« Fleurs sauvages » de Kimberley Freeman (Pocket) * à emmener d’urgence en vacances!

Emma est danseuse étoile à Londres, et tous s’accordent à dire qu’elle est l’une des meilleures. Alors certes elle s’entraine beaucoup et consacre beaucoup de temps à son métier/sa passion, mais elle a atteint l’objectif secret qu’elle s’était donné petite fille et qu’elle partageait avec sa grand-mère Beattie aujourd’hui disparue. Mais parce que la vie nous réserve parfois des surprises, et pas toujours de belles surprises, Emma perd dans la même journée son fiancé, parti avec une autre, et sa carrière suite à une terrible blessure. Sa vie s’effondre, présent et futur n’ont plus aucune saveur et plus rien ne motive Emma. Pourtant, elle découvre que sa grand-mère, qui joua dans sa vie un rôle bien plus important que sa propre mère, lui a laissé par testament une maison en Australie, maison dont personne ne peut soupçonner la valeur affective. Puisque plus rien ne la retient à Londres, Emma décide de partir, de tout laisser et de s’accorder quelques semaines pour souffler et se poser les questions qu’elle va être obligée de se poser rapidement. Pourtant, ce n’est rapidement plus par défaut que la jeune femme reste en Tasmanie, dans cette maison pleine de souvenirs, de secrets et de cartons. Aidée bien malgré elle par des habitants sympathiques et qui admiraient sa grand-mère, rare femme propriétaire d’une ferme dans la région dans les années 1940 et devenue femme d’affaires lorsqu’elle commença à vendre ses créations réalisées avec la laine de ses moutons.

Mais derrière ce portrait de femme respectée, Emma découvre « la première vie » de Beattie, débarquée d’Ecosse avec son amant et une enfant illégitime, forcée de subvenir elle-même aux besoins de sa fille, loin de la violence de l’homme qu’elle aimait. Loin de sa famille, elle se réinvente une vie, aidée ou entravée par les personnes qu’elle rencontre, forte de sa volonté de devenir indépendante et de rester loin des hommes… jusqu’à ce que la vie lui fasse rencontrer l’un d’eux qui la fasse changer d’avis. Dans les grandes plaines australiennes fouettées par les vents et menacées par le feu, Kimberley Feeeman nous invite à chevaucher aux côtés de Beattie rassemblant les moutons, à se battre avec elle pour conserver la garde de sa fille et lui offrir le meilleur, accepter des compromis pour mieux préparer l’avenir, se révolter face aux traditions de cette Australie rurale qui brille par son racisme et son conservatisme. La vie d’une femme admirable et finalement admirée qui pourtant ne sera jamais aussi fière que de ce qu’elle ne pourra jamais révéler au grand jour.

Attention, coup de Coeur : ce livres et à emmener absolument en vacances cet été! Kimberley Freeman nous offre en effet un roman féminin composé de tous ces ingrédients qui en font un incontournable : une héroïne forte qui va devoir affronter les épreuves que la vie s’obstine soudainement à mettre sur son chemin, une histoire familiale secrète et largement marquée par la passion, de l’exotisme, des personnages forts, attachants, authentiques – d’Emma et Beattie, les personnages principaux dont les histoires se mêlent au-delà des années, à tous ceux qui gravitent autour d’elles -, des amours contrariées, des histoires d’amitié superbes, des secrets qui menacent de bouleverser les vies de tous, … Non vraiment, Fleurs sauvages trouvera sa place sans conteste dans vos valises ou sur les transats dans le jardin !

« Les anges s’en mêlent » de Debbie Maccomber (Charleston) * une comédie romantique rafraichissante… et de Noël! (on aime vous surprendre!)

Afficher l'image d'origine

Lucie vient de perdre son père et, si elle n’en avait pas tellement envie, s’est laissée convaincre par ses amies et sa mère d’aller fêter la nouvelle année sur Time Square. Aren quant à lui vient d’arriver à NY où il a trouvé un poste de journaliste. Ils n’étaient pas censés se rencontrer, enfin pas tout de suite, mais c’était sans compter sur l’intervention d’un autre genre de bande de copines : Shirley, Goodness et Mercy, anges de leur état et passionnées par le monde des humains qu’elles observent depuis le ciel. Si elles ont déjà été rappelées à l’ordre par l’ange Gabriel en personne parce qu’elles sont incapables de ne pas intervenir dans la vie des hommes, elles ont tout de même tenu à montrer quelle belle fête est le passage à la nouvelle année à Will, leur « stagiaire ». Mais une fois n’est pas coutume, tous quatre ne peuvent s’empêcher de regretter qu’Aren et Lucie, si seuls et pourtant si proches l’un de l’autre parmi la foule enjouée des new-yorkais, ne se rencontrent pas. Et parce qu’il ne faut parfois pas grand-chose (l’intervention de quatre anges par exemple), les deux jeunes gens s’embrassent soudain sans trop savoir pourquoi et passent l’une des plus belles soirées de leur vie. Mais au petit matin, la vie reprend son cours et les sépare – et ce n’est que le début de leur histoire largement contrariée, encouragée et déviée par nos quatre anges qui, même s’ils sont plein de bonnes intentions, multiplient les bourdes. Aren et Lucie vont voir s’enchainer de drôles de hasards, devoir affronter des situations bien improbables, assister à ce qu’ils ne peuvent appeler autrement que des miracles avant de pouvoir pleinement se retrouver. Que d’aventures … et d’éclats de rire ! Car Les anges s’en mêlent  est avant tout une jolie comédie romantique, pleine de rebondissements et d’amour, le tout baignant dans la très particulière et chaleureuse ambiance de Noël. On se délecte des interventions de Shirley, Goodness, Will et Mercy, aussi maladroites que bien intentionnées (mais l’Enfer est pavé de bonnes intentions, comme le leur rappelle l’ange Gabriel, tour à tour agacé et attendri par ses anges) et on croise les doigts pour que le libre arbitre de Lucie et d’Aren finissent par pallier aux maladresses de leurs anges gardiens !

Nul doute que vous connaissez Debbie Maccomber…  Et bien moi je ne la connaissais pas avant de découvrir ce titre qui, s’il n’est pas de saison (les fêtes de fin d’année sont un joyeux souvenir en ce mois de juillet), m’a fait passer un très bon moment.

Les lettres de Rose, Clarisse Sabard, Charleston

1540-1

Adoptée à 3 mois, Lola a 27 ans et rêve du grand amour et de devenir libraire. Mais son petit ami Peter embarque pour l’Australie  la larguant d’un simple SMS, et elle se contente de servir des sandwichs à des gens trop pressés dans le salon de thé parisien de ses parents adoptifs.

Un appel va faire basculer sa vie ; un notaire du petit village d’Aubéry, à 300 km de Paris, lui annonce que sa grand-mère maternelle biologique l’a couchée sur son testament. Encouragée par son meilleur ami homosexuel Tristan, elle prend des congés et part s’imprégner du village de ses origines.

A son arrivée, elle fait la connaissance de son cousin Vincent, peu désireux de la voir intégrer sa famille, et apprend que Rose, sa grand-mère, lui a légué une maison dans le village. Une lettre, rédigée par cette dernière, va l’entrainer dans un véritable jeu de piste de ses origines, qu’elle n’avait, avant cela, aucune envie de découvrir. Mais Lola se prend au jeu, et va découvrir qui étaient Louise, Rose et Nadège, son arrière-grand-mère, sa grand-mère, et sa mère. Une lignée de femmes au destin tragique, au passé bouleversant et attendrissant.

A travers les lettres de sa grand-mère, Lola va percer le mystère qui entoure sa naissance, et comprendre les raisons de son adoption. Et pourquoi pas apprendre à apprécier ce village qu’elle avait dénigré, trop fidèle à sa vie parisienne… Lire la suite

La sœur de la tempête, Lucinda Riley, Charleston

La_soeur_de_tempe_te__c1_large

La sœur de la tempête est le tome 2 de la saga, petit rappel du tome 1 ici ; https://psychedeslivres.com/2015/04/24/les-sept-soeurs-lucinda-riley-editions-charleston/

Dans cette suite, l’histoire tourne cette fois ci autour d’Ally, la seconde sœur. Navigatrice et musicienne, elle est optimiste et passionnée. Après l’annonce du décès de son père, une autre tragédie va la frapper. Pour ne rien perdre de son optimisme et ne pas sombrer, Ally décide de partir à la recherche de ses origines grâce aux indices laissés par son père. Les coordonnées géographiques la mènent en Norvège, sur les traces de la gracieuse et talentueuse Anna Landvik Halvorsen. Mariée à Jens Halvorsen, ces deux jeunes gens étaient à l’époque reconnus dans tout le pays, elle pour le chant, lui pour le violon.

Ally tient-elle son talent de cette lignée ? A-t-elle encore de la famille en Norvège ? Réussira-t-elle à percer le mystère et surtout laisser l’avenir prendre le pas sur le passé ? Lire la suite

Tout est sous contrôle, Sophie Henrionnet, Charleston

Tout est sous contrôle copie

Olympe est une mère célibataire de 38 ans, qui tente tant bien que mal de mener sa vie du mieux possible. : Elever sa fille de 12 ans qui est si mature qu’on se demande si les rôles ne sont pas inversés. Photographier des plats culinaires pour subvenir à ses besoins. Survivre aux repas de familles dont les membres sont plus loufoques les uns que les autres.  Eloigner son ex-mari et sa nouvelle compagne de leur maison. Et surtout faire ce qu’il lui plait !

C’est ce qui la pousse à faire du chantage à son meilleur ami Hugo pour qu’il l’engage lorsqu’elle se fait virer. Hugo tient une agence de détectives privés et accepte son talent de photographe pour des affaires simples. Mais Olympe ne tient pas en place. Rester en planque toute une journée dans une voiture à attendre que la cible pointe  son nez, très peu pour elle ! Elle va mener ses enquêtes à sa façon, mais prendre des risques qui vont s’avérer de plus en plus dangereux pour elle… et pour sa famille !

Ce roman est une perle d’humour, d’action et de suspense ! Des personnages hauts en couleur, tous plus déjantés les uns que les autres, entrainants et attachants. La plume de l’auteure est légère, pleine d’humour et de surprises, de blagues et de maitrise. On ne peut qu’apprécier cette écriture et son histoire, son héroïne charmante tant elle est maladroite et naturelle, ces péripéties qui entrainent et nous clouent à notre fauteuil.

Un roman frais et pétillant, parfait pour un dimanche pluvieux ! Car avec Olympe, on ne s’ennuie pas, on rit et on fait le plein de bonne humeur !

kitty