La fille du square, Angela Behelle, Editions Diva Romance

Abigaëlle est une jeune femme de 26 ans. Originaire de Bretagne, elle habite désormais Paris où elle est scénariste, et sa série à succès « Sang pour sang » séduit les téléspectateurs. Pourtant, elle sort peu de son appartement, qu’elle partage avec Darwin, son chat, n’a pas vraiment d’amis, et est mal à l’aise en société. La faute à cette cicatrice qui barre sa joue droite et sur laquelle elle ne supporte pas le regard des autres. Lire la suite

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« La fille du square » d’Angela Behelle (Diva Romance) * une romance tendre et douce (et bretonne)

Voici une romance qui me faisait de l’œil depuis quelques temps : non seulement la couverture est très belle (et originale pour les éditions Diva Romance), mais en plus elle est signée Angela Behelle, dont nous avons déjà présenté quelques titres (souvenez-vous, ils sont particulièrement hot). 2 arguments qui l’ont faite passer en priorité sur ma PAL, et je ne peux que m’en féliciter.

Car La fille du square est une romance douce, tendre, qui fait du bien et se démarque justement de ce que nous avions lu d’Angela Behelle. Abi et Erwan, les deux héros, sont tout à la fois des héros de romance conformes aux codes du genre, mais aussi remarquablement humains, familiers, fragiles. Alors oui, rien de destinait le photographe de mode en vogue récemment installé à Paris et la jeune scénariste de série télé retirée du monde depuis un accent de voiture qui l’a marquée dans sa chair. Alors oui, il est beau et multiplie les aventures d’un soir et elle a des boucles (ben oui, les héroïnes de romance ont souvent des chevelures bouclées indisciplinées… ça vous rappelle quelqu’une ? 😊), elle est timide et rougissante, mais ils sont aussi tous les deux prisonniers de l’image que leurs entourages / leur miroir leur renvoient : trop beau pour être romantique, trop complexée pour être désirable. Ils vont se rencontrer, s’apprivoiser et petit à petit s’aimer. C’est convenu, c’est attendu, mais c’est terriblement bien écrit et bien mené, c’est romantique à souhait, c’est touchant et c’est parfois drôle.

Laissez-vous donc tenter par cette belle romance, que vous connaissiez la plume d’Angela Behelle ou non. Nul doute que ce texte vous convaincra que la romance française vaut le détour – et tout particulièrement les textes de cette autrice.

« Voisin, Voisine » d’Angela Behelle (J’ai lu pour elle) – Lecture plaisir

Sur les conseils de quelques lectrices convaincues par la plume et l’univers d’Angela Behelle, nous avons décidé de nous aussi nous laisser tenter et de savourer… Si vous saviez jusqu’à quel point !

Andréa est une jeune professeure de collège et traductrice à ses heures pour l’édition. Elle vit une vie bien réglée, qui la satisfait – évidemment, être célibataire à son âge n’était pas tout à fait ce qu’elle avait imaginé, mais somme toute, ce n’est pas un désagrément insurmontable. Pourtant, le jour où l’appartement en face du sien est acheté et rénové par un homme sublime, elle se prend à rêver et à fantasmer sur ce que la vie pourrait être si elle était désirée par un tel spécimen… Jusqu’au jour où elle croise son regard par-dessus leur tasse de café respective et que son univers bascule : entrainée par Marc dans un monde de sensations et de sensualité qu’elle n’avait jamais soupçonné, Andréa se livre corps et âme à cet homme qui entreprend d’adorer son corps et de l’honorer au travers d’un jeu de séduction torride et passionné. Portée par Marc, Andréa se libère et se découvre, explorant avec lui des sensations et des jeux sexuels auxquels elle se laisse prendre. Et si pour vivre cette histoire de passions et de sexe elle doit accepter de questionner des valeurs et des limites qu’elle considérait comme fixes, soit… Jusqu’où ira-t-elle pour vivre cette histoire et conserver Marc dans ses bras ?

Angela Behelle, tout comme Andréa, explore les règles du plaisir avec sensualité et justesse, abordant aussi certains ‘tabous’ pour mieux nous interroger sur leur fondement  et nous rappeler qu’en termes de sexualité et de plaisir, seules nos propres frontières (et celle de notre partenaire) existent. Avec tact, elle rend hommage à l’abnégation de chacun des deux partenaires désirant combler l’autre et pour cela acceptant d’être à son entière écoute (et disposition) et met en scène une histoire d’amour et de plaisir passionnée – tout en décomplexant une pratique sexuelle libre, ludique, débridée. Marc révèle la femme fatal en Andréa… nous faisant nous interroger (rêver ?) de celle que nous renfermons.

Au-delà des apparences calmes et réfléchie, Andréa s’avère être une femme capable de surprendre et désireuse de l’être, dévouée et impatiente, mais qui jamais n’accepte de donner plus qu’elle ne se l’est fixé – quant à Marc, ne nous leurrons pas : nous rêvons toutes d’un tel voisin… même si comme Andréa nous ne nous l’avouons pas.

PS : Public averti