Ma vie mon ex et autres calamités, Marie Vareille, City Editions

J’ai découvert Marie Vareille avec Je peux très bien me passer de toi aux Editions Charleston, et décidément j’adore son écriture !

Juliette pensait sa vie parfaitement sur les rails. A 28 ans, elle est une commerciale bien intégrée dans son entreprise, sur le point d’être promue. Son petit ami Nicolas ne devrait plus tarder à la demander en mariage une fois sa thèse terminée, et ils pourront envisager de fonder une famille. Mais la vie a décidé de faire tourner la roue. Un jour Juliette se fait licencier, plaquer le soir même par un Nicolas potentiellement infidèle bien qu’il affirme le contraire, et elle doit quitter le logement qu’ils occupaient. Trouvant refuge chez sa meilleure amie Chiara, Juliette déprime, enchainant télé et chocolat toute la journée.

Et le jour où elle se décide enfin à sortir pour espionner Nicolas, tout ne se passe pas comme prévu. Sa filature va entrainer une succession de décisions irréfléchies, prises à la hâte, sans retour en arrière possible…

Ainsi Juliette se retrouve dans un avion à destination des Maldives, le compte en banque frôlant l’hypothermie, à la poursuite de son ex et de l’inconnue qui le lui a volé – et qui accessoirement ne pas rester inconnue très longtemps. C’est sans compter sur sa peur panique des avions et un voisin cynique et désagréable, quoique physiquement charmant.

Ce séjour va se révéler pour le moins inattendu… Lire la suite

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« Elia, la Passeuse d’âme » de Marie Vareille (PKJ) * On est fans.

Elia vit dans une société où, pour préserver la paix, la société a été divisée en différentes castes. Chacune d’entre elle assure un rôle spécifique et prédéfini, et toutes obéissent à la même règle suprême : la communauté avant l’individu. Adolescente, Elia n’a jamais pensé à outrepasser cet ordre, même si parfois elle s’interroge sur sa perception de son propre rôle – celui de Passeuse d’âme. Malgré les enseignements reçus, malgré sa volonté de se conformer au mieux aux missions qui lui ont été attribuées, la jeune fille ne peut s’empêcher de se dire que libérer les Kornésiens (sa caste) de la vie dès lors qu’il est considéré qu’ils ont accompli tout ce que la Communauté attendait d’eux est une bien lourde charge. Le jour où elle se retrouve face à un Nosoba – membre de la caste du même nom, ouvrière, méprisée et redoutée – et prend la décision de ne pas obéir, sa vie bascule et ses certitudes volent en éclat. Obligée de fuir, Elia devra alors se confronter à la réalité, déchirer le voile à travers lequel elle percevait la société dans laquelle elle vit et admettre les zones d’ombres qui jalonnent sa vie. Elle découvrira aussi le prix de l’amitié, la force de la loyauté, la volonté de vivre selon ses propres espérances, mais aussi l’existence d’une Prophétie.

Cela faisait bien longtemps déjà que je regardais ce roman fantasy jeunesse acheté il y a quelques temps et qui avait trouvé refuge dans ma PAL…. Où il menaçait d’être enseveli ! J’ai donc récemment écouté mon instinct qui me soufflait que j’allais adorer… Ce qui n’a pas manqué !

Quel bonheur en effet que cette lecture ! Dès les premières pages, j’ai perçu que cette série promettait beaucoup, et rapidement, je me suis rendue compte que Marie Vareille relèverait le défi : Elia, sans aucun doute, se positionne dans les meilleurs romans fantasy jeunesse que j’ai pu lire les dernières années – et j’en ai lus quelques-uns, comme vous le savez ! L’auteure parvient à tisser une passionnante intrigue en reprenant les codes traditionnels du genre (société artificiellement divisée, injustice institutionnalisée, force de caractère, Prophétie, lutte pour la liberté, loyauté, combats, sacrifice, …) et les intégrant à un univers très personnel. On découvre avec stupeur la vie souterraine des ouvriers Nosobas, dont l’environnement devient véritablement un personnage secondaire omniprésent (rudesse de la vie de mineur, dangers des labyrinthes dans lesquels ils vivent, exactions des représentants de l’ordre, …), on est ressent leur fascination pour les étoiles, l’extérieur, leur colère contre ceux qui les exploitent, leur urgence à s’amuser, s’aimer, s’entraider. Les personnages prennent vie sous la plume de Marie Vareille, tous différents, authentiques, attachants et ont des personnalités qui enrichissent l’intrigue. On se passionne pour leurs histoires, leurs faiblesses, leurs liens. On compatit à leurs malheurs et on grimace en découvrant leurs angoisses. On s’interroge sur leur avenir. On a tout simplement hâte de savoir comment ils vont évoluer, et de lire le 2ème tome des aventures d’Elia et ses amis. Vivement la suite !

 

Je peux très bien me passer de toi, Marie Vareille, Editions Charleston

Gros gros coup de cœur pour ce roman !

Chloé a 28 ans, c’est la parisienne cliché, à l’aise sur ses talons aiguilles, qui aime le bruit, le métro et les rues pleines de monde. Elle adore rencontrer des hommes mais n’est pas prête à s’engager. Sauf avec Guillaume. Son ex. Qu’elle revoit souvent alors qu’il va se marier. Et qui est, accessoirement, son patron.

Constance vit ses histoires d’amour par procuration, à travers les livres qu’elle dévore. Fan de Jane Austen, elle rêve d’habiter l’Angleterre et d’un M. Darcy la sortant de sa solitude. Mais comment rencontrer ce prince charmant si elle ne sort pas de chez elle ?

Les deux jeunes femmes se rencontrent dans un club de lecture, et c’est l’amitié coup de foudre. Elles vont un jour faire un pacte qui va changer leurs vies. Chloé doit partir s’exiler à la campagne, ne pas approcher les hommes et profiter de son temps libre pour écrire le roman qu’elle rêve de publier. Constance, elle, mettra toutes les chances de son côté et s’engage à coucher avec un inconnu dès le premier soir, pour mettre ainsi fin à 28 mois d’abstinence.

Gros challenge pour les deux femmes qui vont apprendre à se découvrir elles-mêmes grâce à cet étrange pari. Lire la suite

« Là où tu iras j’irai » de Marie Vareille (Mazarine) * Prosecco!

La vie d’Isabelle est merveilleuse : elle vit le parfait amour avec Quentin (super canon et meilleur petit ami du monde), a des amis en or – Amina, amoureuse d’un homme mariée et quelque peu imprévisible, et Alexandre, père célibataire de 3 enfants turbulents qu’il adore -, et vient de se faire offrir par le premier un chien : Woody-Allen (sorte de chihuaha à houppette décolorée, qui ressemble vaguement à un chien et franchement à un Gremlins). Petite ombre au tableau : depuis des débuts prometteurs dans le cinéma alors qu’elle était ado (ne lui demandez pas de quand date ce film !), sa « carrière » végète. Enfin, carrière… Grosse ombre au tableau – que dis-je, cataclysme : Quentin la demande en mariage. Quelle idée ! Cela ne fait que… 5 ans que ces deux là filent le parfait amour et se complètent au quotidien (l’un débouche le tube de dentifrice, l’autre le rebouche ; l’un est responsable, l’autre… un peu moins). Isabelle ne peut accepter, et parce qu’elle refuse de s’engager, mais aussi de continuer à faire souffrir Quentin (dont les projets ne sont finalement pas les siens), elle préfère mettre un terme à leur relation. Un sacrifice qui en plus de la priver de l’homme de sa vie la conduit à la rue, avec 24 euros sur son compte bancaire. C’est alors que son chemin croise celui d’Adriana, fille d’un réalisateur bien connu, qui lui propose un drôle et étrange marché, pour un salaire mirobolant. Même si elle a quelques scrupules (surtout à laisser Woody-Allen à Amina), Isabelle n’a pas tellement le choix : elle accepte et file passer 15 jours en Italie avec la famille Kozlowski. Et ce qui arrive, même le plus talentueux des scénaristes n’aurait pu le prévoir.

Avec beaucoup d’humour et de talent, Marie Vareille nous entraine sur les pas d’une héroïne hors norme, probablement d’ailleurs parce qu’elle n’en a pas le profil. Et pourtant, on s’attache à elle dès les premières lignes, se laissant surprendre par son sens de la logique et des priorités, attendrir par ses états d’âme, séduire par sa spontanéité. On rit aussi, parfois d’elle – et de son incroyable maladresse – mais souvent avec elle : Isabelle devient très rapidement une amie que l’on pense connaître depuis toujours et à laquelle on souhaite de tout cœur un dénouement heureux. Et ce n’est pas gagné ! Car la famille dont elle va avoir la charge par cet étrange concours de circonstances est complétement déjantée, et a volé en éclat à la suite d’un drame toujours très présent. De quoi raviver quelques pénibles souvenirs aussi du côté d’Isabelle, et lui insuffler l’énergie nécessaire pour tenter de remettre sur les rails la famille Kozlowski … et sa vie !

Là où tu iras j’irai tient donc toutes ses promesses (on avait adoré Je peux très bien me passer de toi, Charleston) et nous convainc une nouvelle fois qu’il faut très étroitement surveiller les actus de Marie Vareille, sous peine de se priver d’une superbe lecture !