écriture est juste parfaite (la qualité des dialogues est exceptionnelle!), l’intrigue, la partie historique, le FBI, les personnages, c’est juste grandiose! Une fresque qui vous laissera pantois, sonné comme si vous étiez monter sur le ring contre Ali!

Au bout de 100 pages, en apnée, j’ai tout posé, et j’ai commencé à noter les titres de zik qu’il fallait écouter pour etre dans l’ambiance, puis, 100 pages après, les films qu’il me faudrait revoir ou acheter, Ali, Malcom x, J.Edgarsummer of sam, zodiac…, puis j’ai regardé sur youtube, les vidéos sur le BPP, les documentaires, le capitole,le vietnam, et je me suis commandé une bio de Martin Luther King, un livre sur les kennedy, ressorti Racines d’Alex Haley. Pour finir, j’ai filé acheter un pack de Bud pour me plonger totalement dans l’ambiance…et le temps de finir le livre, j’ai perdu le goût du pain, les volets fermés, portable et wi-fi déconnectés, la vie s’est arreté…

Pour tous ces sentiments, ces ressentis, merci Michael, merci mille fois! Vivement que l’on se rencontre que l’on puisse en parler, Bud en mains! et à la manière d’une panthère, avec mes armes qui sont les miennes, le livre à la main et la fleur au fusil, je vais crier au monde entier de lire ce roman, le dévorer, le partager!!!!

Les soeurs Mitford enquêtent, Tome1 l’assassin du train, Jessica Fellowes, Editions du Masque

1919, Londres. Louisa Cannon, jeune fille pauvre élevée par sa mère et subissant la violence de son oncle décide de tenter sa chance ailleurs ; la famille Mitford, une famille aisée de banlieue, recherche une domestique pour s’occuper de ses six enfants. Dès son arrivée, Louisa se lie d’amitié avec l’aînée, Nancy, qui à 16 ans, possède déjà une certaine maturité et une bonne humeur à toute épreuve. Lire la suite

« Thérapie du crime » de Sophie Jomain et Maxime Gillio (Pygmalion) * à glisser d’urgence dans vos valises cet été

 

Comment résister à un tel duo d’auteurs ? Je vous le demande. Alors, j’ai craqué, tout simplement – bon, je le reconnais, il y avait aussi pas mal de curiosité : comment allaient-ils pouvoir conjuguer (efficacement) leurs deux univers en un même roman ? Un challenge, certes, mais aussi une réussite, puisque Thérapie du crime plaira tout autant aux fans de Sophie Jomain – qui retrouveront dans le personnage d’Alice ses héroïnes au caractère bien trempé, passionné et à la répartie mordante – qu’aux amateurs d’enquêtes policières intelligemment menées – marque de fabrique de Maxime Gillio.

Car si la vie d’Alice est plutôt calme – si l’on peut ainsi qualifier le quotidien d’une psychologue-sexologue qui plonge à chaque consultation dans les méandres les plus étonnants de la sexualité et de la nature humaines -, tout cela vole en éclat le jour où Xavier, amour de jeunesse (qu’elle s’était efforcée d’oublier) devenu commandant frappe à sa porte pour l’interroger sur un patient. Non seulement il est devenu terriblement craquant (mais elle ne doit pas y penser), mais en plus il sous-entend qu’elle pourrait l’aider à arrêter un meurtrier… Qu’on lui rende sa vie d’avant ! Car une fois le doute (et le charme) installée, Alice se lance à corps perdu dans une contre-enquête déstabilisante, passionnante mais aussi terriblement dangereuse, non seulement pour sa vie amoureuse, mais aussi pour sa vie.

Humour, suspense, testostérones, enquête, soirées entre copines, uniforme et coup de cœur, tout y est… saupoudré en plus d’une bonne dose d’humour et de dialogues savoureux. L’enquête policière n’en est pour autant pas bâclée, et on suit avec plaisir (et frissons) les avancées de nos deux improbables coéquipiers, chacun apportant à l’intrigue autant que l’autre. On alterne donc entre moments de tensions – attention cependant, ce n’est ni un thriller, ni vraiment un polar, mais un joli mélange de ce qui fait l’ADN des deux auteurs – et éclats de rire, entre révélations et déductions. On perçoit leur complicité, tout en ne pouvant nous empêcher de penser que la collaboration sur un tel projet a du être un peu… mouvementée 😊 , caractères obligent !!!

Voici donc le livre parfait à glisser dans les valises cet été, pour passer un bon moment sans faire de concessions sur la qualité de l’écriture et de l’intrigue. Vivement la suite donc ! (oui oui, c’est un appel du pied !!).