La deuxième femme, Louise Mey, Editions du Masque

Mal à l’aise en société, timide et manquant cruellement en confiance en elle, Sandrine ne s’aime pas, se trouve grosse, moche, conne. A l’origine de tous ses problèmes ; son enfance particulièrement difficile.

Tout va changer le jour où elle rencontre l’homme qui pleure. Celui qui va entrer dans sa vie va la regarder, vraiment la regarder et lui redonner confiance en elle. Tout va aller très vite, elle va s’installer chez lui, avec le fils qu’il a déjà, à la place de la première femme. Cette première femme qui a disparu, présumée morte à la suite de l’enquête malgré l’absence de corps. Sandrine prend son rôle très au sérieux et va tout faire pour apporter bonheur et joie au quotidien du petit Mathias et de son père. Car elle leur est reconnaissante de l’accueillir, de l’aimer, de rendre sa vie plus belle qu’elle ne l’a jamais été. Lire la suite

L’heure des fous, Nicolas Lebel, Le livre de poche

Sur les voies ferrées de la gare de Lyon, un sans abri est retrouvé, poignardé à mort. C’est le capitaine Mehrlicht et son équipe qui sont chargés de l’affaire. Ils pensaient la clore rapidement – une simple bagarre entre SDF ayant mal tourné selon eux – mais l’identification du cadavre va les emporter sur une piste bien plus dangereuse. Lire la suite

Mortelle tentation, Christophe Ferré, Editions L’Archipel

Peter et Alexia forment un couple heureux depuis de nombreuses années. Ancien rugbyman célèbre, Peter est d’une douceur incomparable avec sa femme. Grand adepte de randonnée, il part souvent seul quelques jours pour sillonner les Pyrénées. C’est d’ailleurs ce qu’il est parti faire lorsque la une du journal va bouleverser le quotidien du couple ; le cadavre d’une femme nue a été trouvé près du GR10, le sentier qu’avait choisi d’emprunter Peter. Lire la suite

Je ne suis pas un monstre, Carme Chaparro, Editions Plon

 

Cela fait deux ans que le petit Nicolas a été enlevé en plein centre commercial. Deux ans qu’Ana Aren, l’inspectrice chargée de l’enquête, est rongée par le remord de n’avoir jamais pu retrouver le coupable, et surtout, l’enfant. Alors que l’affaire s’est peu à peu retrouvée aux oubliettes, c’est un autre petit garçon de 4 ans dont on signale la disparition. Lire la suite

« L’Outsider » par Stephen King (France Loisirs) * frissons garantis

Il y a quelques temps (aussi) que ce livre patientait dans ma PAL… Parce que pour moi, il faut nécessairement au moins 2 conditions pour lire un Stephen King : 1/ ne pas broyer du noir (pour avoir une résistance optimale à la sourde peur que le lire induit toujours chez moi) 2/avoir le temps et la disponibilité d’esprit pour savourer, malgré les frissons, l’écriture magique de cet homme qui, pour le meilleur et pour le pire, fait réaliser des prouesses à mon imagination. Des prouesses cauchemardesques, disons-le, mais des prouesses tout de même.

Comme toujours, je me suis lancée dans ce roman (horrifique, cela va sans dire) sans en avoir lu le résumé, la 4ème ou tout avis qui aurait pu m’influencer. Comme souvent avec Stephen King, je me suis dit que j’avais bien fait, car j’aurais probablement botté en touche encore quelques semaines de peur d’avoir trop peur… Mais une fois que j’ai eu lu les premières pages, ressenti les premiers frissons, senti sourdre mes premiers doutes, impossible de m’arrêter. Sur les pas de Ralph Anderson, confronté à ce que l’homme (mais pas seulement) peut accomplir de pire et vivre de plus incroyable, je me suis laissée entrainer dans des enquêtes mêlant preuves scientifiques et observations empiriques dépassant de très loin tout raisonnement rationnel. Et j’ai diablement aimé ça : Stephen King a cet art de créer l’invraisemblable à partir d’éléments ô combien réels, exploitant toutes les nuances de ce que les hommes peuvent accomplir de meilleur pour leurs semblables, mais aussi ce qu’ils peuvent leur faire de pire… Force est de constater d’ailleurs que si l’on a l’impression qu’il force le trait, les actualités et leurs faits divers répondent parfois étrangement et horriblement à ses textes – nul doute qu’il s’en désole autant que nous. Je ressors de cette lecture désemparée par la dérangeante impression que l’histoire de Ralph, Terry, Holly et les autres pourraient un jour croiser ma route et faire vaciller ma (naïve) foi en l’humanité et me rappeler que l’homme est capable de tout, bien au-delà de ce que mon esprit (naïf ? équilibré ?) peut imaginer.

L’outsider est donc à mettre entre les mains d’un public averti mais est probablement l’un des meilleurs Stephen King que j’ai pub lire récemment (et je les lis à peu près tous !) – un roman horrifique à mettre dans sa bibliothèque pour pouvoir se dire, en repassant devant, que si un jour on en a le courage, on le rouvrira pour se faire plaisir et se faire peur dans les mêmes proportions.