La vie sans toi, Xavier de Moulins, Editions JC Lattès

Paul et Eva sont un couple au bord de la dérive. Il est peintre, mais depuis quelques temps, il peine à trouver l’inspiration et la date de sa prochaine exposition approche. Elle occupe un poste important dans la finance, qui lui demande de nombreux trajets et déplacements loin de la maison et de leur deux petites filles Marie et Louise.

Leurs métiers les épuisent, mais chacun donne tout pour ses enfants, à l’instar de leur couple, qui s’essouffle chaque jour un peu plus depuis un événement tragique survenu quelques années auparavant ; la mort de leur fils, et la tentative de suicide d’Eva. Lire la suite

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La soeur de la lune, T5 les sept soeurs, Lucinda Riley, Editions Charleston

Comme à chaque nouveau tome de cette saga, j’aime prendre mon temps pour replonger dans l’histoire des sept soeurs. Ce tome 5 s’intéresse à Tiggy, qui est de loin celle que j’avais le plus envie de découvrir, et je crois qu’il s’agit de mon tome préféré. Lire la suite

Ceux qui voulaient voir la mer, Clarisse Sabard, Editions Charleston

 

Lilou habite Paris avec son fils Marius. Sur un coup de tête, elle décide de déménager à Nice. Rien ne la retiens à Paris, son fils à très envie d’habiter près de la mer, et elle souhaite plus que tout lui offrir le meilleur. Car c’est pour lui qu’elle vit et ne laisse plus un seul homme rentrer dans sa vie. C’est ainsi que tous les deux débutent leur nouvelle vie, s’adaptant au nouveau travail, à la nouvelle école, à la voisine agaçante et aux nouvelles connaissances. Lire la suite

« Leonora Kean, 1 – Chasseuse d’âmes » de Cassandra O’Donnell (Pygmalion) * fan

 

On vous l’avait dit, on attendait avec impatience de découvrir ce premier épisode des aventures de Leonora, la fille de Rebecca Kean dont nous avions dévoré les différents tomes. Fantômes facétieux, vampires craquants, loups-garous canons, sorcières redoutables, nécromants séduisants, … Nous avions hâte de retrouver ces personnages addictifs, cette fois perçus par le biais de la fille de Rebecca, elle-même largement dangereuse et redoutée. Car si elle est la fille d’une chasseuse de prime démoniaque et de l’un des vampires les plus anciens du monde – et ce n’est là que la première génération de gènes incroyables dont elle est le fruit -, Leonora est également l’Elue de la Mort pour ramener à elle toutes les âmes errantes. Vous en conviendrez, à 16 ans, la jeune fille a une vie hors normes sous bien des aspects. Des particularités que son séjour en Europe, où sa mère l’avait envoyée pour être protégée et formée, ne vont faire que renforcer. Aucun doute, Leonora est bien la fille de sa mère, et cela nous ravit !

Hébergée avec Ariel, sorcier au pouvoirs incommensurables et véritable garde-fou aux pouvoirs qu’elle peut mobiliser, dans le village des Vikaris, la tribus de sorcières dont sa mère est issue et Reine, Leonora se pensait seulement exposée à la haine de ses habitantes à cause de son ascendance – elles sont les principales menaces des vampires, qu’elles chassent sans merci. Pourtant, rapidement, les pouvoirs qu’elle tient de la déesse de la mort lui font percevoir un danger inédit, inconnu mais effrayant et qui menace tout à la fois les vampires et les sorcières. Soutenue par Ariel, qui semble lui porter une affection croissante et l’entoure d’un amour qu’elle n’est pas prête à accepter, Leonora accepte une mission qu’elle seule peut accomplir. A moins que ce ne soit la dernière.

Cassandra O’Donnelle a repris dans ce premier tome (et on espère qu’il y en aura beaucoup d’autres) tous les ingrédients qui ont fait le succès de la série Rebecca Kean, à cela près que le « profil » atypique de Leonora lui permet d’explorer de nouveaux univers fantastiques. Humour et suspense se mêlent parfaitement, et la fresque des personnages – nouveaux et déjà connus – s’étoffe. Incontestablement, nous sommes fans de Leo comme nous le sommes de sa mère… Vivement la suite !

« Le diamant de St Pétersbourg » de Kate Furnivall (Charleston) * à l’heure où tombe la Russie

Valentina voit son innocence mourir à l’hiver 1910, lorsqu’un attentat visant son père, ministre du Tsar, cloue sa petite sœur dans un fauteuil roulant. Et parce qu’elle-même avait momentanément fuit le domaine familial pour une balade à cheval en toute liberté, elle porte le poids de sa culpabilité en plus de l’accusation à peine voilée de ses parents d’avoir manqué à ses devoirs d’aînée. Résolue à se rattraper, elle tente alors tant bien que mal d’accepter et de se montrer à la hauteur des attentes de ses parents : études de musique, beau mariage, soins de sa sœur… Pourtant, la belle Valentina en veut plus et parvient à se ménager des petits espaces de liberté au cours desquels elle apprend le métier d’infirmière et rencontre un étranger qui fait battre son cœur. Mais la Russie, à laquelle sa famille et elle sont tellement attachées, commence à trembler sous la violence des cris du peuple affamé de pain et de justice. Malgré son caractère et sa loyauté, Valentina va se trouver entraînée dans des troubles qui la dépasseront de loin et ne rendront pas simple la promesse faite un jour à sa sœur de la protéger pour toujours.

Kate Furnivall, dont nous avions déjà lu La concubine russe, nous entraîne une nouvelle fois à travers la Russie du début du 20ème siècle, frémissante des troubles qui la mettront à genou en 1917. A travers le regard de l’aristocrate qu’est Valentina, nous assistons aux premiers troubles bolcheviques, aux soulèvements des ouvriers, aux premiers attentats visant avec plus ou moins de succès les membres du gouvernement du Tsar, mais aussi aux premiers travaux visant à assainir Saint-Pétersbourg en proie aux épidémies et à des hivers exceptionnellement froids. Valentina, comme toutes les héroïnes Charleston, et une jeune femme forte, résolue à écrire sa propre histoire malgré des forces contraires. Elle se lance dans des études d’infirmière alors même que travailler est à l’époque pour une aristocrate est une aberration, et fera de ce statut à part une véritable opportunité pour garder le contrôle de son existence. Et de son cœur.

Une fresque brillamment écrite, intelligemment menée et enrichie par des personnages attachants qui incarnent toutes les contradictions de la Russie qui tombe et de l’Union soviétique qui lui succédera. C’est dépaysant, captivant, que l’on connaisse ou nom la Russie et son histoire.