Le fléau de Dieu, Andrea H. Japp, Flammarion

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« 1347. La Peste noire frappe le port de Marseille. 1348. Paris. Gabrielle d’Aurillay, 20 ans, mariée depuis deux ans à Henri, enceinte, est convaincue d’avoir épousé un prince charmant, en dépit de la modicité de leurs moyens. Jusqu’au jour où, atterrée, elle découvre que son époux n’est pas qui elle croit. Joueur, trousseur de puterelles, escroc, il est aussi en possession d’un diptyque énigmatique. Que recèle ce tableau ? Que signifient les phrases écrites en hébreu qu’il dissimule ? Est-il porteur d’un lourd secret, d’un message occulte ? Geoffroy d’Aurillay, chanoine et cousin d’Henri, connaît cette oeuvre et met tout en branle pour s’en emparer. Quand la peste gagne Paris, le destin de tous bascule. Gabrielle doit enfin devenir la femme qu’elle ne rêvait pas d’être : celle qui décide et se prend en main. Au péril de sa vie comme de celle des siens. Y parviendra-t-elle ? Et si seul Dieu – ou le diable – connaissait la réponse ? »

Sweetie en avait parlé il y a quelques temps, et c’est également une déception pour ma part.

L’histoire, écrite en vieux français, n’est pas toujours évidente à suivre ; il m’a fallu relire plusieurs fois les phrases pour en comprendre le sens, ce qui coupe la lecture de manière constante et ne permet pas de s’immiscer dans l’histoire. Au contraire, confusion et incompréhension s’installent.

S’ajoute à cela une foule de notes de bas de page. Chaque page en possède et pas qu’une seule… Et elles accentuent malheureusement les coupures dans la lecture, en plus du texte déjà difficile à suivre. Ce qui ne pas permit d’apprécier l’histoire à sa juste valeur, qui pourtant m’avait paru intéressante.

Déception me concernant mais ce livre correspondra plutôt aux amateurs d’Histoire et surtout, amateurs de vieux français !

kitty

« Le Fléau de Dieu – I : La malédiction de Gabrielle » d’Andrea H. Japp (Flammarion)* déception du weekend

japp

1347. Arrivée par bateau à Marseille, la peste noire commence sa marche meurtrière sur l’Europe. Encouragée par la peur des uns et l’inertie des autres, elle se propage comme une trainée de poudre et commence à décimer la population.

1348 à Paris. Gabrielle est une jeune femme mariée et enceinte de son premier enfant. Bercée par les textes d’amour courtois, elle voit en son mari un prince charmant échappé des contes de fée. Pourtant, elle va rapidement déchanter : leurs conditions de vie sont plus que modestes, et il passe de plus en plus de nuits à l’extérieur, rentrant ivre, marqués de bleus et portant l’odeur de femmes de mauvaise vie. Un jour qu’elle cherche dans un de ses coffres l’une de ses maigres propriétés, elle tombe sur un superbe diptyque richement illustré et sur lequel de mystérieuses inscriptions en hébreu semblent déchainer les plus vils hommes de l’époque. En parallèle de l’histoire de Gabrielle nous est donc présenté celle de cette œuvre d’art interdite, secrète et peut-être même tendancieuse ; quoiqu’il en soit, il semble lui aussi être précédé par la Mort et la malédiction et laisse derrière lui nombre de cadavres.

Dans cette époque troublée, Gabrielle va devoir accepter de voir le monde tel qu’il est et non tel qu’elle se l’est longtemps représenté ; malheureuse dans un premier temps, elle se révolte vite contre sa naïveté et sa condition de femme et entreprend de mener son propre destin tel qu’elle l’entend. Si les autres mentent et trichent, qu’à cela ne tienne : elle jouera avec leurs armes pour sauver sa vie et celle de ceux qu’elle aime. Car la peste frappe aux portes de Paris et n’épargne ni les riches, ni les puissants, ni les bons. Comme beaucoup, il lui faut alors fuir et tout abandonner, espérant trouver ailleurs de quoi recommencer sa vie.

Si l’on est encore une fois séduit par la qualité de l’intrigue mise en scène par l’auteure, nous ne pouvons cette fois que regretter qu’elle prenne très largement le pas sur les faits historiques. Ils sont la plupart du temps relégués en notes de bas de pages (somme toute très claires et éclairantes, bien que très très très nombreuses !) et estompés dans les méandres des aventures de Gabrielle et du diptyque. A noter aussi que si l’intrigue fonctionne, elle n’est en rien originale et finalement ne nécessitait pas forcément les 360 pages sur lesquelles elle court. Bref, ce premier tome du Fléau de Dieu, La malédiction de Gabrielle n’est pas et loin s’en faut le meilleur roman d’Andrea H. Japp et ne me mènera probablement pas à la lecture du suivant…