Aux sports d’hiver, Stéphane Frattini – Maud Legrand, Glénat jeunesse

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Que fait-on quand on a la chance de partir aux sports d’hiver en famille ? Comment est la montagne en hiver ? Qu’apprend-t-on à l’école de ski ? Plusieurs questions qui trouvent leur réponse dans ce doc-puzzle pour les 3-5 ans. Alors, suivez les aventures de Lina, Matteo et leur famille à l’assaut des pentes enneigées !

Pour les enfants de la zone B, les vacances de février commencent aujourd’hui. L’occasion pour moi de vous présenter cet ouvrage ludique et instructif à destination des élèves de Maternelle. L’idée de la collection des doc-puzzles de Glénat jeunesse est de faire découvrir la montagne, la mer, la nature, les sports, et apprendre des mots nouveaux en s’amusant. 

Comment ça marche ? Sous chaque pièce de puzzle, un mot ou une notion est expliquée. Par exemple, le chasse-neige, l’absence de marmottes en hiver, le téléski, la dameuse…  Le plus : une fois retirées et retournées, toutes les pièces forment un grand puzzle mystère ! En bonus, il y a un « cherche et trouve » sur chaque double-page. Le livre est cartonné, donc facile à manipuler pour les plus jeunes. Les illustrations aux couleurs douces de Maud Legrand permettent de rendre l’atmosphère des sports d’hiver à la perfection.

Chaussez vos boots (même en pensée) et à vous les pistes de ski (ou de luge) !

Maîtresse Jedi

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Collection « Petite & Grande » (éditions Kimane) : de jolis albums pour découvrir des parcours de femmes inspirants

On le sait, on le lit et on le revendique de plus en plus haut et fort : l’Histoire a été façonnée par des grands hommes, mais aussi par des femmes incroyables. Alors que notre société met de plus en plus à l’honneur la féminité, le féminin, il est utile de regarder par dessus notre épaule pour observer et parfois découvrir les chemins de celles qui marquèrent leur époque et leurs contemporains. Qu’il s’agisse de sciences, de mode, de lettres, d’arts, … cette collection dédiée aux jeunes lecteurs (et lectrices, mais pas seulement) propose de mettre de belles illustrations et des textes clairs et accessibles au service des femmes qui en firent les plus belles heures. De Coco Chanel à Marie Curie (ici), à Frida Khalo, en passant par Agatha Christie ou Rosa Park, cette belle collection nous offre à voir les petites filles passionnées, espiègles, parfois dissipées, qu’elles furent et cette enfance qui les mit sur les rails des parcours hors normes qu’on leur connait ensuite.

Sur les pas de ces jeunes filles parfois malmenées par la vie et souvent incomprises, nous découvrons passions et vocations, surmontons avec elles les difficultés et nous réjouissons des succès. Les illustrations sont tendres sans être naïves, modernes et colorées, donnant une atmosphère très particulière à la lecture et amplifiant l’effet collection. Non seulement on passe un beau moment de lecture, mais on se délecte aussi de découvrir les images des pages suivantes, et on est ravis de savoir que ces deux titres seront rejoints par d’autres.

Des albums intelligents donc, bien pensés, à offrir absolument aux petits garçons et aux petites filles curieux, qui rêvent d’aller au bout de leurs rêves.

« Mes premiers haïkus pour bien grandir » d’Isabel Asunsolo, illustré par Chiaki Miyamoto (Leduc.s jeunesse) * coup de cœur jeunesse

Connaissez-vous les haïkus, ces savoureux petits poèmes japonais de trois lignes s’attachent à mettre en mots l’éphémère? De plus en plus pratiqués en France et à travers le monde, cet art du haïku invite à prendre le temps de se réjouir de toutes les jolies choses qui nous entourent, et ainsi à s’ancrer dans l’immédiat. Savoureux, ils se dégustent ainsi au fil de nos journées et de l’inspiration et se partagent de plus en plus via des réseaux et communautés de haïjin (ou haïkistes) actifs et que je vous recommande

Dans ce superbe album, Isabel Asunsolo (coprésident de l’association francophone de haïku) met à la portée des plus jeunes cette poésie inspirée de la culture japonaise. Et pour rendre l’éphémère, quel plus joli symbole que le papillon, dont elle parsème l’album et fait le compagnon de la petite Vera. Ce joli duo va ainsi, page après page, cheminer dans la nature et se porter à la rencontre d’un berger et de ses moutons, des étoiles, des pierres, d’une cascade, …. Autant de merveilles à notre portée si nous savons nous attarder à observer !

Au moins aussi importantes que le récit d’Isabel Asunsolo, les magnifiques illustrations crayonnées de Chiaki Miyamoto : sous ses crayons et grâce à un magnifique choix de couleurs, ce livre devient un album d’une extraordinaire beauté – l’un des plus beaux que j’ai pu récemment découvrir. Quel délectable plaisir de se balader dans les paysages dessinés avec tant de talents sur les pas de Véro et de son papillon, de plonger dans un univers merveilleux à l’esthétique rare…

Voici un album à offrir d’urgence, à partager, à découvrir et faire découvrir pour répandre poésie et beauté cet été.

 

« Les mondes de l’Arbre 1, Céleste et la Prophétie » de Sophie Henrionnet (PlayBac) *un premier tome prometteur

Céleste est l’aînée d’une turbulente fratrie de 4. Suite à un récent changement de vie de ses parents, elle emménage avec sa famille dans une grande maison où, enfin, chaque enfant aura sa propre chambre. Une bien mince consolation quand on pense qu’à quelques semaines de sa rentrée en 4ème elle doit envisager un nouveau collège et une nouvelle année scolaire loin de ses anciens amis, de ses habitudes et de son ancienne vie. Pour couronner le tout, voici qu’il semble se passer de drôles de choses dans l’abri de jardin qu’elle a transformé avec son frère Anatole en QG : la porte qui s’y matérialise quand elle rentre dans le cabanon est-elle bien réelle ? Il semblerait que oui, puisqu’Anatole la voit aussi… Et cette incroyable apparition n’est que le début d’une série de révélations qui va les plonger dans une aventure qui s’annonce toute aussi trépidante que dangereuse.

Car derrière cette porte se cachent un fabuleux Arbre et le peuple des Gudruths, petites créatures dépositaires d’incroyables secrets et garantes de l’ordre dans divers mondes ; Anatole, Céleste et leurs amis vont en effet devoir se faire à l’idée : leur monde (et le nôtre) n’est qu’un monde parmi d’autres, et si les liens et passerelles entre les uns et les autres sont invisibles et inconnus de la plupart des créatures qui les peuplent, le prodigieux chamboulement que prépare la démoniaque Méléna risque bien d’avoir des répercussions redoutables dans chacun des mondes de l’Arbre. Céleste, jeune fille sans histoire qui peine à se faire de nouveaux amis au collège, va alors se retrouver investie d’une mission primordiale dont rien de moins que la survie de l’Arbre dépend.

Sophie Henrionnet, que nous avions découverte avec Tout est sous contrôle (Charleston) et Il était deux ou trois fois (Zethel), signe là le premier tome d’une série fantastique qui s’annonce palpitante. Tout y est : magie, compagnons, missions dangereuses, créatures magiques, prophétie millénaire, dragons et même… thé à la sauge ! On se pend rapidement dans les fils de cette intrigue très bien menée qui se déroule page après page, mêlant descriptions (après tout, il s’agit d’un premier tome donc il convient de bien mettre en place le décor et de présenter comme il se doit les personnages) et aventures. Si Céleste semble être une jeune fille déterminée mais raisonnable, on rit beaucoup aux répliques de son petit frère Anatole (et du ridicule de certaines situations dans lesquelles il se met !), et on s’émeut de la complicité de ces deux enfants confrontés à l’insu de leurs parents et du monde à des dangers dont l’existence même leur était inconnue.

Céleste et la Prophétie est donc un roman fantastique qui laisse envisager une série jeunesse qui ravira petits et grands lecteurs. Mention spéciale à la couverture enfin : wahou !!!

J’ai rencontré Sophie Henrionnet lors de mon passage au Printemps du livre de Montaigu où j’ai pu lui faire dédicacer mon roman et constaté à quel point elle est sympathique et souriante ! Merci !