« Ernest et moi » par Amélie Antoine et Jack Koch (Michel Lafon) – un joli conte sur l’amitié

 

Lucien vient de déménager avec son papa et sa maman. S’il a maintenant une jolie maison et une belle chambre, il a laissé ses copains et ses voisins derrière lui et est très triste.

 

Mais un jour, il trouve un bel œuf dans le jardin et décide de le ramener dans sa chambre ; un œuf qui s’avère être celui d’un petit dragon turquoise un peu timide mais tout gentil que Lucien prénomme Ernest. C’est le début d’une jolie amitié qui va les conduire à se construire de beaux souvenirs à deux et à faire des bêtises ensemble jusqu’à la rentrée. Mais Ernest trouvera-t-il sa place à l’école ? Comment Lucien fera-t-il si Ernest ne peut pas l’accompagner ?

Amélie Antoine, dont je prends beaucoup de plaisir à lire les romans pour les « grands », signe ici un conte tout doux qui parle d’amitié et de ces éloignements que les adultes peuvent sous-estimer mais qui déchirent le cœur des enfants.Parce que la vie parfois sépare les petits amis, cet album magnifiquement illustré par Jack Koch permet de trouver les bons mots pour rassurer et pousser l’enfant à rester ouvert aux autres, plutôt qu’à se renfermer sur lui-même. Parce que l’amitié, les vrais amis et les amis imaginaires sont une affaire très sérieuse, voici le livre idéal pour ravir le cœur et les yeux de tous, et partager un moment privilégié en parlant d’un sujet important.

NB : messieurs-dames les enseignants, voici un ouvrage à proposer à vos élèves et à proposer en lecture en classe !

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Dans les pas de Valeria, Elisabeth Benavent, Editions l’Archipel

Valeria a 28 ans, est mariée à Adrian depuis 6 ans. Elle est romancière et peine à trouver l’inspiration pour son 2e roman, tandis que son couple commence à battre de l’aile. Adrian ne la touche plus et semble passer beaucoup de temps avec sa (très) jeune assistante. Elle est celle que ses amies considèrent comme modèle de mariage. Jusqu’à ce qu’elle rencontre le beau Victor… Lire la suite

« L’Outsider » par Stephen King (France Loisirs) * frissons garantis

Il y a quelques temps (aussi) que ce livre patientait dans ma PAL… Parce que pour moi, il faut nécessairement au moins 2 conditions pour lire un Stephen King : 1/ ne pas broyer du noir (pour avoir une résistance optimale à la sourde peur que le lire induit toujours chez moi) 2/avoir le temps et la disponibilité d’esprit pour savourer, malgré les frissons, l’écriture magique de cet homme qui, pour le meilleur et pour le pire, fait réaliser des prouesses à mon imagination. Des prouesses cauchemardesques, disons-le, mais des prouesses tout de même.

Comme toujours, je me suis lancée dans ce roman (horrifique, cela va sans dire) sans en avoir lu le résumé, la 4ème ou tout avis qui aurait pu m’influencer. Comme souvent avec Stephen King, je me suis dit que j’avais bien fait, car j’aurais probablement botté en touche encore quelques semaines de peur d’avoir trop peur… Mais une fois que j’ai eu lu les premières pages, ressenti les premiers frissons, senti sourdre mes premiers doutes, impossible de m’arrêter. Sur les pas de Ralph Anderson, confronté à ce que l’homme (mais pas seulement) peut accomplir de pire et vivre de plus incroyable, je me suis laissée entrainer dans des enquêtes mêlant preuves scientifiques et observations empiriques dépassant de très loin tout raisonnement rationnel. Et j’ai diablement aimé ça : Stephen King a cet art de créer l’invraisemblable à partir d’éléments ô combien réels, exploitant toutes les nuances de ce que les hommes peuvent accomplir de meilleur pour leurs semblables, mais aussi ce qu’ils peuvent leur faire de pire… Force est de constater d’ailleurs que si l’on a l’impression qu’il force le trait, les actualités et leurs faits divers répondent parfois étrangement et horriblement à ses textes – nul doute qu’il s’en désole autant que nous. Je ressors de cette lecture désemparée par la dérangeante impression que l’histoire de Ralph, Terry, Holly et les autres pourraient un jour croiser ma route et faire vaciller ma (naïve) foi en l’humanité et me rappeler que l’homme est capable de tout, bien au-delà de ce que mon esprit (naïf ? équilibré ?) peut imaginer.

L’outsider est donc à mettre entre les mains d’un public averti mais est probablement l’un des meilleurs Stephen King que j’ai pub lire récemment (et je les lis à peu près tous !) – un roman horrifique à mettre dans sa bibliothèque pour pouvoir se dire, en repassant devant, que si un jour on en a le courage, on le rouvrira pour se faire plaisir et se faire peur dans les mêmes proportions.

 

Tout quitter, Anaïs Vanel, Flammarion

« Un jour, j’ai acheté un Berlingo. J’ai mis quelques cartons dans le coffre et je suis partie. J’ai pris la route comme ça. Après ma journée de boulot, comme on part en week-end. J’ai avalé les kilomètres, en écoutant King of the Road de Roger Miller. Et enfin. Les pins. Les dunes. Les embruns. L’appartement. J’ai éventré les cartons. Trouvé mon maillot de bain. Et je suis allée me jeter dans les vagues. » Lire la suite

L’ombre de la menace, Rachel Caine, Editions de l’Archipel

Gina Royal mène une vie paisible avec son mari et ses deux enfants. Jusqu’au jour où un 4×4 emboutit leur garage, révélant le corps d’une femme pendu à l’intérieur. Le couple est arrêté, son mari condamné, car il s’avère que cette femme n’est pas sa première victime, et Gina est acquittée après de longs interrogatoires pour déterminer sa complicité. Mais la majorité des gens est persuadée de sa culpabilité, et, victime de harcèlement, Gina est contrainte de fuir avec ses enfants. Lire la suite