Les soeurs Mitford enquêtent, Tome1 l’assassin du train, Jessica Fellowes, Editions du Masque

1919, Londres. Louisa Cannon, jeune fille pauvre élevée par sa mère et subissant la violence de son oncle décide de tenter sa chance ailleurs ; la famille Mitford, une famille aisée de banlieue, recherche une domestique pour s’occuper de ses six enfants. Dès son arrivée, Louisa se lie d’amitié avec l’aînée, Nancy, qui à 16 ans, possède déjà une certaine maturité et une bonne humeur à toute épreuve. Lire la suite

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« La drôle de vie de Zelda Zonk » de Laurence Peyrin (Pocket) * Coup de coeur

 

Il m’avait été offert, conseillé, loué par de nombreuses personnes auxquelles je me fie généralement – tellement que je n’avais « presque » pas envie de m’y plonger, de peur d’être déçue. Pourtant, j’ai bien peur de me ranger moi aussi dans la file des lecteurs conquis – amoureux – de ce roman magnifique, qui dépeint l’amour, la vie, la famille – leurs travers et leur beauté. Un texte incroyablement beau, profondément authentique, magnifiquement poignant. Bref, un coup de cœur.

Un coup de cœur qui commence d’ailleurs par celui pour le personnage de Hanna, cette jeune femme qui, un mardi matin brumeux, manque de perdre la vie dans un carambolage monstre. Extraite de son véhicule dans un état critique, elle est hospitalisée de longues semaines – un temps nécessaire pour se reconstruire physiquement, mais aussi pour prendre du recul sur la vie qu’elle mène auprès de son mari, de sa nièce qu’elle élève, dans une petite maison au milieu de la campagne, au cours de journée monotones mais confortables. Car Hanna se rappelle, dans cet univers aseptisé et alors qu’elle sait que beaucoup d’autres automobilistes n’ont pas eu la chance de survivre à ce mardi, qu’elle avait des rêves, qu’elle aimait son mari pour une ambition et une flamme qui semblent avoir disparu, qu’elle se désolait de ne pas avoir d’enfant avant de recueillir et d’aimer la fille de sa sœur. Une prise de conscience accrue lors de discussion avec une étrange et attachante camarade de chambre, la pétillante Zelda Zonk, qui fascine Hanna et qui, définitivement, lui amènera sur les lèvres les vraies et bonnes questions – et sur un plateau le frisson, la passion, la déraison qu’il lui manquait pour entamer une autre vie.

Quelle leçon de vie que ces parcours croisés de multiples personnages qui, bien que différents, semblent tous entravés par des rêves qui ne sont pas les leurs, des vies qui ne leur ressemblent pas, des quotidiens subis plutôt que vécu – quand les conventions et la monotonie des habitudes prennent le pas sur l’envie, l’initiative, la passion, et qu’aucun grain de folie ne vient se glisser dans les rouages du quotidien, la vie vaut elle la peine de s’en donner la peine ?

Quelle leçon d’écriture aussi : Laurence Peyrin a un incontestable talent pour narrer, pour dépeindre tout à la fois la nature humaine et l’environnement dans lequel évolue ses personnages. La lecture se colore, se pare de belles références, est rythmée par les dialogues et les apparitions de personnages qui nous deviennent vite précieux et qui, tous, tissent une bien belle intrigue – nul doute que vous verserez votre larme, et que vous refermerez ce livre en vous posant quelques questions salutaires. Un conseil donc, lisez La drôle de vie de Zelda Zonk ! Pour ma part, je viens également d’acheter Hanna, la suite des aventures de ma nouvelle meilleure amie littéraire.

« Thérapie du crime » de Sophie Jomain et Maxime Gillio (Pygmalion) * à glisser d’urgence dans vos valises cet été

 

Comment résister à un tel duo d’auteurs ? Je vous le demande. Alors, j’ai craqué, tout simplement – bon, je le reconnais, il y avait aussi pas mal de curiosité : comment allaient-ils pouvoir conjuguer (efficacement) leurs deux univers en un même roman ? Un challenge, certes, mais aussi une réussite, puisque Thérapie du crime plaira tout autant aux fans de Sophie Jomain – qui retrouveront dans le personnage d’Alice ses héroïnes au caractère bien trempé, passionné et à la répartie mordante – qu’aux amateurs d’enquêtes policières intelligemment menées – marque de fabrique de Maxime Gillio.

Car si la vie d’Alice est plutôt calme – si l’on peut ainsi qualifier le quotidien d’une psychologue-sexologue qui plonge à chaque consultation dans les méandres les plus étonnants de la sexualité et de la nature humaines -, tout cela vole en éclat le jour où Xavier, amour de jeunesse (qu’elle s’était efforcée d’oublier) devenu commandant frappe à sa porte pour l’interroger sur un patient. Non seulement il est devenu terriblement craquant (mais elle ne doit pas y penser), mais en plus il sous-entend qu’elle pourrait l’aider à arrêter un meurtrier… Qu’on lui rende sa vie d’avant ! Car une fois le doute (et le charme) installée, Alice se lance à corps perdu dans une contre-enquête déstabilisante, passionnante mais aussi terriblement dangereuse, non seulement pour sa vie amoureuse, mais aussi pour sa vie.

Humour, suspense, testostérones, enquête, soirées entre copines, uniforme et coup de cœur, tout y est… saupoudré en plus d’une bonne dose d’humour et de dialogues savoureux. L’enquête policière n’en est pour autant pas bâclée, et on suit avec plaisir (et frissons) les avancées de nos deux improbables coéquipiers, chacun apportant à l’intrigue autant que l’autre. On alterne donc entre moments de tensions – attention cependant, ce n’est ni un thriller, ni vraiment un polar, mais un joli mélange de ce qui fait l’ADN des deux auteurs – et éclats de rire, entre révélations et déductions. On perçoit leur complicité, tout en ne pouvant nous empêcher de penser que la collaboration sur un tel projet a du être un peu… mouvementée 😊 , caractères obligent !!!

Voici donc le livre parfait à glisser dans les valises cet été, pour passer un bon moment sans faire de concessions sur la qualité de l’écriture et de l’intrigue. Vivement la suite donc ! (oui oui, c’est un appel du pied !!).

Comptine mortelle, Anthony Horowitz, Editions Hachette *lecture croisée*

Comptine mortelle est sorti simultanément aux Editions du Masque pour adultes, et aux Editions Hachette romans, à destination d’un public plus jeune. Et c’est dans ce cadre que les éditions du Masque nous ont proposé d’effectuer une lecture croisée avec un enfant / ado de notre entourage.

Voici l’avis d’Aleyna, 11 ans et demi, et déjà une grande lectrice.

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